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Essais

Essai et avis Mercedes-Benz CLS

Partie pour être un modèle de niche, la CLS a largement dépassé ses objectifs avec 170 000 exemplaires écoulés dans le monde. La nouvelle version, bâtie sur le châssis de la Classe E, assume un style plus musclé et des consommations revues à la baisse.

La Mercedes CLS fait peau neuve

Au départ, la CLS devait être cantonnée à un marché de niche. Avec 170 000 exemplaires livrés à travers le monde, dont 7 664 en France, la marque a finalement dépassé les objectifs initiaux. À l'époque, la ligne fluide de la voiture, avec ses ouvertures latérales de faible hauteur, avait fait tourner la tête des piétons. Pour l'heure, la nouvelle mouture a fait des progrès : construite sur la base du châssis de la Classe E, elle affiche un caractère plus musclé que son prédécesseur. Sur le plan esthétique, la partie avant, moins effilée et plus haute, contribue à lui donner une apparence plus masculine et plus sportive.

Les motoristes ont eux aussi contribué à lui donner plus de tonus. L'efficacité est le point commun des quatre motorisations qui opèrent sous le capot de la nouvelle CLS : outre un gain de puissance et de couple, tous les moteurs affichent des consommations revues à la baisse, pouvant aller jusqu'à -25 %. Pour son lancement, deux versions 6 cylindres sont proposées : la CLS 350 CDI BlueEfficiency de 265 ch, et son homologue essence de 306 ch. Dans quelques semaines arrivera la version 250 CDI de 204 ch, pour une consommation annoncée de 5,1 l/100 km ; courant avril, place à la CLS 500, un V8 essence de 408 ch. Ces gains de consommation n'ont pas été obtenus seulement grâce aux progrès des moteurs, mais aussi grâce à un important travail d'allègement de la structure — les portes, en tôle d'aluminium, permettent à elles seules de gagner 24 kg.

Conduite

Sur la route, les premiers tours de roue à bord de la version 350 CDI font apparaître une accélération foudroyante, bien relayée par des pneumatiques à la hauteur (245/45/17 de série, ou 285/35/18 en option à l'arrière) — l'imposant couple moteur n'y est pas étranger. À noter que la voiture est la première au monde à pouvoir être dotée de projecteurs LED à haute performance, avec une tonalité de lumière proche de celle du jour : le confort et la sécurité, c'est aussi bien voir sans éblouir les autres usagers.

La CLS séduit par son silence, la sensation de sécurité qu'elle procure lors des dépassements et la qualité de ses finitions. Elle pèche par un excès d'options et d'électronique.

La version 350 CDI testée développe un couple de 620 Nm dès 1 600 tr/min, pour des consommations de 5,1 l/100 km sur route, 7,8 l/100 km en ville et 6,1 l/100 km en mixte. Elle mesure 4,94 m de long, 1,88 m de large et 1,42 m de haut, pour un réservoir de 80 litres, un coffre de 520 litres et des émissions de 159 g/km de CO2. Son moteur 6 cylindres en V de 2 987 cm³ développe 265 ch à 3 800 tr/min, associé à une boîte automatique, pour une vitesse maximale de 250 km/h.

Sur ce segment, la CLS affronte l'Audi A7 Sportback qui, comme la BMW, développe 245 ch à partir de son moteur diesel 3 litres TDI ; plus longue de 3 cm que la CLS, elle en impose, et si l'espace disponible à l'arrière est plus restreint que sur une berline traditionnelle, elle offre l'avantage d'une cinquième place. Elle croise également la BMW Série 5 GT, au style rappelant celui du X6 avec un hayon à double ouverture, venue chasser sur le terrain de la CLS : un peu moins élégante et plus pataude, elle offre un espace intérieur très accueillant mais affiche un tarif plutôt élevé ; sa puissance, elle aussi, part de 245 ch avec le moteur 3 litres diesel.

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