Essai et avis Renault Laguna 2
Bâtie sur la plateforme P5 partagée avec la future Vel Satis, la Laguna 2 affiche une caisse bien plus rigide, gage de silence et de tenue de route. Un vrai progrès, freiné par des moteurs tout juste suffisants et une boîte 6 un peu longue.
Le lancement de la Laguna 2 coïncide avec une campagne visant à faire grimper l'image de Renault. Symbole de cette ascension programmée, le vieux Pub Renault des Champs-Élysées devient « l'Atelier », un lieu un peu froid et impersonnel où se dérouleront toutes sortes d'événements.
Sur le terrain, la Laguna 2 est autrement convaincante. Basée sur la plateforme P5 qui servira à la VelSatis (future Safrane) et aux Espace, sa caisse 2,5 fois plus rigide garantit un niveau élevé de prestations routières, silence et confort. Inspirée de la Laguna 1, la face avant commune ne déroute pas, la berline offre un arrière trapu - façon Volvo avec bulle type R25 - le break plus long de 12 cm a une ligne dynamique et plus cohérente.
Renault ne vendait que 25 % de breaks, il espère passer à 40 % et occuper 11 % du marché européen des familiales avec les 2 versions. Des ambitions justifiées vu l'exceptionnelle finition et le fort contenu technologique, avec 4 moteurs (plus le 2 litres IDE 140 ch dans 6 mois), essieu AR en H, tôle HLE, zinguage à 100 %, capot alu, maxi sécurité passive et surtout équipement de série pléthorique.
La carte radiofréquence remplaçant la clé (8 000 F sur Mercedes Classe S) donne le ton. Dès le premier des 5 niveaux de finition, Renault offre tout, ABS-EBS, ASR-ESP, direction assistée, système de surveillance des pneus, 8 airbags - dont 2 rideaux -, clim, ordinateur de bord. Le tout pour 119 000 F avec moteur 1.6, contre 114 000 F pour l'ancienne version. Jamais on n'avait vu pareille avalanche d'équipements à ce prix.
Les premiers essais n'ont permis de découvrir que les hauts de gamme, V6 210 ch avec boîte auto 5 et diesel 1.9 dCi 120 ch à boîte mécanique 6. Les moteurs peinent face à la concurrence, les 5e et 6e sont trop longues, mais le comportement est aussi amusant et vif que sécurisant. Ainsi motorisée, cette Laguna 2 est très réussie, on vérifiera plus tard si elle le reste avec 100 ch (1.6) ou 118 ch (1.8).
Points forts
- Rapport prix-équipement-finition
- Prestations routières
- Sécurité passive
Points faibles
- Prix en hausse
- Moteurs tout juste suffisants
- Boîte 6 trop longue
Traction, 5 places, 5 portes ou break. Longueur 4,58 m, largeur 1,75 m, hauteur 1,43 m (Break, 4,70/1,75/1,44). Coffre 430 litres (Break 475/1 500). Réservoir 70 litres. Moteurs essence 16V : 1.6, 1 596 cm3, 5 CV, 110 ch ; 1.8, 1 783 cm3, 7 CV, 118 ch ; 2.0 IDE (injection directe), 1 998 cm3, 9 CV, 140 ch. Diesels 8 soupapes : 1.9 dCi, 1 870 cm3, 6 CV, 105 ch ou 7 CV, 110 ch (avec BVA) ou 7 CV, 120 ch (avec BVM6). À venir, 2.2 dCi, 16 soupapes, 145 ch. Consommations mixtes, en litres aux 100 : 1.6, 7,2 ; 1.6 BVA, 8 ; 1.8, 7,5 ; 1.8 BVA, 8,3 ; V6 10,1. Diesel : 1.9 dCi 120 ch, 5,5.
La Renault Laguna face à ses concurrentes
VW Passat, à partir de 18 294 € : Rallongée, la nouvelle VW Passat s'opposera au break Laguna. Pour l'instant, elle domine la Renault grâce à sa gamme plus large de diesels meilleurs à la reprise. Pour la finition, c'est le match nul, pour la tenue de route la française reprend un léger avantage, qui s'accroît pour l'équipement et les prix.
Peugeot 406, à partir de 18 294 € : Renault n'en fait pas mystère, il s'est inspiré de la 406 pour les prestations routières de la Laguna 2. En dépit de son âge, la Peugeot reste l'étalon en matière de tenue de route et pour la douceur et la souplesse en diesel avec son 2.2 de 136 ch, que Renault concurrencera dans 6 mois avec son 2.2 de 145 ch.