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Essais

Essai et avis Mitsubishi Colt Sixième génération

Partageant 40 % de ses pièces avec la Smart Forfour sans lui ressembler, la Colt évoque la Honda Jazz par sa silhouette monocorps. Son habitabilité rivalise avec celle des monospaces, un atout pour cette citadine chargée de relancer Mitsubishi.

La Mitsubishi Colt

Plus connu pour ses 4x4 que pour ses berlines, Mitsubishi, dont le sort est désormais lié à celui de DaimlerChrysler qui possède 37,4 % de son capital, lancera en juin une nouvelle berline à cinq portes, la Colt de sixième génération. Chargée de donner un nouvel élan à la marque en Europe, elle devra absolument séduire (un taux de conquête de 85 % est prévu), notamment en France, où, grâce à un réseau de points de vente élargi, ses immatriculations devraient représenter la moitié des ventes de Mitsubishi dès l'année prochaine.

Partageant 40 % de ses composants avec la Smart Forfour, elle ne lui ressemble pourtant pas, mais évoque fortement la Honda Jazz par sa forme monocorps. Son habitabilité s'apparente d'ailleurs davantage à celle des petits monospaces comme l'Opel Meriva ou la Fiat Idea qu'à celle des berlines de longueur équivalente à la sienne. Autre point fort de cette nouvelle Colt : la modularité de sa banquette arrière, séparée en deux parties coulissantes que l'on peut replier, et même déposer, de façon à augmenter significativement la contenance du coffre. Pour le décor, Mitsubishi a agrémenté la planche de bord de quelques éléments translucides, apportant une note de fraîcheur bienvenue.

Dynamiquement, le tableau est plus sombre, la faute aux modèles de présérie mis à notre disposition. Espérons donc que les voitures définitives souffriront moins des bruits et vibrations du moteur diesel (un 3 cylindres), que les portes fermeront mieux et que les réglages de suspension seront améliorés. La seule version nous ayant donné satisfaction en comportement a été la petite 1.1 l, au moteur 3 cylindres étonnant — elle se penche encore un peu en virage, mais ce n'est rien comparé au roulis et au tangage constatés sur la diesel, de surcroît plus lourde et plus pataude de l'avant. Mitsubishi devra donc peaufiner son ambitieuse petite nouveauté, qui ne sera d'abord disponible qu'avec des moteurs essence 1.3 et 1.5, histoire d'être sûr de viser juste.

Elle séduit par son habitabilité et sa modularité, un habitacle plaisant, son comportement et sa vivacité avec le moteur 1.1, son freinage avec les moteurs 1.3 et 1.5, sa direction et son dossier avant droit repliable. Elle pèche par des suspensions trop souples, sauf en 1.1, du bruit et des vibrations en diesel, une visibilité trois-quarts avant perfectible, des passages de rapports lents avec la boîte robotisée, et une contenance de coffre et des rangements limités.

Techniquement, c'est une traction, 5 portes, 5 places, longue de 3,87 m, large de 1,69 m et haute de 1,55 m, pour un coffre de 220 à 645 litres et un réservoir de 47 litres. Les moteurs essence vont de 75 ch (1.1) à 109 ch (1.5), le diesel 1.5 développant 95 ch. La boîte est manuelle à 5 rapports, ou robotisée à 6 rapports sur les motorisations 1.3 et diesel, pour des consommations mixtes normalisées de 4,6 à 6,1 l/100 km.

Sur ce segment, la Colt affronte la Honda Jazz, d'un gabarit légèrement moins important, qui offre elle aussi une bonne habitabilité et un coffre plus grand ; disponible avec deux moteurs essence sobres mais pas en diesel, elle souffre d'un amortissement un peu ferme et n'existe qu'en trois versions, dont une à boîte CVT. Elle croise aussi la Smart Forfour, construite dans la même usine et équipée des mêmes moteurs, mais qui se distingue par un design plus branché, à l'intérieur comme à l'extérieur ; déjà commercialisée, elle doit arriver en diesel à la rentrée, avec un amortissement ferme et des prix plus élevés.

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