Essai et avis Renault Laguna Restylée
Malgré des ventes en recul de 28 %, la Renault Laguna reste la référence de sa catégorie et se refait une beauté avant de céder la place à sa remplaçante. Un restylage en demi-teinte qui la rapproche un peu trop visuellement de la Mégane.
En perte de vitesse l'année dernière, avec des ventes en baisse de près de 28 %, la Renault Laguna est cependant restée en tête de sa catégorie, en profitant du renouvellement de sa principale rivale, la Peugeot 406, par la 407. Avant de laisser la place à sa remplaçante courant 2007, il lui fallait donc impérativement évoluer, ce qu'avait prévu Renault en préparant la « Nouvelle Laguna », commercialisée le 10 mars. Le moins que l'on puisse dire est que son restylage ne la transforme pas fondamentalement. Sa nouvelle face avant (capot, ailes, phares, bouclier et calandre redessinés) lui donne bien un coup de jeune, mais la rapproche trop visuellement de la Mégane, tandis que seul l'aspect des feux change à l'arrière.
En fait, la marque au losange a préféré jouer esthétiquement la continuité, tout en faisant progresser la voiture en qualité, en sécurité et en confort, maintenant que ses soucis de jeunesse (problèmes avec la carte remplaçant la clé, système de surveillance de la pression des pneus notamment) sont résolus. La recherche de la qualité apparaît particulièrement évidente à l'intérieur, où, en plus de nouveaux revêtements de sièges, on découvre une planche de bord en partie redessinée à l'aspect plus valorisant, dû à l'emploi de meilleurs matériaux. L'équipement s'enrichit également avec, dès la finition Confort, un frein à main électrique automatique qui libère de la place sur la console centrale pour la commande d'un performant, mais cher, système de navigation et de communication, proposé en option ou en série.
La sécurité, déjà très élevée, progresse encore, l'insonorisation a été peaufinée et les réglages de suspensions ont été revus pour offrir un meilleur maintien de la caisse et supprimer les vibrations désagréables. Côté moteurs, les améliorations touchent les groupes à essence, tandis que le gros des ventes se fera avec les mêmes moteurs diesel qu'auparavant, les nouveautés dans ce domaine ne devant arriver qu'en fin d'année. La « Nouvelle Laguna » n'a pas dit son dernier mot !
Parmi ses points forts : des prestations générales solides, une qualité en hausse de la planche de bord, la présentation, la sécurité, les équipements et le confort. Côté points faibles : des changements esthétiques limités, l'absence d'évolutions en diesel, une place en hauteur à l'arrière et l'absence de boîte automatique sur le 1.9 l dCi.
Il s'agit d'une traction, berline et break Estate, 5 places, longue de 4,59 m en berline (4,71 m en Estate), large de 1,77 m et haute de 1,43 m, avec un coffre de 430 litres (475 litres en Estate) et un réservoir de 68 litres. La gamme essence comprend les 1.6 l (115 ch), 2 l (135 ch), 2 l Turbo (170 et 205 ch en GT) et le V6 3 l (210 ch) ; la gamme diesel les 1.9 l dCi (110 et 120 ch) et 2.2 l dCi (150 ch). Les boîtes de vitesses sont manuelles à 5 ou 6 rapports (2 l Turbo et dCi), ou automatiques à 4 rapports (2 l) ou 5 rapports (2 l Turbo 170 ch, V6 et 2.2 dCi).
Face à elle, la Peugeot 407, à partir de 20 200 €, très typée extérieurement, a pour elle d'être récente et de détourner le regard : c'est une voiture dynamique, bien suspendue, dont les moteurs diesel délivrent 110, 126 et 136 ch avec filtre à particules ; elle est également disponible en break SW, mais avec une contenance de coffre réduite et une planche de bord plus classique. La Citroën C5, également à partir de 20 200 €, adroitement restylée en fin d'année dernière, est aujourd'hui une voiture très attrayante en berline comme en break, avec une contenance de coffre énorme ; elle bénéficie d'une suspension hydractive et de diesels avec filtres à particules, le 2 l HDI, comme sur la 407, pouvant être associé à une boîte de vitesses automatique.