Essai et avis Skoda Fabia Nouvelle génération sur base Polo
Sans bénéficier de la plateforme MQB des Golf et Octavia, la nouvelle Fabia reprend néanmoins la base de la Polo et de l'Audi A1 pour gagner en stabilité. Habitabilité étonnante et comportement agréable, mais un style qui manque encore un peu de charme.
Le renouvellement d'un modèle phare n'est jamais une chose aisée. Pour se hisser au niveau de sa cousine, la Volkswagen Polo, à qui elle emprunte pas mal, mais tout en présentant une interprétation différente de ce que fait la maison-mère, la marque tchèque s'est vraiment creusé les méninges. À l'arrivée, le produit est assez exceptionnel, bien qu'il ne bénéficie pas de la plate-forme modulaire MQB qui fait les beaux jours des Golf et Octavia.
Bien proportionnée
Du coup, en reprenant la base des Polo et Audi A1, la nouvelle Fabia se retrouve mieux campée que sa devancière, grâce à des mensurations modifiées (+9 cm de large, -3 cm de haut et -1 cm de long). Ainsi proportionnée, elle se distingue par un rapport encombrement/habitabilité largement au-dessus du lot. N'affiche-t-elle pas une valeur de 330 litres pour le coffre (1 150 dossier rabattu), ce qui représente tout simplement le record de la catégorie, pendant que deux adultes prendront leur aise sur la banquette.
Plus basse, plus légère de 40 à 65 kg selon les versions (soit 980 kg en 1.0 essence), la Fabia avance sans sourciller une baisse de consommation allant jusqu'à 17 %, aidée en cela par la qualité de la banque d'organes du groupe Volkswagen. Sous le capot, on retrouve donc le trois-cylindres 1.4 TDI de la cousine allemande développant 75, 90 et 105 ch, le trois-cylindres essence 1.0 MPI (60 ou 75 ch) et le quatre-cylindres 1.2 TSI décliné en 110 et 90 ch.
L'essence même
Cette dernière déclinaison demeure l'une des meilleures propositions dans sa catégorie. Pas une surprise dès lors que la tendance du marché est en train de basculer : 40 % d'essence chez les polyvalentes en 2012, plus de 52 % aujourd'hui. Souple (et feutré) grâce à son couple présent dès les plus bas régimes, il procure à la Fabia des performances percutantes tout en faisant preuve d'une grande frugalité. Et ce n'est pas l'amortissement qui viendra vous brusquer non plus, car la Skoda se révèle très moelleuse, pour ne pas dire trop souple ! De fait, elle n'a plus la sécheresse de sa devancière sur les imperfections de la chaussée, d'où des mouvements de caisse en cas de conduite soutenue sur routes sinueuses.
Mirror Link à revoir
L'autre nouveauté se retrouve au centre de la planche de bord, fonctionnelle et bien finie. Il s'agit du Mirror Link, ce système qui reproduit à l'identique le contenu de votre téléphone sur l'écran embarqué, en remplacement à peu de frais d'un GPS. Sauf qu'il ne peut fonctionner que sous Android de toute dernière génération et que le processus est (très) loin d'être convaincant dans l'état actuel des choses. Ce n'est toutefois pas spécifique à la Fabia.
L'époque où s'offrir une Skoda relevait d'une démarche low-cost est bel et bien révolue. Aujourd'hui, les voitures tchèques constituent vraiment l'achat malin par excellence.
Points forts
- Comportement routier
- Agréable à conduire
- Habitabilité étonnante
- Moteur souple
- Rapport prix-équipement
Points faibles
- Mirror Link à améliorer
- Style sans trop de charme
- Pas de plancher plat
Vitesse maxi : 182 km/h. Accélération 0 à 100 km/h : 10,9 s. Consommation mixte (données constructeur) : 4,7 l/100 km. Longueur : 3,99 m. Largeur : 1,73 m. Hauteur : 1,47 m. Poids : 1 034 kg. Réservoir : 35 litres. Coffre : 330 à 1 150 litres. Émissions CO2 : 107 g/km (pas de malus). Moteur : 4 cylindres turbo essence. Cylindrée : 1 197 cm3. Puissance : 90 ch à 5 400 tr/mn. Couple : 160 Nm de 1 400 à 3 500 tr/min. Traction : aux roues avant. Boîte : mécanique 5 vitesses (DSG7 en option sur le 90).