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Essais

Essai et avis Mazda MX-5

Revue de fond en comble mais fidèle à son ADN, la quatrième Mazda MX-5 repasse sous la barre symbolique des 1 000 kg grâce à une plateforme entièrement nouvelle. Le petit roadster persiste quand tout le monde ne jure que par les SUV.

Mazda MX5 à l'essai

Tout simplement parce que Mazda n'est jamais revenu sur les raisons de cette réussite que sont des mécaniques d'une puissance modeste, un poids maîtrisé et une accessibilité sur le plan pécuniaire. Et cette quatrième génération, bien que revue de fond en comble, ne dérogera pas à la règle et encore moins à son ADN.

Ils rugissent de plaisir : pour continuer à traverser les futures époques, le sympathique petit roadster brise tous les tabous concernant les sportives en continuant à prendre le contre-pied d'une tendance généralisée qui ne voit que par les SUV, les crossovers urbains et autres engins bodybuildés. Ce maintien à plus de simplicité permet à la MX-5 de repasser sous la barre des 1 000 kilos (975 kg pour le 1.5 l), grâce à une plateforme technique conçue sur mesure pour cette nouvelle génération (la voiture a été raccourcie de 11 cm), ne reprenant aucun élément de la précédente. Du coup, avec si peu de masse à emmener, les moteurs atmosphériques (même le 1.5 l) prennent un malin plaisir à rugir de bonheur, des blocs conçus autour des dernières technologies de dépollution maison (dites SkyActiv).

Sensations sympathiques : avec sa dernière découvrable, le constructeur japonais a voulu une fois encore miser sur le plaisir de conduire. En privilégiant la livrée 2.0 de 160 ch (reprise de la Mazda6), plus excitante sur le papier et facturée 32 050 € en une unique version haut de gamme Sélection, on était certain de ne pas passer à côté de ce moment privilégié. Une fois ses fesses posées au ras du bitume, il faut une certaine souplesse pour s'extirper du poste de pilotage riquiqui, le son grave émis au démarrage s'avère assez plaisant.

Le moteur placé en position centrale avant, l'habitacle reculé sur le train arrière (répartition 50/50 des masses) et la boîte 6 rapports aux débattements ultra-courts vous renvoient alors instantanément des sensations sympathiques, même si le 0 à 100 km/h en 7''3 n'a rien d'exceptionnel. On prend vraiment un réel plaisir à sentir l'arrière vivre au rythme du volant et des passages de rapports, bien aidé par une suspension sport Bilstein et un différentiel à glissement limité. Cette Mazda MX-5 est vraiment l'un des rares modèles à se montrer gratifiant à des allures raisonnables.

Cas à part dans l'univers automobile, la MX-5 est l'une des dernières autos à prouver que plaisir n'est pas synonyme de démesure. Parce que ne vous en déplaise, ce roadster à la puissance et aux performances bien éloignées des standards (minimum 200 chevaux) n'est pas une voiture de sport mais une voiture à tendance sportive. Et oui, Mazda a le mérite de perpétuer cette recette magique, à l'image de la capote qui se défait toujours à la main tout en restant assis, et en moins de 10 secondes.

Points forts : confort de suspension, moteurs sympathiques, boîte manuelle précise, comportement joueur, consommation modérée, rapport prix-plaisir.

Points faibles : malus de 1 600 € sur la version 2.0 l, direction un peu légère, 1,5 l manquant de punch, habitabilité limitée.

Transmission : arrière. Boîte de vitesses : mécanique 6 rapports. Vitesse maxi : 214 km/h.

Conso mixte : 6,6 l/100 km. Émission CO2 : 154 g/km.

Longueur : 3,92 m. Largeur : 1,74 m. Hauteur : 1,23 m. Réservoir : 45 l. Poids : 1 015 kg. Volume du coffre : 130 l.

Moteur : 4 cylindres en ligne essence. Cylindrée : 1 998 cm3. Puissance : 160 ch à 6 000 tr/min. Couple : 200 Nm à 4 600 tr/min.

1.5 l SkyActiv 131 ch : de 24 800 € à 29 650 €. 2.0 l SkyActiv 160 ch : 32 050 €.

La Mazda MX-5 face à ses concurrentes

Toyota GT86 à partir de 31 390 €. Lancé en Europe en 2012 et rapidement plébiscité par les spécialistes, le seul modèle de Toyota qui parle réellement aux amateurs de sportives est arrivé à mi-carrière. À cette occasion le coupé de la marque nippone pourrait s'offrir un petit restylage visuel. Par contre, le châssis, sans conteste l'atout n°1 de ce boxer, devrait subir une petite cure de jouvence (plus de rigidité) tout comme le 4 cylindres à plat, tout heureux, semble-t-il, de gagner une dizaine de chevaux supplémentaires.

Audi TT 2.0 TFSI à partir de 40 900 €. Proposée avec les mêmes motorisations réjouissantes et transmissions que le coupé, cette troisième mouture de l'Audi TT Roadster demeure une valeur sûre pour les personnes aimant rouler les cheveux au vent. Malgré son surpoids, elle propose un comportement irréprochable. Son train avant est précis et incisif. Quant à ses performances, elles demeurent accessibles au plus grand nombre avec une sécurité maximum. On apprécie également la capote électrique qui se plie ou se déplie en 10 secondes.

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