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Essais

Essai et avis Mazda CX-7 Diesel 173 ch

Resté quasi invisible en France avec seulement 300 exemplaires vendus faute de diesel, le Mazda CX-7 rebondit avec un 2,2 litres de 173 ch et 400 Nm de couple, accompagné d'un léger restylage pour ne pas rater sa seconde chance.

La Mazda CX-7 renaît dans un nouveau style

Le SUV nippon n'a jamais vraiment existé sur le marché français (300 véhicules vendus), faute d'une motorisation diesel. Trois ans après le début de sa carrière, le Mazda CX-7 réapparaît, muni du précieux sésame. Question de survie.

Le restylage était indispensable. Entrer dans la danse avec un simple moteur essence et sans boîte automatique relevait de la gageure. L'heure de gloire des tout-terrains puissants semblant bel et bien révolue, le CX-7 se donne une nouvelle chance en adoptant le tout récent 2,2 litres de la Mazda 6 ramené à 173 ch, mais dont le couple est inchangé à 400 Nm, sans oublier le petit facelift d'usage. Alignée sur le style actuel de la marque, la nouvelle calandre affiche un visage plus souriant avec sa bouche et ses ouïes latérales agrandies, tandis que l'arrière gagne un nouveau bouclier. Quelques touches de chrome s'invitent un peu partout sur la carrosserie.

AdBlue limite la pollution : c'est tout de même sous le capot que réside le changement le plus important, avec l'intronisation du 2.2 MZR-CD équipé, en prime, d'un système de réduction catalytique. Développé initialement pour les poids-lourds, le SCR purifie les gaz d'échappement du véhicule en vaporisant une solution aqueuse d'urée AdBlue qui transforme les très nocifs rejets d'oxyde d'azote (NOx) en oxygène et azote inoffensifs.

Torsion renforcée : un peu bruyant à froid, le moteur se fait rapidement discret, une fois la mécanique en température. Souple et très disponible, il s'apprécie aux alentours de 2 000 tr/min. La boîte manuelle à 6 rapports est parfaite, avec des débattements courts et précis. Le châssis est fidèle à sa réputation, avec une résistance à la torsion renforcée, répondant aux injonctions du conducteur. Quant à la motricité, elle est excellente, tout comme l'adhérence, l'explication se trouvant du côté de la nouvelle direction électrohydraulique. Sur le marché français, le CX-7 ne sera proposé qu'avec une seule motorisation et une seule finition.

Points forts : système AdBlue, comportement de berline, style plus dynamique, consommation maîtrisée.

Points faibles : plastiques durs, pas de boîte auto, performances moyennes, version unique.

La Mazda CX-7 face à ses concurrentes

Citroën C-Crosser 2.2 HDI 160 ch à partir de 33 950 €. Pour répondre aux exigences de la clientèle, Citroën et Peugeot, au sein de l'alliance PSA, s'étaient accordés techniquement et industriellement avec Mitsubishi, sur la base du Outlander. De l'avis unanime, le C-Crosser est celui qui tire le mieux son épingle du jeu, avec sa face avant très originale et une poupe toute en simplicité. Le 2.2 HDI de 160 ch a juste troqué son double turbo pour un simple turbo à géométrie variable.

Hyundai iX55 3.0 V6 CRDI 240 ch à partir de 45 500 €. Plus connu sous le nom de Veracruz aux États-Unis, ce luxueux SUV coréen est proposé en France avec un V6 diesel. Ce moteur est tout à fait dans le coup au niveau de la puissance. Doté de belles mensurations (4,80 m), le iX55 prend du gîte et n'apprécie que très moyennement les routes sinueuses. Son terrain de jeu se situe plutôt sur les longs rubans rectilignes, où il démontre des qualités routières dignes des meilleures berlines.

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