Essai et avis Opel Astra Plus compacte
Plus légère de jusqu'à 200 kg et plus compacte que sa devancière jugée lourde et massive, la nouvelle Opel Astra se rapproche enfin des meilleures de sa catégorie : agréable à conduire, habitable et bien équipée.
Pour se rapprocher des têtes de gondole de ce segment très concurrentiel que sont la Volkswagen Golf, la Renault Mégane et la Peugeot 308, la nouvelle Opel Astra se devait de changer radicalement son image. Banco : agréable à conduire, plus habitable et particulièrement bien équipée, elle se situe maintenant fort proche des sommets de la catégorie.
Extérieurement, son design fluide et élégant n'apparaît pas comme une révolution, même si sa robe est agréablement dessinée. Il est vrai que le modèle précédent était réputé pour être massif et lourd. Avec des dimensions plus compactes (plus courte de 5 cm et plus basse de 2,6 cm) et une perte de poids annoncée jusqu'à 200 kg selon les versions, à équipement équivalent, elle troque ses rondeurs contre des lignes plus tendues et donc plus agréables, à l'image de ce toit semblant suspendu sur sa partie arrière.
Grâce à un empattement en augmentation et des porte-à-faux réduits, l'habitacle se révèle légèrement plus accueillant, notamment pour les passagers arrière, alors que la contenance du coffre demeure dans une honnête moyenne, avec ses 370 litres. Cette optimisation des volumes est à mettre en majeure partie sur le compte de la toute nouvelle plateforme inaugurée par cette Astra.
Fidèle à la tendance du moment, l'Astra réalise en France 50 % de ses ventes en essence. Du coup, sous le capot, la compacte allemande propose pas moins de neuf motorisations, avec un 4 cylindres diesel 1,6 litre décliné en 95, 110, 136 et 160 ch, et pour l'essence, un 4 cylindres 1,4 litre atmosphérique de base de 100 ch, décliné en turbo de 125 et 150 ch, un 3 cylindres de 1 litre de 105 ch, et enfin un 1,6 litre turbo de 200 ch.
Pour notre essai, nous avions en main le cœur de gamme diesel, le CDTI développant 136 ch, accouplé à une transmission à six rapports assez longue mais très bien étagée. Assez nerveux et civilisé à bas régime, ce bloc tout aluminium s'est montré souple et volontaire, avec un couple de 320 Nm. Il se place incontestablement parmi les meilleurs de sa génération, malgré quelques vocalises encore audibles en accélération.
Au volant de la nouvelle Astra, le plaisir de conduite s'est bien amélioré. Il ne fait aucun doute que sa cure de minceur lui a fait beaucoup de bien, notamment au niveau des liaisons au sol et de la consommation. Sur les routes tortueuses des Alpilles, la compacte allemande s'est avérée vive et agile, avec une direction permettant de profiter d'un train avant très précis, alors que l'arrière se calait sans broncher dans les longs appuis. On a vraiment pris plaisir à enchaîner les virages, d'autant que les suspensions absorbent bien les irrégularités de la route.
Efficace, agréable à conduire, l'Opel Astra a su évoluer dans le bon sens avec ses kilos en moins, son esthétisme recherché et ses équipements modernes. Ainsi présentée, elle n'a pas à rougir face à la concurrence.
Parmi les points forts, on retient le rapport prix/prestations, le couple du diesel, la tenue de route, l'habitabilité arrière et le confort. Les points faibles concernent le volume du coffre, la sonorité du diesel et l'amortissement.
Côté fiche technique : transmission avant, boîte manuelle à 6 rapports, vitesse maxi de 205 km/h, 0 à 100 km/h en 9,6 s. Consommation moyenne normalisée usine de 4,4 l/100 km, émissions de CO2 de 103 g/km. Longueur 4,37 m, largeur 1,81 m, hauteur 1,48 m, empattement 2,66 m, réservoir de 48 l, poids de 1300 kg, volume de coffre de 370 à 1210 litres. Moteur 4 cylindres turbodiesel, cylindrée 1598 cm³, puissance 136 ch DIN à 3500-4000 tr/min, couple 320 Nm à 2000-2250 tr/min. Quatre finitions, avec des tarifs essence de 18 000 € (1.4 Twinport 100 ch) à 26 000 € (1.6 Turbo 200 ch), et diesel de 22 300 € (1.6 CDTI 95 ch) à 26 900 € (1.6 CDTI bi-turbo 160 ch).
Face à elle, la Golf 7 (à partir de 19 140 €) bénéficie de sa plateforme modulaire MQB, qui en fait la seule voiture au monde à proposer tous les types d'énergie. Longtemps sur le devant de la scène avec ses modèles TDI BlueMotion, la compacte de VW a pris un léger retard, même si la dernière génération s'avère assez plaisante à mener ; un petit regard vers la version TSI n'est donc pas une mauvaise idée, le 1.4 TSI de 140 ch brillant par sa douceur, son absence de vibration et son agrément de conduite. La Mégane 2016 (à partir de 18 200 €), quatrième génération au style fort plaisant, fait elle aussi la part belle aux moteurs essence : avec son 4 cylindres 1.2 turbo disponible en 100 ou 130 ch, la grande part des ventes continuera à se faire avec le diesel, mais Renault met légitimement en avant son confort de roulement et son silence de fonctionnement à basse vitesse, une version parfaite pour qui n'est pas un gros rouleur.