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Essais

Essai et avis Volkswagen Passat 7e génération

Avec un museau inspiré de la Phaeton et une plateforme reconduite, la nouvelle Passat joue la carte de la continuité plutôt que de la révolution. Le break conserve son atout majeur : un coffre pouvant atteindre 1 700 litres.

La nouvelle Passat joue la continuité

Volkswagen s'est appuyé sur ses acquis pour présenter un nouvel opus assez similaire sur la forme. Parlons donc d'un léger remodelage. Le segment D des familiales n'est pas resplendissant de santé, mais cela n'empêche pas les constructeurs de continuer à sortir des nouveautés.

Sur cette Passat 7, les designers se sont contentés de reprendre la plateforme précédente (même gabarit), d'y greffer les gimmicks inaugurés sur la Golf 6 et de lui adjoindre un museau inspiré de la Phaeton 2010. Malgré une allure statutaire dictée par la qualité de cet assemblage et de son apparente robustesse, l'élégance demeure, tout comme l'homogénéité.

Pas de révolution non plus au niveau de la console centrale, sensiblement remaniée, au même titre que la zone entourant le levier de vitesses. Côté habitabilité, le break fait toujours dans le grand, avec une contenance pouvant atteindre 1 700 l. Côté originalité, on pourra ouvrir ce coffre (option disponible en mai 2011) d'un simple passage du pied sous le bouclier arrière.

Six moteurs sont d'ores et déjà disponibles : trois blocs essence (1.4 TSI de 122 ch, 1.8 litre de 160 ch et 2.0 TSI de 211 ch) et trois blocs diesel TDI (1.6 l de 105 ch et deux variantes du 2.0 l, l'une de 140 ch et l'autre de 170 ch). Pour garantir leur sobriété, Volkswagen les a tous dotés d'un système de régénération de la batterie ainsi que d'un Start & Stop, à l'exception toutefois des plus petits moteurs essence, sur lesquels ces équipements restent en option.

Une motorisation parfaite. Le 2.0 TDI de 140 ch, avec son couple de 320 Nm à 1 750 tr/min, est certainement le moteur le plus abouti, avec des montées en régime vigoureuses. Au-delà de la qualité de ces moteurs, le comportement serein du châssis offre à cette Passat un compromis parfait entre dynamisme et confort, même lorsque le revêtement est mauvais.

Parmi les points forts, on retient la capacité du coffre (sur le break comme sur la berline), un comportement routier sûr, des moteurs sobres et discrets, la qualité des matériaux et un contenu technologique soigné. En revanche, le prix d'achat reste élevé, le style demeure consensuel, et la boîte DSG7 n'est pas disponible avec le 1.6 TDI de 105 ch.

Sur le plan technique, le bloc 2.0 TDI de 140 ch (1 968 cm3) associé à une boîte 6 vitesses culmine à 210 km/h, pour une consommation mixte annoncée de 4,6 l/100 km (5,6 l en ville, 4,0 l sur route) et des émissions de CO2 de 135 g/km. La Passat 7 mesure 4,77 m de long, 1,82 m de large et 1,47 m de haut, avec un empattement de 2,71 m, un réservoir de 67 l et un volume de coffre variant de 600 à 173 l. Son couple atteint 320 Nm entre 1 750 et 2 500 tr/min.

La Volkswagen Passat face à ses concurrentes

Face à elle, la Citroën C5 2.0 HDi 160 (à partir de 29 950 €) oppose une ligne plus moderne et agressive : des angles marqués et une personnalité affirmée lui confèrent un style chic qui fait mouche. Son diesel 2.0 se montre souple grâce à un couple disponible bas dans les tours, dans un étonnant silence de fonctionnement. L'Opel Insignia 2.0 CDTi 160, au même tarif, avait décroché dès sa sortie le titre de Voiture de l'Année 2009, mettant fin aux années de disette d'une Vectra trop consensuelle. Ses lignes tout en courbes et ses phares aux formes ailées lui donnent un faux air de coupé, et sa version 2.0 CDTI 160 profite d'une belle allonge grâce à un poids maîtrisé.

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