Essai et avis BMW Série 6 Cabriolet
Avec ses lignes plus classiques signées Adrian Van Hooydonk et son V8 4.4 de 407 ch en 650i, la Série 6 Cabriolet impose malgré ses deux tonnes un comportement relevé. Finition irréprochable, mais masse conséquente et coffre limité par le format 2+2.
La nouvelle Série 6 rompt avec le style parfois controversé de sa devancière, signée Chris Bangle. Sous le coup de crayon du Hollandais Adrian Van Hooydonk, cette nouvelle génération adopte une ligne plus classique. Force est de reconnaître que cette BMW Série 6 version cabriolet en impose, avec ses lignes assez massives, son long empattement et sa haute ceinture de caisse : une grande 2+2 finalement assez respectueuse de son héritage.
Avec un tel gabarit, 4,89 m soit 7 cm de plus, et plus de deux tonnes à mouvoir, on s'attend à un comportement pataud. Même en l'absence de la suspension à amortissement piloté Dynamic Drive, la Série 6 accepte un rythme relevé. Et pour cause : la marque à l'hélice lui a offert ses deux plus belles pièces essence maison, un 6 cylindres en ligne 3.0 de 320 ch (640i) et un somptueux V8 4.4 de 407 ch (650i), le tout protégé par un arsenal technologique dernier cri offrant un comportement routier de haut niveau. Côté transmission, la BMW Série 6 fait appel à une boîte automatique ZF à huit rapports, douce et réactive.
Mené à un rythme soutenu, le châssis accepte sans broncher la puissance, bien aidé par la monte pneumatique de grande taille, et l'on est vraiment bluffé par son agilité. Non content de vous coller aux sièges avec ses 600 Nm disponibles dès 1 750 tr/min, le moteur de la 650i vous gratifie d'une complainte un peu trop douce lors des montées en régime, les deux sorties d'échappement demeurant quasi muettes, ce qui est dommage lorsqu'on roule décapoté. Pour l'anecdote, le maniement de la capote, entièrement automatisé, nécessite 19 secondes pour une ouverture complète et 24 secondes pour se refermer, et ce jusqu'à 40 km/h ou à l'arrêt. Pour un supplément de sensations, il ne faudra donc pas hésiter à passer en mode Sport+, via le système de régulation du comportement : la pédale de gaz se fait alors plus sensible, la direction plus directe et l'ESP plus joueur.
Notre avis sur la BMW Série 6 Cabriolet
Points forts
- Une finition irréprochable
- Un comportement routier abouti
- Un V8 généreux
- Une boîte automatique réactive
Points faibles
- Une masse conséquente
- Une capacité de coffre limitée
Sur le plan technique, le moteur TwinPower Turbo à injection directe de 4 395 cm³ (version 650i) développe 407 ch de 5 500 à 6 400 tr/min et 600 Nm de couple de 1 750 à 4 500 tr/min. La consommation mixte constructeur s'établit à 10,7 l/100 km (15,5 l/100 km en cycle urbain, 7,9 l/100 km en cycle extra-urbain), pour des émissions de CO2 de 249 g/km. Le cabriolet mesure 4,89 m de long, 1,89 m de large et 1,36 m de haut, pour un empattement de 2,85 m, un réservoir de 70 litres et un coffre de 300 à 350 litres.
Sur ce segment, la BMW Série 6 Cabriolet affronte la Jaguar XK Cabriolet (à partir de 99 900 €), restylée et dotée de nouveaux réglages de châssis en option, dont le V8 5.0 à injection directe développe 385 ch en version atmosphérique et 510 ch avec compresseur, ainsi que la Mercedes SLK 350 (à partir de 99 900 €), à l'impression de luxe toujours plus forte, animée par un V6 3.5 litres à injection directe de 306 ch et 370 Nm associé à une boîte automatique 7G-Tronic, un roadster racé et puissant dont le toit rigide se replie en deux parties dans le coffre.