Essai et avis MINI Cooper S Deuxième génération
Avec 90 % de pièces renouvelées sous une carrosserie quasi identique, la deuxième génération de MINI assume ne pas vouloir choquer ses fans. L'habitabilité et le coffre restent chiches, la priorité affichée demeure, comme toujours, le plaisir de conduire.
C'est une Mini et cela se voit ! La deuxième génération de MINI « made by BMW » ne choquera personne : elle ressemble comme deux gouttes d'eau à sa devancière. Pourtant, elle utilise 90 % de pièces nouvelles. « Il fallait qu'elle soit reconnue comme une Mini », expliquent ses concepteurs, qui ont tenu à conserver le design d'une voiture très appréciée de la clientèle, tout en la bonifiant sur de nombreux points.
Elle ne s'allonge ainsi que de six centimètres, en grande partie à cause des nouvelles normes de sécurité, mais l'habitabilité ne progresse pas — si ce n'est à l'avant, où la largeur réduite de la console libère un peu d'espace pour les jambes — et la contenance de son coffre reste faible. Car la MINI demeure ce qu'elle est : une petite quatre places de 3,70 m de long, sachant d'abord flatter ses propriétaires et privilégier le plaisir de conduire.
Il suffit de prendre place au volant de la Cooper S, la seule version que nous ayons pu essayer, pour en être convaincu : sièges redessinés, habitacle moderne et valorisant, planche de bord unique (avec tout de même un cadran central un peu grand), tout incite à partir rouler le sourire aux lèvres. Ce n'est pas le moteur qui pourrait doucher notre enthousiasme, bien au contraire : le 1.6 l turbo à injection directe (conçu par BMW et fabriqué par PSA, qui le monte déjà sur la 207 avec 150 ch) se montre à la fois souple et puissant, développant jusqu'à 175 ch. Les plus sportifs se délecteront sur route sinueuse, où le tempérament vif de la nouvelle MINI, dotée de nouveaux trains et d'une nouvelle direction, les comblera, d'autant que le confort reste toujours de bon niveau.
Il est toutefois étonnant que la Cooper S ne bénéficie en série que d'un antipatinage, et pas de l'ESP ; la Cooper (120 ch) est encore moins bien lotie en équipements. Mais chez MINI, on a tout prévu, y compris des packs d'options épicés baptisés Curry, Chili et Hot Spice. Elle est piquante, cette MINI !
Elle séduit par son caractère de voiture valorisante, son agrément de conduite, ses performances en Cooper S, son comportement, son confort, sa maniabilité et l'ambiance à bord. Elle pèche par son prix, ses nombreuses options, la contenance de son coffre, l'habitabilité arrière, l'absence d'ESP de série et un grand cadran central dont la vitesse reste difficile à lire.
Techniquement, c'est une traction, 3 portes, 4 places, longue de 3,70 m, large de 1,68 m et haute de 1,40 m, pour un coffre de 160 à 680 litres et un réservoir de 40 litres (50 litres en Cooper S). Le moteur essence 1.6 l de 1 598 cm³ développe 120 ou 175 ch. La boîte compte 6 rapports, manuelle ou automatique (disponible sur la Cooper uniquement), pour des consommations mixtes de 5,8 l/100 km (Cooper, 139 g/km de CO2) et 6,9 l/100 km (Cooper S, 164 g/km).
Sur ce segment, la Cooper S affronte la Mercedes Classe A qui, plus longue de 14 cm mais aussi plus large et plus haute que la MINI, est une voiture plus habitable et plus polyvalente ; son design la démarque aussi, mais son intérieur est plus classique — une voiture sérieuse et chère, disponible en essence avec des puissances de 95, 115, 136 ou 193 ch, et en diesel. Elle croise aussi la Peugeot 207 1.6 l qui a pour elle l'attrait de la nouveauté : une voiture aux dimensions plus importantes, plus abordable financièrement, proposée en 1.6 l avec 110 ch, ou 150 ch avec le même moteur que celui de la MINI en finition Griffe, un niveau d'équipement particulièrement riche, d'excellentes liaisons au sol, mais un poids élevé.