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Essais

Essai et avis Fiat Panda Troisième génération

Après les angles vifs dessinés par Giugiaro, la troisième Fiat Panda adopte un style carré rond, carré pour la fonctionnalité, rond pour la douceur. Habitacle soigné, motorisations sobres et tarifs toujours agressifs complètent le tableau.

La Fiat Panda arrondit les angles

Les fondamentaux qui ont fait son succès — 6,5 millions d'exemplaires vendus — sont toujours là, même si les angles vifs de la Panda dessinée par Giugiaro dans les années 1970 ont laissé place à plus de rondeur et à un esprit « carré rond » : carré pour la fonctionnalité, rond pour la douceur des traits. Quasiment absent des segments supérieurs, le groupe transalpin n'a pas droit à l'erreur avec son produit d'appel, rapatrié de Pologne dans l'usine historique de Naples. Suffisant pour se frotter à une concurrence acharnée, dans un segment devenu majeur pour de nombreux constructeurs ?

Avec son regard mutin, son habitacle soigné et ses sobres motorisations, notre petite citadine est vraiment dans l'air du temps, d'autant qu'elle affiche toujours des tarifs agressifs. Sous le capot, on découvre des mécaniques bien connues, comme ce bloc essence de 69 chevaux en entrée de gamme. Souple et discret, ce quatre-cylindres homogène convient parfaitement à un usage citadin. Il constitue à nos yeux le meilleur choix face au coûteux bloc diesel 1.3 Mjt 75 et au moteur bicylindre 0.9 TwinAir 85 turbocompressé, qui manque de punch à bas régime.

Mieux équipée et surtout plus logeable que sa devancière (6 cm de plus en largeur et 11 cm en longueur, dont 8 cm sur le porte-à-faux arrière), cette nouvelle Fiat Panda reprend en fait la base technique de la précédente génération, agrémentée de quelques améliorations côté confort. Douce à conduire, à l'aise partout, la puce italienne en carrosserie cinq portes est fin prête à relever le défi.

Parmi les points forts : un habitacle original, le comportement routier, la fonctionnalité et la polyvalence, une ligne séduisante et un bon rapport équipement/prix. Côté points faibles : la consommation sur route, la prise de roulis et la banquette fractionnable proposée en option seulement.

Couple de 102 Nm à 3 000 tr/min, traction avant, boîte mécanique à 5 rapports, vitesse maximale de 164 km/h. Consommations mixte/ville/route : 5,2/6,7/4,3 l aux 100 km, CO2 : 120 g/km. Longueur 3,65 m, largeur 1,64 m, hauteur 1,88 m, coffre de 225 à 870 litres. Moteur 4 cylindres en ligne de 1 242 cm3, puissance de 69 ch à 5 500 tr/min.

Parmi les rivales de la Fiat Panda, la Peugeot 107 1.0 68 ch (à partir de 9 700 €) a vu ses évolutions réduites à leur plus simple expression : tout au plus une frimousse plus distinguée grâce à sa nouvelle face avant et l'apparition de feux de jour à LED. Sous le capot, le trois cylindres 1.0 essence de 68 chevaux est toujours là, mais voit ses émissions baisser à 99 g/km ; économique, il bénéficie en option d'une boîte robotisée à cinq rapports avec palettes au volant. Autre rivale, la VW Up 1.0 75 ch (à partir de 9 700 €), excellente citadine dotée d'une variante cinq portes un tantinet « premium » : équilibrée et polyvalente, elle soigne bien sa ligne, et son habitabilité s'avère intéressante malgré ses 3,54 mètres. Parfaitement adaptée à la ville, elle braque très court et se faufile dans le moindre espace. Quant à son trois-cylindres, il a besoin d'être sollicité pour monter dans les tours.

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