Essai et avis Renault Fluence
D'abord destinée aux marchés émergents, la Renault Fluence succède à la Mégane tricorps et servira même de base à la future familiale électrique du losange. Loin du niveau de la Logan, elle vient plutôt titiller une Laguna vieillissante.
Rien de bas de gamme dans la Renault Fluence, d'abord essentiellement réservée aux pays émergents. Elle succède à la Mégane tricorps et risque de se faufiler de façon très intéressante sur le marché français. Bien loin de la Logan en termes de prestations, la dernière-née de Renault risque bien de chatouiller la Laguna, qui prend de l'âge. Elle sera en France dès janvier.
Cette Mégane est davantage qu'une simple remplaçante : elle servira de base à la future familiale électrique de Renault, qui devrait voir le jour dès 2011. Plus grande que la Mégane 2 et fabriquée en Turquie aux côtés de la Clio, la Fluence dispose d'une qualité de fabrication déjà reconnue et d'un niveau de prestations très satisfaisant, comparé à une Logan par exemple. Ses qualités sont combinées à des tarifs plus accessibles, ainsi qu'à des volumes généreux. Seule différence notable : les performances ne sont pas les mêmes en termes de dynamisme.
Un maximum d'éléments déjà existants sur la Mégane 2 sont repris ici : la plateforme, le train avant et l'habitacle, avec 32 cm supplémentaires, pour un coffre de 530 litres. La partie arrière hérite de l'Alliance. Le coffre, très volumineux, permet de charger des objets longs en rabattant les sièges arrière. La fabrication est soignée et les équipements s'avèrent très satisfaisants : démarrage sans clé, GPS Carminat TomTom, etc. Les optiques, en olives, sont fluides et la malle arrière imposante. L'espace est d'ailleurs plus large au niveau des places arrière.
Côté technique, la Fluence est dotée de motorisations bien connues : 1.6 16V de 100 ch et dCi de 105 ch pour 119 g de CO2, le tout affichant une consommation raisonnable de 5,6 l/100 km. La version 85 ch est encore plus économique. Deux autres versions sont dans les tuyaux : une Sport Way, dès 2010, avec le 2.0 de 140 ch et un kit carrosserie plus agressif, et une Z.E électrique en 2011. Confort de suspension, filtrage bien calibré et ergonomie des sièges favorisent l'agrément sur la route, avec un seul bémol : l'insonorisation sur les routes turques les plus rudes.
Parmi ses points forts : la greffe réussie de la malle, la pertinence du concept, et l'habitabilité comme les finitions. Côté points faibles : un seuil de chargement haut, un choix limité de motorisations et la sonorité du diesel.
Face à elle, la Skoda Octavia, à partir de 18 480 €, a pris modèle sur sa grande sœur la Superb. On pouvait auparavant lui reprocher une face avant trop carrée, mais un relookage complet lui a fait le plus grand bien : plus séduisante, elle conserve les principaux attributs qui ont fait sa réputation, son volume de chargement, son habitabilité arrière et surtout son rapport prix/équipement/prestations, toujours aussi avantageux. La Seat Exeo, à partir de 20 200 €, vaut incontestablement son prix : fini les tarifs prétentieux et les listes d'options interminables, la finition de base Reference comprend déjà antibrouillards, rétroviseurs et vitres électriques, ESP, climatiseur automatique, radio MP3 avec prise auxiliaire, ainsi que sept airbags.