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Essais

Essai et avis Mitsubishi ASX

Avec un prix raisonnable, des quatre roues motrices qui échappent au malus et une garantie jusqu'à 10 ans, le Mitsubishi ASX veut se tailler une place face au Qashqai. Son look aventurier cache un comportement proche d'une simple berline.

La Mitsubishi ASX sort des sentiers battus

Le constructeur japonais Mitsubishi, spécialiste du 4x4, compte bien trouver sa place sur ce marché en pleine expansion. Même si la concurrence est emmenée par le Nissan Qashqai, Mitsubishi n'entend pas laisser filer sa part. Développé à partir de la plateforme commune à l'Outlander et à la Lancer, l'ASX avance des arguments — un prix très raisonnable, quatre roues motrices qui n'entraînent pas de malus et une garantie 10 ans moyennant un supplément — auxquels on ne peut rester longtemps insensible. Pour l'anecdote, PSA monte ce crossover routier avec ses propres diesels : seuls la face avant et les moteurs diffèrent.

Cette nouvelle race de véhicules arbore des traits de 4x4, avec un style aventurier un peu haut sur pattes (17 cm de garde au sol). Mais sur le plan technique, proche d'une simple berline, elle est l'alternative parfaite aux monospaces — n'oublions pas que l'apparence constitue l'un des principaux actes d'achat ! Long de 4,30 m et large de 1,77 m, l'ASX propose un profil racé et équilibré, vraiment en phase avec son temps, tout comme son bon 4 cylindres bloc alu turbodiesel de 150 ch fait maison. Ce moteur 1.8 litre, baptisé Mivec chez Mitsubishi, bénéficie d'une distribution variable, et l'on remarque d'emblée sa douceur de fonctionnement.

Associé à une boîte manuelle 6 rapports dont le maniement ne pose jamais de souci, le moteur de l'ASX s'impose comme l'un des meilleurs de sa catégorie, avec un couple de 30,6 mkg, même s'il n'est pas très démonstratif. Discret en vitesse de croisière, il sait se faire entendre à l'accélération. Cerise sur le gâteau : le châssis, finement mis au point, donne un plaisir de conduite bien au-dessus de la moyenne. Et comme le rapport prix-équipement est plus que compétitif, les concurrents peuvent trembler.

Il séduit par son confort routier, son équipement pléthorique, sa consommation mesurée, son prix raisonnable et son moteur souple. Il pèche par sa présentation intérieure, l'absence de boîte automatique, sa modularité et ses performances.

Techniquement, c'est une transmission intégrale, longue de 4,30 m, large de 1,77 m et haute de 1,62 m, pour un coffre de 442 litres et un réservoir de 63 litres. Le moteur 4 cylindres diesel de 1 798 cm³ développe 150 ch à 4 000 tr/min pour un couple de 306 Nm à 2 000 tr/min, associé à une boîte manuelle à 6 rapports, pour une vitesse maximale de 200 km/h et des consommations de 6,9 l/100 km en cycle urbain, 5,0 l sur route et 5,7 l en mixte, pour 145 g/km de CO2.

Sur ce segment, l'ASX affronte le Nissan Qashqai 2.0 dCi 150, dont la rondeur s'apprécie au quotidien : la douceur et la réactivité de sa boîte automatique à 6 rapports ramènent le confort d'usage à son juste niveau, même si le bruit de roulement reste un peu trop présent — confortable et assez dynamique, il constitue une parfaite alternative au break. Il croise aussi le Kia Sportage 2.0 CRDi 136, très design crossover de troisième génération qui fait un carton tant il ne passe pas inaperçu, sportif et aussi expressif qu'un concept-car ; son 2.0 CRDi, peu vigoureux en dessous de 2 000 tr/min, sait se réveiller au-delà avec des accélérations correctes.

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