Essai et avis Nissan Micra Quatrième génération
Avec sa nouvelle plateforme mondiale et son unique moteur 3 cylindres 1.2, la quatrième Micra troque le charisme de ses devancières contre plus de polyvalence. Elle peut désormais accueillir quatre adultes sans effort, malgré un gabarit resté compact.
Étrennant une nouvelle plateforme qui servira aux prochaines Nissan Note, Cube et autres Renault Clio 4, cette Micra n'accueillera qu'un moteur essence, un nouveau 3-cylindres 1.2.
Malgré sa forme ovoïde et ses nombreuses courbes, cette quatrième mouture n'a pourtant plus rien à voir avec sa devancière. Désormais destinée à une carrière mondiale, elle a perdu en charisme ce qu'elle a gagné en polyvalence. Uniquement disponible en carrosserie 5 portes (à son lancement), elle voit ses cotes évoluer sensiblement, notamment en longueur (+ 6 cm à 3,78 m) et en empattement (+ 1,8 cm à 2,45 m).
De par son gabarit réduit, elle fait figure de « petite » face aux ténors de la catégorie que sont les Clio 3, 207 et autres Polo, toutes proches de 4 mètres et plus. Cela ne l'empêche pourtant pas de bien cacher son jeu. Elle peut désormais emmener quatre adultes sans effort alors que la banquette totalement escamotable permet de dégager un plancher plat faisant passer le volume du coffre de 265 à 1 132 litres.
Pas de version diesel : contrairement à la tendance du marché, le constructeur nippon a donc décidé de ne commercialiser qu'une version essence moins chère à l'achat et à l'entretien qu'un diesel. Assez creux et accouplé à une transmission assez longue, ce 1.2 de 80 ch oblige le conducteur à jouer de la boîte pour tenir un rythme décent. Malgré la modeste puissance, on peut toutefois s'amuser, en allant titiller la zone rouge, histoire de profiter du châssis bien équilibré. Une chose est sûre, en ville, ce moteur s'avère largement suffisant, tandis que sur la route, son manque de couple (110 Nm) incitera à la prudence.
Avec son tarif très agressif, cette petite citadine nippone a les moyens de s'immiscer dans un segment où la concurrence est rude.
Points forts : rapport prix/équipement, motorisation agréable et sobre, encombrement et maniabilité, modularité.
Points faibles : finition à revoir, trois-cylindres bruyant, confort et comportement routier.
Couple : 110 Nm à 4 000 tr/min. Vitesse : 170 km/h.
Conso mixte : 5 l/100 km. Cycle urbain : 6,1 l/100 km. Cycle extra-urbain : 4,3 l/100 km.
Longueur : 3,78 m. Largeur : 1,66 m. Hauteur : 1,51 m. Empattement : 2,45 m. Réservoir : 41 l. Poids : 985 kg. Coffre : 265 litres. Émission de CO2 : 115 g/km.
Moteur : 3 cylindres. Cylindrée : 1 198 cm3. Carburant : essence.
La Nissan Micra face à ses concurrentes
Suzuki Swift 1.2 VVT GL à partir de 12 240 €. Le 4 cylindres Suzuki se joue de la ville, en profitant d'une belle élasticité de son moteur et de suspensions confortables à basse vitesse. Quant à la contenance maximale du coffre en cinq places, il est un peu en retrait (270 l) à cause d'un seuil plus élevé et de dossiers arrière fractionnables. Sur route, elle s'avère silencieuse, précise et assez vive (94 ch).
Renault Twingo 1.5 dCi 75 ch à partir de 12 240 €. La « frenchy » fait le choix d'une trois portes. Plus courte de 18 cm (3,60 m) et plus étroite d'un bon centimètre (1,65 m), elle joue les vraies urbaines. Avec ses deux sièges arrière coulissants, on peut choisir de privilégier soit le volume de coffre, soit l'espace au niveau des jambes des passagers. Elle ne propose par contre que deux places arrière. La disponibilité et la souplesse du dCi permettent de belles relances.