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Essais

Essai et avis Seat Leon 3e génération

Après huit années de déficit, Seat a reçu près de 800 millions d'euros pour développer cette 3e Leon, bâtie sur la plateforme MQB partagée avec l'A3 et la Golf 7. De quoi redonner du mordant à la vocation sportive de la marque du groupe VAG.

La nouvelle Seat Leon toujours aussi délurée

Malgré de longues années d'errements et de ventes en baisse pour le constructeur de Martorell, sa huitième année de déficit, la maison mère lui a renouvelé sa confiance en injectant près de 800 millions d'euros dans la conception de cette troisième génération de Leon. Pour ce faire, la petite dernière a bénéficié de la nouvelle plateforme modulable MQB, une base destinée à être identique sur près de 40 modèles VW à moteur transversal d'ici 2018, et d'où sortent ses cousines germaines, l'A3 et la Golf 7. Sans oublier sa vocation de marque sportive du groupe VAG, cette nouvelle mouture semble avoir bien progressé dans le domaine de la qualité perçue.

Si la plateforme et 55 % des pièces sont partagées avec la Golf 7, la ressemblance s'arrête là. Comme on pouvait s'y attendre, Seat y a ajouté sa petite touche, afin de rendre son dessin plus agressif, pas trop compliqué, que l'allemande. Les angles et arêtes font leur apparition sur la carrosserie, jusque dans les moindres détails des optiques à LED. Du coup, on se retrouve avec une vraie rupture de style par rapport à sa devancière.

Reste que, malgré sa grande modularité, ses cotes sont demeurées presque identiques à celles de sa grande sœur, pas plus de 3 cm d'écart, l'empattement (2,63 m) et les voies (1,55 m à l'avant, 1,52 m à l'arrière) restant les mêmes, pour le plus grand bonheur de l'espace intérieur et du volume de coffre. À l'intérieur, sans surprise, le dessin général brille par sa sobriété, qui rend l'ensemble très rationnel, mais pas vraiment passionnel !

À la conduite, la Leon change également avec l'arrivée d'un tout nouveau châssis et de motorisations désormais accompagnées d'un système Start & Stop et de récupération d'énergie. Si le tempérament s'est sensiblement adouci, l'efficacité n'a pas changé, quel que soit le moteur utilisé (1.4 TSI de 122 et 140 ch ou 2.0 TDI de 150 et 184 ch). On se régale toujours autant des enfilades de virages.

Parmi les points forts relevés lors de cet essai : le look moderne, un excellent châssis, l'habitabilité, des tarifs bien placés et la qualité de finition. On regrettera en revanche la visibilité arrière et un habitacle austère.

Sur le plan technique, cette version à transmission avant associe une boîte manuelle à 6 vitesses à un moteur 4 cylindres turbodiesel de 1 968 cm3 développant 150 ch pour un couple de 320 Nm à 1 750 tr/mn. La vitesse maximale atteint 215 km/h, le 0 à 100 km/h s'effectue en 8,4 secondes, pour une consommation mixte de 4,1 l/100 km et des émissions de CO2 de 106 g/km. Elle mesure 4,27 m de long, 1,78 m de large et 1,44 m de haut, pour un réservoir de 50 litres, un poids de 1 280 kg et un coffre de 380 à 1 210 litres.

Face à elle, deux rivales se distinguent. La Volkswagen Golf 7, à partir de 18 580 euros, demande 2 500 euros de plus à équipements équivalents, l'addition étant un peu salée pour une voiture se démarquant de la Leon uniquement au niveau du style : pour ne pas dérouter une clientèle d'habitués, elle continue de jouer la continuité, avec un volume assez massif qui contraste avec le tracé assez incisif des contours, et un intérieur ne revêtant aucune fantaisie mais respirant le sérieux. La Renault Mégane 3, également à partir de 18 580 euros, compacte la plus vendue en France, a bénéficié l'an passé d'un discret restylage accompagné de nouvelles motorisations, avec un lifting plus marqué attendu en fin d'année ; toujours dotée d'un châssis bien équilibré, ce modèle généraliste a encore de beaux jours devant lui, même si ses ventes ne tutoient plus les sommets.

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