Essai et avis Honda Accord i-CDTi
Premier diesel jamais conçu par Honda, l'Accord i-CDTi impressionne par son silence de fonctionnement et son insonorisation soignée, sans sacrifier des accélérations franches et un bel agrément de conduite.
Dès le premier contact, la nouvelle Accord i-CTDi met dans de bonnes dispositions : le claquement atténué de la porte, le confort des sièges et l'environnement de qualité donnent envie de partir à son volant. Démarrage classique, par une clé, et voilà le premier moteur diesel jamais conçu par Honda qui se met en route. Silencieux, il ne claque pas et n'engendre pas de vibrations dérangeantes, tout juste un petit sifflement dans certaines phases de fonctionnement. Manifestement, l'insonorisation a été très soignée, ce que confirme un roulage prolongé, qui met également en évidence une autre qualité de la voiture : elle ne fatigue pas ses passagers sur les longs parcours.
Les accélérations franches et vigoureuses, les reprises musclées, les performances ne déçoivent pas et participent à procurer un bel agrément de conduite, tout comme la boîte de vitesses à cinq rapports, bien adaptée et dont la commande donne toute satisfaction. La consommation ne pâtit pas de l'absence d'un sixième rapport, puisqu'elle est fixée à seulement 5,4 l/100 km en cycle mixte et n'a atteint que 6,1 l en conduite apaisée sur des parcours variés, un beau résultat pour une voiture de ce gabarit. L'absence d'ordinateur de bord empêche hélas de lire directement sa consommation instantanée. On relève aussi l'indisponibilité de l'allumage automatique des phares ou d'un système d'alerte de perte de pression des pneus, mais l'équipement comprend l'essentiel dès le premier niveau de finition.
Performante, accueillante et confortable, l'Accord i-CTDi marque donc un tournant pour la marque. On est loin des précédentes Honda diesel équipées de moteurs achetés à la concurrence. Son 2.2 litres de 140 ch cumule tout ce qu'il faut pour être dans le coup aujourd'hui : une injection directe à rampe commune, quatre soupapes par cylindre, un turbocompresseur à géométrie variable, un échangeur et un arbre d'équilibrage. Le motoriste Honda retrouve des couleurs et se replace ainsi au mieux dans un segment où le diesel est roi.
Lors de l'essai, l'agrément de conduite, l'insonorisation, la consommation et les performances, la présentation, le confort et la finition, le bon dessin des sièges ainsi que la commande de boîte de vitesses ont constitué les principaux points forts. Un léger sifflement du moteur, une direction un peu ferme en manœuvre, l'indisponibilité de certains équipements, la vulnérabilité des pare-chocs peints, l'absence de baguettes latérales, un coffre peu pratique et des rangements limités ont en revanche été relevés comme points faibles.
Sur la fiche technique, cette Accord en traction, 4 portes et 5 places, mesure 4,66 m de long, 1,76 m de large et 1,44 m de haut, pour un coffre de 459 litres et un réservoir de 65 litres. Le moteur turbodiesel 2.2 i-CTDi de 2 204 cm3 (8 CV, 140 ch) est associé à une boîte manuelle à 5 rapports, pour des consommations de 6,7 l/100 km en cycle urbain, 4,6 l en extra-urbain et 5,4 l en cycle mixte.
Sur ce segment, l'Accord i-CTDi doit composer avec la Mazda 6 2.0 MZR-CD 136, à partir de 23 870 euros, également très réussie, disponible en 4 ou 5 portes et en break, motorisée par un 2 litres de 120 ch (à partir de 21 550 euros) ou 136 ch, les deux versions étant données pour 6,5 l/100 km en cycle mixte ; un peu bruyante, elle affiche un bon rapport qualité-prix et une bonne finition. Elle affronte aussi la BMW 320d, à partir de 23 870 euros, qui, en retrait par rapport à la remarquable 330d (183 ch), apparaît déjà comme une référence avec son performant 2 litres de 150 ch ne consommant que 5,7 l/100 km, presque une sportive qui fait hélas payer cher ses capacités et sa renommée, avec un confort moyen, disponible en boîte automatique.