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Essais

Essai et avis Suzuki Ignis 2003

Renouvelée en 2003, la Suzuki Ignis grandit et dépasse désormais la Micra en longueur, tout en conservant sa silhouette surélevée façon petit break. Abordable dès 10 990 euros en essence, elle s'ouvre aussi au diesel d'origine Fiat.

La Suzuki Ignis 4 x 4

Chez Suzuki, le 4x4 occupe une place de choix, comme en témoigne l'importance prise dans la gamme par les Vitara, Grand Vitara, Samurai et Jimny. Ce qui n'empêche pas la marque japonaise de rêver à un développement des ventes de ses berlines, qui passera notamment par l'introduction, début 2005, d'une vraie rivale des Renault Clio, Citroën C3, Fiat Punto ou Hyundai Getz. En attendant, Suzuki occupe le terrain à sa façon avec ses petites Alto, Wagon R+ et Ignis.

Renouvelée en octobre 2003, cette dernière a grandi et dépasse maintenant la Nissan Micra en longueur, mais se distingue toujours par sa carrosserie surélevée évoquant un petit break. Particulièrement abordable avec un moteur 1.3 essence de 93 ch, à partir de 10 990 euros, l'Ignis s'est mise au goût du jour en adoptant un 1.3 diesel d'origine Fiat, à partir de 12 390 euros. Mais elle est également disponible, comme l'ancien modèle et comme le Wagon R+, en quatre roues motrices, une originalité bien rare aujourd'hui parmi les petites voitures.

D'une certaine façon, l'Ignis 4x4 a ainsi pris la relève de la Panda 4x4, dont la descendante est d'ailleurs attendue cette année. Elle sera donc particulièrement appréciée dans les zones montagneuses, en tout-chemin et sur les routes glissantes, grâce à son viscocoupleur faisant passer jusqu'à 85 % du couple sur l'essieu arrière en cas de patinage à l'avant. Mais même sur le sec, sa conduite rassure, sa maniabilité séduit, et le surcroît de puissance apporté par son moteur 1.5 de 100 ch compense la légère augmentation de poids. En contrepartie, sa consommation mixte atteint 7,2 l/100 km, contre 6,5 pour la 1.3, et son plancher arrière surélevé, comme sur toutes les Ignis, limite la contenance du coffre.

Dans l'habitacle, on retrouve des commodos d'Opel, appartenance au groupe GM oblige, mais aussi quelques plastiques peu valorisants. Uniquement proposée en finition supérieure GLX, l'Ignis 4x4 a droit à l'air conditionné et est affichée presque au même prix que la diesel GLX.

Parmi les points forts : des prestations globales satisfaisantes, l'agrément de conduite, la maniabilité, la garde au sol, le confort et le comportement, ainsi que l'insonorisation. Côté points faibles : la contenance du coffre, la consommation, la qualité de certains plastiques, l'absence de réglage du volant et l'absence de version 3 portes.

Côté fiche technique, l'Ignis 4x4 est une 4 roues motrices à 5 portes et 5 places, longue de 3,77 m, large de 1,63 m et haute de 1,60 m avec barres de toit. Son coffre affiche 236 litres et son réservoir 41 litres. Le moteur essence 1.5 VVT de 1 490 cm3 développe 100 ch, associé à une boîte manuelle à 5 rapports, pour des consommations de 9,1 l/100 km en urbain, 6,1 l/100 km en extra-urbain et 7,2 l/100 km en mixte.

La Suzuki Ignis face à ses concurrentes

Face à elle, deux rivales se distinguent. La Subaru Justy 1.5 AWD, à partir de 14 650 euros, fabriquée par Suzuki en Hongrie dans la même usine que l'Ignis, en est la sœur jumelle : elle ne s'en distingue que par quelques différences esthétiques, et n'est diffusée en France que dans sa version 4x4, à un prix plus élevé. Le Renault Kangoo 4x4, également à partir de 14 650 euros, plus grand et plus habitable, appartient à la catégorie supérieure ; plus cher et moins bien équipé, il est en revanche proposé avec un diesel, un 1.9 dCi de 85 ch à partir de 17 900 euros, ou un 1.6 essence de 95 ch.

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