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Essais

Essai et avis Peugeot 508 berline

Face à la montée des SUV, la seconde Peugeot 508 se réinvente en coupé cinq portes au style agressif et félin, plus bas et plus large que sa devancière. Elle revendique des qualités routières exceptionnelles, dignes d'une Audi A5 Sportback.

Essai Peugeot 508

Face à la montée en puissance des SUV, le segment des berlines classiques souffre beaucoup. Pour tenter de tordre le cou à cette tendance, la marque de Sochaux a décidé de se réinventer. Outre un style se rapprochant pas mal des têtes d'affiche que sont l'Audi A5 Sportback et la Volkswagen Arteon, la Peugeot 508 revendique haut et fort des qualités routières exceptionnelles.

Plus courte de huit centimètres (4,75 m), un peu plus large de 3 cm et surtout beaucoup plus basse (- 6 cm) que sa grande sœur, la deuxième génération tranche dans le vif avec sa devancière. Expressive, avec cette face avant hyper agressive, féline et racée, elle affiche de profil un style tout en muscle et en fluidité.

Finie la berline à quatre portes, place au coupé cinq portes élancé aux arêtes saillantes : Peugeot a décidé de décliner sa 508 avec un hayon ou en break SW, qui arrivera en septembre. Le seul petit bémol, d'ailleurs bien assumé par le constructeur, est cette garde au toit sacrifiée au profit d'un arrière fuyant du plus bel effet, d'où une habitabilité peu généreuse aux places arrière pour les plus de 1,80 m.

L'audace de Peugeot est aussi forte à l'extérieur qu'à l'intérieur. Les ajustements sont précis, les matériaux flatteurs, le dessin de la planche de bord réussi, et le i-Cockpit « by Peugeot », généralisé depuis la 208 avec son petit volant et ses instruments placés en hauteur, se montre valorisant.

À l'exception de la version d'entrée de gamme, tous les modèles Peugeot 508 sont équipés de boîtes automatiques à 8 vitesses. Et comme l'essentiel des ventes, aux indépendants et au leasing, devrait tourner autour du diesel, en attendant l'arrivée de la version hybride rechargeable essence/électrique, cinq moteurs sont à l'affiche : deux essence 1.6 PureTech de 180 et 225 ch, et trois diesel BlueHDI de 1.5 130, 2.0 160 et 180 ch.

Basée sur la plateforme EMP2, cette berline est plus légère de 70 kg que la génération précédente. Sur la route, la 508 s'impose comme la référence en matière de dynamisme, grâce, sans surprise, à la qualité du châssis et des liaisons au sol.

En action dans l'arrière-pays niçois, on se rend très vite compte que la voiture est posée sur le sol. Elle fait preuve d'une agilité à toute épreuve, avec une prise de roulis très faible. Précisons que l'amortissement adaptatif (modes sport, confort, voiture, éco et programme individuel) est proposé sur toutes les versions essence, et en option sur les diesels. Ainsi équipée, la Peugeot 508 avale sans effort les inégalités et les chocs de la route. Joliment dessinée, confortable et surtout dotée d'un comportement routier exemplaire, la nouvelle 508 surprend, au point de devenir la référence du segment, n'en déplaise aux amis d'outre-Rhin.

Parmi ses points forts : une ligne très attractive, un châssis confortable et dynamique, un bon compromis de suspension, une bonne insonorisation, une montée en gamme sur la finition, et un bon rayon de braquage. Côté points faibles : une rétrovision réduite par la lunette arrière, des places arrière étriquées pour les grands gabarits, un volant trop bas gênant la position de conduite, et un prix élevé.

Sur la version essayée, la transmission agit sur les roues avant via une boîte automatique EAT8, pour un 0 à 100 km/h en 8,3 secondes et une vitesse de pointe de 235 km/h. La consommation usine s'établit à 4,7 l/100 km pour 123 g/km de CO2. La voiture mesure 4,75 m de long, 1,85 m de large et 1,40 m de haut, pour un empattement de 2,79 m, un poids de 1 535 kg et un réservoir de 55 litres. Son 4-cylindres turbodiesel de 1 997 cm3 développe 180 ch à 3 750 tr/min et 400 Nm de couple à 2 000 tr/min. Les tarifs s'échelonnent de 32 300 à 49 950 € en Diesel (BlueHDi 130 à 180 ch) et de 34 600 à 48 750 € en essence (PureTech 180 et 225 ch).

Face à elle, la Volkswagen Arteon 2.0 TDI 190, à partir de 49 730 €, n'est pas seulement un modèle haut de gamme : c'est aussi un design fort, avec des lignes de coupé et un toit fuyant. À bord de ce coupé-berline cinq portes, la présentation intérieure est d'un excellent niveau, et comme l'Arteon est le fleuron de la marque, elle bénéficie d'une multitude d'équipements. Vigoureux en bas du compte-tours, son TDI gronde dès que l'on monte en régime, et son comportement routier se révèle irréprochable, voire dynamique. La BMW Série 4 20i Gran Coupé, à partir de 41 200 €, sur le marché depuis 2013, continue de séduire grâce à un joli volume de chargement (480 à 1 300 litres), réussissant à marier la modularité d'une carrosserie à hayon avec la sportivité d'un modèle surbaissé. Sur la route, le feulement du quatre cylindres et sa montée en puissance linéaire sont un pur délice, et l'équilibre de la voiture reste idéal même dans les virages serrés.

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