Essai et avis Seat Exeo Optiques LED arrière
La Seat Exeo se refait une beauté avec des optiques à LED à l'arrière, une calandre plus affirmée et une planche de bord enrichie de cuir et de sièges enveloppants. De quoi donner à cette berline dérivée d'Audi une allure plus dynamique et plus désirable.
La firme espagnole, qui appartient au groupe Volkswagen, en a profité pour améliorer cette berline, qui mérite d'être davantage regardée. La silhouette se décline en trois volumes classiques et efficaces. Les deux faces ont été retravaillées. À l'avant, les deux phares élancés étirent les ailes pour susciter un air plus dynamique ; le capot est plus acéré, avec une calandre bien prononcée. À l'arrière, les optiques à LED modernisent l'allure.
La planche de bord arbore des revêtements moussés, des aérateurs ronds cerclés de chrome, un volant cuir multifonctions et des sièges enveloppants. La grille chromée de la boîte de vitesses Multitronic s'intègre parfaitement, tout comme le GPS embarqué avec écran de 6,5 pouces ou le système hi-fi Bose à dix haut-parleurs d'une puissance de 190 watts. Seuls petits regrets : les jambes limitées à l'arrière, malgré un léger bonus de 4,4 cm en place, et un accès au coffre réduit, 480 litres en berline. La version break ST, avec son hayon, adopte un volume de 442 à 1 354 litres.
Le châssis, plutôt dynamique, dégage souplesse, assurance et sécurité, même sur les routes dégradées, avec des jantes de 18 pouces. Cette TDI 143 ch, à injection directe avec rampe commune, distille des performances convaincantes, avec le vrai « plus » apporté par la boîte Multitronic, très attendue. Elle propose deux modes, Drive et Sport, et les vitesses, très fluides, peuvent être actionnées par le levier ou par les palettes situées au volant.
Question tarif, 28 140 euros en finition Sport ou Style, la Seat Exeo 2.0 TDI 143 Multitronic s'affiche à 490 euros de plus que la TDI 170 en boîte manuelle, et à 945 euros de plus que l'essence 2.0 TFSI 200 Multitronic. Par rapport à la version 2.0 TDI 143 en boîte manuelle, cette boîte auto est facturée 1 750 euros de plus. Plusieurs finitions sont au catalogue : Sport, Sport Techside, Style, Style Techside et Gran Via. Une chose est sûre : la Multitronic change tout.
Parmi les points forts relevés lors de cet essai : un châssis précis et dynamique, l'efficacité de la Multitronic et un tableau de bord agréable et soigné. On regrettera en revanche une place arrière du milieu encore un peu juste, le malus de 200 euros et un accès au coffre limité.
Sur le plan technique, cette version associe une boîte Multitronic à un moteur 4 cylindres en ligne de 1 968 cm3 développant 143 ch à 4 200 tr/mn, pour une vitesse maximale de 208 km/h sur circuit. Les consommations annoncées sont de 4,8 l/100 km sur route, 7,6 l/100 km en ville et 5,9 l/100 km en mixte. La voiture mesure 4,66 m de long, 1,77 m de large et 1,43 m de haut, pour un empattement de 2,64 m, un réservoir de 70 litres, un poids de 1 545 kg et un coffre de 480 litres.
Face à elle, deux rivales se distinguent. La Chevrolet Cruze, à partir de 21 000 euros, est partie d'une feuille blanche : le résultat est plutôt séduisant tout en se montrant assez consensuel, malgré une identité visuelle affirmée en raison de l'imposante calandre ; le dessin de la planche de bord est assez agréable au regard, et l'on apprécie surtout qu'il ne soit pas trop terne, la qualité de l'assemblage et des matériaux se situant dans la bonne moyenne. La Skoda Octavia, également à partir de 21 000 euros, existe depuis plusieurs années, et ce modèle en est à sa deuxième génération, récemment restylée : les lignes restent classiques, mais la reprise de la face avant de la Superb apporte une petite touche de haut de gamme, et l'habitacle a nettement progressé en qualité, avec des plastiques désormais moussés et une fabrication qui peut rivaliser avec la concurrence.