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Essais

Essai et avis Mercedes-Benz Classe B 1re génération

Dérivée de la Classe A dont elle reprend la structure en sandwich, la Classe B vise la clientèle familiale en quête de standing, avec une longueur proche d'un Scénic. À l'intérieur, Mercedes n'a pas fait évoluer l'ambiance, proche de sa petite sœur.

La Mercedes Classe B

Mercedes repart en conquête. Cette fois, c'est la clientèle familiale qui est visée : celle qui roule déjà en monospace compact mais aimerait afficher davantage de standing, et celle jusque-là habituée aux berlines et breaks haut de gamme, qui trouve la Classe A trop petite. Pour ces clients prêts à mettre au moins 24 000 € dans la balance, la marque à l'étoile a développé une élégante et dynamique Classe B, mieux proportionnée que la Classe A dont elle est dérivée et dont elle reprend notamment la mécanique et la structure en sandwich, allongée dans ses parties avant, centrale et arrière.

Concrètement, la nouveauté a elle aussi des roues avant motrices et, avec 43 cm de plus, elle atteint la longueur d'un Scénic. Mais plutôt que de faire évoluer l'habitacle vers plus de convivialité, Mercedes a conservé l'ambiance de la Classe A, avec une planche de bord assez semblable et des cadrans face au conducteur, tout en gardant — et c'est heureux — les mêmes standards de qualité.

Côté modularité, pas de sièges amovibles comparables à ceux du Scénic, ni de banquette se repliant dans le plancher comme c'est la tendance. La Classe B reprend les sièges de la Classe A, tout en offrant plus de possibilités : aux assises amovibles des deux parties de la banquette arrière et au dossier avant droit rabattable s'ajoutent, en option, la dépose possible des dossiers arrière et même du siège avant droit complet — mais c'est plus lourd ! Quant au coffre, de bonne contenance, il bénéficie d'un plancher réglable en hauteur pouvant s'aligner avec le seuil de chargement.

Équipée des mêmes moteurs que la Classe A, la Classe B, plus lourde d'environ 80 kg mais plus confortable, se révèle particulièrement agréable avec le 2 l diesel CDI de 140 ch ou le nouveau 2 l turbo essence de 193 ch — mais dans les deux cas, la facture frise les 30 000 €, sans compter la radio ni le régulateur de vitesse. À ce prix-là, la concurrence est largement devancée.

La Classe B séduit par un complément de gamme intéressant, sa présentation et sa finition, sa ligne dynamique, son confort, son habitabilité et sa modularité, sa sécurité et son comportement. Elle pèche en revanche par des prix très élevés, un habitacle peu convivial, une modularité en partie décevante, des rangements limités, une sensation de pédale de frein perfectible et un comportement moins abouti avec la boîte CVT.

Sur le plan technique, il s'agit d'une traction, monospace compact 5 portes, 5 places, longue de 4,27 m, large de 1,77 m et haute de 1,60 m, pour un coffre de 480 à 2 245 litres et un réservoir de 54 litres. Les moteurs essence de 1,7 l et 2 l développent respectivement 115 et 136 ch, le 2 l turbo grimpant à 193 ch ; le diesel 2 l CDI est décliné en 109 et 140 ch. La boîte manuelle compte 5 ou 6 rapports selon la motorisation, pour des consommations mixtes normalisées de 5,6 à 8,1 l/100 km.

Sur ce créneau, la Classe B affronte le Renault Scénic, plus abordable et davantage tourné vers la famille par son aménagement, avec une modularité très différente reposant sur trois sièges arrière coulissants et amovibles — confortable, mais moins bien fini que la Classe B, il se propose aussi en version 7 places pour 1 300 € de plus. Elle croise également la Volkswagen Golf Plus, qui rivalise en hauteur en offrant une banquette coulissante et un plancher de coffre réglable en hauteur, avec des diesels TDI de 105 et 140 ch un peu bruyants, à des prix mieux placés et une bonne finition.

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