Essai et avis Renault Twingo Phase 2
Après une Twingo II à la rupture stylistique, Renault opère un retour aux sources avec cette phase 2 et sa face avant expressive. Antibrouillards et ligne noire reliée au losange renouent avec l'esprit malicieux de la première version.
La vie est un éternel recommencement ! Entre Twingo I et Twingo II, Renault avait fait le choix de la rupture, avec la volonté affichée à l'époque de s'adapter aux standards internationaux. Avec la dernière évolution, arrivée en ce mois de janvier, le constructeur opère un grand virage en tentant de revenir aux sources du succès de la première version.
Ce virage se traduit surtout sur le plan esthétique. Cette phase 2 renoue avec une face avant expressive, dont l'originalité provient surtout de l'ajout de phares antibrouillard et d'une ligne noire qui rejoint, via le logo au losange, les deux optiques : la nouvelle signature Renault. Mais le charme de cette nouvelle version vient aussi du hayon, qui a perdu sa ligne rigide au profit d'un nouveau galbe. Ce hayon est désormais équipé de deux feux arrière supplémentaires, donnant un style plus dynamique et plus ludique à l'ensemble.
Comme certains de ses concurrents, Renault propose désormais de personnaliser la voiture avec des « strippings » de toit (halo noir, mosaïque, étoiles), avec, si l'acheteur le désire, la possibilité de choisir les coques de rétroviseur. Il est alors possible de coordonner les coloris ou, au contraire, de jouer la carte du contraste, avec le modèle chromé par exemple.
En termes de motorisation, l'essentiel des efforts a porté sur le niveau de consommation. Les ingénieurs ont planché sur les éléments mécaniques mais aussi sur l'aérodynamisme de la voiture. Ainsi, entre 2007 et aujourd'hui, les versions diesel voient leur consommation passer, à puissance équivalente, de 4,3 l/100 km à 3,4 l/100 km (et même 3,2 litres mi-2012), tandis qu'en essence on est passé de 5,7 l/100 km à 4,5 l/100 km. Comme nous avons pu le constater sur route, ces gains n'ont pas été obtenus au détriment de l'agrément de conduite. Il est d'ailleurs à signaler qu'avec le moteur dCi de 85 ch, l'agrément est tel qu'à moins de 50 km/h, une reprise en troisième est tout à fait correcte. Avec son agilité, le look optimiste est l'un des points forts de cette Twingo II phase 2.
Parmi les points forts relevés : la qualité du châssis, le gabarit adapté au milieu urbain, la qualité de l'assise et le couple du moteur. On regrettera en revanche le plastique de la planche de bord, l'accessibilité aux réglages des sièges et l'absence de Start & Stop, surtout pour une urbaine.
Sur le plan technique, cette version dCi associe une boîte manuelle à 5 vitesses à un moteur 4 cylindres diesel de 1 461 cm3 développant 85 ch à 4 000 tr/mn, pour une vitesse maximale de 185 km/h et un 0 à 100 km/h en 11,2 secondes. Les consommations annoncées sont de 3,4 l/100 km en cycle mixte, 4,1 l/100 km en urbain et 3,1 l/100 km en extra-urbain, pour des émissions de CO2 de 90 g/km. La voiture mesure 3,69 m de long, 1,95 m de large et 1,47 m de haut, pour un réservoir de 40 litres, un poids de 980 kg et un volume de coffre de 230 à 959 litres.
Face à elle, deux rivales se distinguent. La Peugeot 107, à partir de 8 688 euros, n'est pas une clé d'entrée spartiate dans la gamme : jeune et pétillante, elle insuffle au contraire une bouffée d'air frais. À l'image de la Twingo, son terrain de jeu favori est la ville, où elle se faufile et se gare facilement, tout en restant relativement sage par ailleurs. La Suzuki Swift, également à partir de 8 688 euros, existe en version 3 ou 5 portes pour une longueur de 3,85 m : urbaine par excellence, elle se veut à l'aise dans les rues étroites comme sur l'autoroute, avec un look brut et un peu carré, qui présente toutefois l'avantage, pour un petit gabarit, de dégager un maximum d'espace intérieur.