Essai et avis Land Rover Freelander
Numéro un en Europe jusqu'en 2001, le Freelander avait perdu du terrain face à des rivaux plus agressifs et des tarifs en hausse. Son restylage, 700 composants modifiés dont une face avant façon Range Rover, doit lui permettre de reprendre la main.
Quand le Freelander est arrivé, en 1998, avec ses quatre roues motrices en permanence, son look de baroudeur bien élevé et l'image affirmée de Land Rover, il a tout de suite rencontré le succès, au point d'occuper la première place en Europe dans son segment jusqu'en 2001. Ce succès s'est accompagné d'une hausse de ses tarifs qui ne l'a pas aidé à se maintenir quand la concurrence s'est faite plus agressive.
Face aux Toyota RAV4, Nissan X-Trail ou Hyundai Santa Fe, il fallait réagir et c'est ce que vient de faire Land Rover en rajeunissant le Freelander, sans toutefois toucher à la mécanique. L'opération s'apparente donc à un simple restylage, même si 700 composants sont nouveaux ou modifiés. Le plus gros changement concerne la face avant, redessinée de façon à évoquer le Range Rover, avec des phares à glace lisse plus puissants et des boucliers en grande partie peints dans la couleur de la carrosserie. L'aspect y gagne, mais pas la protection aux chocs.
À l'arrière, les feux ont été rehaussés afin d'être mieux visibles et moins exposés aux projections. À l'intérieur, les modifications rendent l'habitacle plus plaisant, sans pour autant faire disparaître toutes les traces de l'aménagement plutôt rustique du véhicule. Des plastiques durs subsistent en effet sur la planche de bord, heureusement rajeunie au niveau des cadrans, de l'ergonomie de certaines commandes et des inserts décoratifs (d'aspect métallisé).
De nouveaux sièges améliorent le confort, et de nouveaux garnissages latéraux incluent les boutons de vitres électriques (en cinq portes). Peu maniable en ville mais doté en série ou en option d'un détecteur d'obstacles arrière, le Freelander se comporte toujours honorablement en tout-terrain, et pour ceux ne s'y aventurant jamais, devient plus routier grâce au modèle Sport : équipé de roues de 18 pouces et de suspensions raffermies abaissant la caisse de 30 mm, ce dernier voit son roulis diminuer et gagne en précision de conduite, au détriment du confort. C'est un choix.
Points forts : nouveau design réussi, comportement routier, confort (modèle Sport), agrément boîte automatique en tout-terrain, équipement.
Points faibles : qualité et aspect de certains plastiques, position de conduite, performances en diesel et boîte automatique, bruit du diesel en accélération.
4x4 permanent, 3 ou 5 portes, 4 places (3 portes E) ou 5 places (autres modèles). Longueur : 4,42 m. Largeur : 1,80 m. Hauteur : 1,70 m. Coffre : 473 l (3 p.), 546 l (5 portes). Réservoir : 64 l (essence), 59 l (diesel). Moteurs essence 1.8, 1 796 cm3, 9 CV, 117 ch et V6 2 497 cm3, 13 CV, 177 ch. Turbodiesel Td4 1 951 cm3, 8 CV, 112 ch. Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports (1.8 et Td4) ou automatique séquentielle à 5 rapports (V6 et Td4 en option). Consommation mixte normalisée en l/100 km : 10,4 (1.8), 12,4 (V6), 7,6 (Td4).
La Land Rover Freelander face à ses concurrentes
Toyota RAV4 à partir de 24 500 €. Le champion de la catégorie, c'est le RAV4. Il plaît beaucoup aux femmes, vient aussi d'être légèrement restylé, à l'intérieur comme à l'extérieur et peut recevoir des airbags latéraux et rideaux. La gamme (3 et 5 portes, essence 150 ch et diesel 115 ch) est désormais disponible en deux finitions. Diesel à partir de 26 500 euros.
Nissan X-Trail à partir de 24 500 €. Récent (il a été lancé en 2001), le X-Trail a le vent en poupe. Il n'affiche pas sa roue de secours sur la porte arrière et n'est proposé qu'en 5 portes. Lui aussi vient de recevoir des modifications esthétiques, et à côté des moteurs essence de 140 et 165 ch, le 2.2 VDI devient dCi en passant de 114 à 136 ch.