Essai et avis Fiat Punto Evo
Première Italienne à devoir s'imposer face à Renault et PSA sur le segment des citadines, la Grande Punto se mue en Punto Evo avec une face avant façon 500 et une longueur de 4,06 m, la plaçant en tête de sa catégorie.
Pas évident pour une Italienne, de surcroît citadine, de se faire une petite place au soleil sur un marché hexagonal dominé par Renault et PSA. Après quatre ans de carrière, la Grande Punto subit donc son premier restylage pour devenir la Punto Evo.
Si la concurrence était restée modeste au niveau des retouches, sous le capot et dans l'habitacle de notre transalpine, les modifications apportent une réelle valeur ajoutée. Un sacré pari, car la Grande Punto, avec son faciès sportif, avait su séduire une clientèle jeune. Changement de nom, nouveau design, nouveaux équipements et nouveaux moteurs : la Punto fait sa révolution. Elle s'offre désormais une face avant plus ronde, qui n'est pas sans rappeler celle de la Fiat 500, alors que sa longueur totale de 4,06 m la propulse en tête du segment. Mais, grâce à son profil inchangé, on la reconnaît toujours.
C'est toutefois à bord que l'on note les changements les plus importants, avec un intérieur bien plus haut de gamme, à l'image de la planche de bord au revêtement hi-touch et à l'intégration du système de navigation faisant également office de lecteur multimédia.
La nouvelle Punto Evo étrenne deux nouvelles motorisations, en essence comme en diesel, avec l'arrivée des 1.4 MultiAir (inauguré sur l'Alfa Romeo MiTo) et 1.3 Multijet de seconde génération. Ce 1.3 JTD de 95 ch offre une belle souplesse et un appétit modéré, grâce à la présence, en série, d'un système Stop & Start fonctionnant même lorsque la climatisation est en marche.
Conduite
Côté comportement, elle reprend le châssis de la Grande Punto avec des ressorts de suspension plus souples pour plus de confort et de nouveaux silent-blocs. Prévenante dans ses réactions, elle offre des prestations dynamiques parmi les meilleures du segment. Un joli coup, à défaut d'un coup de maître.
Parmi les points forts : un restylage réussi, un moteur souple, le Stop & Start de série et l'agrément de conduite. Côté points faibles : l'insonorisation moteur, certains plastiques et la commande de boîte.
Boîte de vitesses Dualogic à 6 rapports, 0 à 100 km/h en 11''7.
Parmi les rivales de la Punto Evo, la Renault Clio III 1.5 dCi 85 ch (à partir de 16 650 €) s'est offert un petit lifting avec un museau très inspiré de la Mégane : calandre sans moustache, blocs optiques sculptés, etc. Grâce à 4 cm supplémentaires, la reine des ventes dans l'Hexagone dépasse les 4 m, une aubaine pour les rangements et le coffre. Sous son capot, le choix des motorisations reste pléthorique, avec en diesel un 1,5 litre décliné en trois puissances (70, 85 et 110 ch). Autre rivale, la VW Polo 1.6 TDI 90 ch (à partir de 16 090 €) ressemble à sa grande sœur en légèrement réduit : avec 3,97 m sous la toise, elle est d'ailleurs équivalente à la Golf 2 de 1984. Bien que plus grande et mieux équipée que l'ancienne génération, elle trouve le moyen de perdre un peu de poids. Sur la route, elle demeure fidèle à ce que l'on attend d'une Volkswagen côté comportement routier : tenue en virage, direction directe et précise, freinage efficace.