Essai et avis Lexus CT 200h
Face aux BMW Série 1 et Audi A3, la Lexus CT 200h joue une carte à part : l'hybride, hérité de la Prius. Résultat, 3,8 l/100 km et seulement 87 g de CO2, une botte secrète dans un segment dominé par le diesel.
Lexus arrive sur le segment des compactes premium phagocyté par les Allemandes avec la CT 200h. Pour bien se différencier des têtes d'affiche, la marque de luxe de Toyota se positionne avec une offre décalée : un modèle hybride.
La CT 200h (CT pour Creative Tourer) est la plus petite de la gamme Lexus et se pose en alternative aux BMW Série 1 et Audi A3 qui représentent plus de la moitié des ventes du segment. Pour cette entrée en matière, la marque s'appuie en grande partie sur la plateforme et le groupe moteur de la Prius III (et Auris HSD), essence, comme de tradition dans la maison.
Comme ses deux demi-sœurs, la CT 200h est une traction, mais comme elle vise un public plus sportif et plus sensible au luxe, elle pointe le bout de son nez avec quelques arguments frappants. C'est ainsi qu'elle affiche 3,8 l/100 km en cycle mixte et des émissions de CO2 réduites à 87 g/km en cycle mixte normalisé.
Pas mal, pour une compacte généreusement équipée et qui dispose d'un 1.8 essence couplé à un moteur électrique (2 km d'autonomie électrique, jusqu'à 45 km/h) fournissant ensemble 136 chevaux, le tout associé à une boîte à variation continue. Avec de tels chiffres, la concurrence est écrasée.
Quant aux performances, elles sont correctes (10''3 pour le 0 à 100 km/h), même si la transmission variable continue électrique ne parvient pas à retranscrire aux roues l'enthousiasme du moteur, une accélération franche s'accompagnant toujours d'une impressionnante montée du régime moteur ! Il est vrai que ce manque relatif de dynamisme cadre parfaitement avec sa nature de voiture vertueuse.
Constat d'autant plus regrettable qu'un important travail de rigidification a été opéré au niveau de la caisse, complétée par des suspensions au tarage mi-ferme. Plus courte (4,32 m) de quatorze centimètres que la Prius et moins haute de huit centimètres que l'Auris HSD, la CT 200h apparaît en fait comme la passerelle idéale pour demeurer dans le giron du groupe.
Points forts : rapport performances/consommation, souplesse des commandes, châssis vif et agile, fiabilité du système hybride, silence de fonctionnement.
Points faibles : habitabilité moyenne, la boîte CVT en conduite dynamique, suspension un peu sèche.
Boîte de vitesses : CVT. Vitesse : 180 km/h.
Consommation mixte : 3,8 l/100 km. Cycle urbain : 3,7 l/100 km. Cycle extra-urbain : 3,7 l/100 km.
Longueur : 4,32 m. Largeur : 1,76 m. Hauteur : 1,43 m. Réservoir : 45 l. Coffre : 375 à 985 l. Émission de CO2 : 87 g/km.
Moteur : 4 cylindres en ligne. Cylindrée : 1 798 cm3. Couple : 142 Nm de 2 800 à 4 000 tr/min, 207 Nm en moteur électrique.
La Lexus CT 200h face à ses concurrentes
Nissan Leaf à partir de 30 000 €. Elle s'est vue couronner du titre de « voiture de l'année ». Hybride, la Leaf est la deuxième voiture à proposer une transmission alternative, mais la première à être équipée d'une propulsion complètement électrique : un moteur de 107 chevaux avec des batteries lithium-ion pour une vitesse maximale de 140 km/h et une autonomie de 160 km. Ses batteries peuvent être rechargées sur le réseau électrique normal.
Honda Civic Hybrid à partir de 30 000 €. Cette version abandonne les batteries Ni-MH au profit de la technologie lithium-ion. Cela ne change pas son fonctionnement mais lui permet de réduire sa consommation. Elle a reçu une nouvelle version du 1,5 l i-VTEC et conserve sa transmission CVT à variation continue. Sa puissance totale est de 115 chevaux, alors que son freinage est renforcé par la récupération d'énergie.