Essai et avis Toyota Auris Restylée
Avec un restylage inspiré de la Yaris et un habitacle soigné, la Toyota Auris gagne en dynamisme sans bouleverser la recette. Diesels performants et bon silence à bord, mais l'évolution esthétique reste timide et la boîte automatique toujours absente.
Le constructeur nippon s'est inspiré du succès de la Yaris pour redonner à son Auris une image plus dynamique. La face avant en est la plus visible expression : capot, calandre, phares, bouclier et spoiler ont été relookés. L'arrière est aussi passé entre les mains des designers, avec un bouclier nettement plus large.
L'intérieur a également été soigné, avec notamment des plastiques moussés sur la planche de bord. La qualité a aussi été privilégiée, avec un levier de vitesses plus chatoyant et un accoudoir sur le boîtier de console centrale. Ces évolutions ne se limitent pas à ce qui est visible d'un simple coup d'œil : le coup de volant assure aussi une approche plus sportive, les suspensions et amortisseurs ont été repensés, favorisant un comportement optimisé en termes de stabilité et de tenue de route à allure élevée. Dans le même esprit, la direction est dotée d'une assistance électrique. La véritable évolution concerne toutefois le châssis, qui se joue agréablement des pièges d'une chaussée escarpée, sur laquelle il évolue avec une vraie sensation de confort.
Dans la droite ligne de la Prius, la version hybride est programmée pour cet été, mais les changements sont déjà palpables sous le capot. L'Optimal Drive (comparable à l'Efficient Dynamics de BMW) arrive en bonifiant les performances tout en se montrant moins gourmand. L'essence attaque avec le 1,33 l (Start & Stop au programme, 99 chevaux, consommation de 5,8 l), suivi du 1.6 l Valvematic (132 ch). Doté d'un couple homogène, le diesel 1.4 D-4D (90 ch, 118 g/km et 4,5 l) reste raisonnable dans l'attente de la prime, tandis que le 2 l diesel est plus costaud (126 ch et une consommation limitée à 5,2 l/100 km).
Les tarifs démarrent à 17 115 € (1,33 l finition Terra, entrée de gamme) pour la version cinq portes. Les versions les plus convoitées seront les 1.4 D-4D Luna et Blade, affichées respectivement à 20 245 et 21 325 €. Cette fois, l'Auris entend bien décoller.
Notre avis sur la Toyota Auris
Points forts
- Un habitacle bien soigné
- Diesels performants
- Un bon silence à l'intérieur
Points faibles
- Un restylage très léger
- L'absence de boîte automatique
- L'absence de roue de secours
Boîte manuelle à 5 vitesses, vitesse maxi de 175 km/h, 0 à 100 km/h en 12 secondes. Consommations de 5,8 l/100 km en ville, 4,5 l sur route et 5 l en mixte. Longueur de 4,220 m, largeur de 1,760 m, hauteur de 1,510 m, réservoir de 55 litres, coffre de 350 à 777 litres, poids de 1 163 kg. Moteur diesel 4 cylindres de 1 364 cm3, 90 ch à 3 500 tr/min et 190 Nm de couple à 1 800 tr/min, transmission avant.
Institution parmi les institutions, la VW Golf VI Fortline 2.0 TDI (à partir de 22 190 €) se doit avant tout de plaire au plus grand nombre, quitte à jouer la carte du conservatisme stylistique ; de meilleures finitions, un moteur performant et silencieux, l'agrément de conduite et le confort compensent un intérieur trop sombre et qui reste très classique. Finies les formes anguleuses pour la Renault Mégane TomTom 1.5 dCi (à partir de 21 390 €) : la Mégane 3 est toute en rondeurs et plus longue de 8,6 cm. Le poste de conduite présente un agrément supérieur et une large gamme de motorisations ; comportement irréprochable et coffre généreux font oublier une ligne relativement aseptisée.