Essai et avis Chevrolet Spark
Avec son look branché façon moto et son prix contenu, la Chevrolet Spark joue la citadine maniable et bien pensée pour la ville. L'amortissement et quelques détails d'ergonomie, comme le levier de vitesses trop reculé, trahissent ses limites.
Succédant à l'antique Daewoo Matiz, la Chevrolet Spark, issue du vote des internautes, arrive avec deux accroches séduisantes : son look branché et son prix toujours aussi contenu. Avec sa bonne frimousse et sa petite taille, la Spark séduira un public essentiellement urbain. Certes, l'Américaine, qui est en fait sud-coréenne comme son aïeule, ne bouleversera pas la catégorie. Mais cette spacieuse citadine, 3,64 m de long, possède assez d'arguments stylistiques, sa face avant trapue, sa planche de bord inspirée de l'univers de la moto ou ses gros optiques façon Goldorak, pour venir chahuter les ténors de ce marché.
Comme c'est en ville que la Spark aime vadrouiller, elle privilégie la visibilité, avec des espaces vitrés bien pensés, et surtout la maniabilité, avec un diamètre de braquage remarquable de 9,9 m. Un vrai régal pour le conducteur, qui profite de surcroît d'une position légèrement surélevée. Et puis, cinq portes et cinq places pour une si petite voiture, ce n'est pas si fréquent. Il faut admettre que la Spark n'est pas tout à fait conçue pour les grands gabarits, même si l'habitabilité y est tout à fait honorable.
En revanche, le coffre est le grand perdant, avec un volume ridicule de 170 litres, inférieur d'une trentaine de litres à ses rivales les mieux loties. Quant au châssis de la Spark, c'est le jour et la nuit avec celui de la Matiz : empattement allongé, suspensions fermes et voies élargies sont autant de nouvelles options contribuant à la bonne stabilité de la caisse, notamment lors de manœuvres brusques.
Il manque juste un peu plus de punch à cette Spark de 968 kg, qui doit se contenter de deux petits moteurs essence, l'un de 1 litre de 68 ch et le second de 1,2 litre de 81 ch (notre essai). Silencieux au ralenti, ce 4 cylindres l'est beaucoup moins en charge, ses rapports de boîte assez longs nécessitant de pousser la mécanique pour réveiller les chevaux. Avec cette Spark, Chevrolet s'offre un véritable bain de jouvence.
Notre avis sur la Chevrolet Spark
Points forts
- Un look séduisant
- Une habitabilité satisfaisante
- Un équipement généreux
- Un assemblage rigoureux
Points faibles
- L'amortissement
- L'absence de poignées d'ouverture du coffre
- Un levier de vitesses trop reculé
- Une carrosserie trop exposée
Cette Chevrolet Spark, associée à une boîte manuelle à 5 rapports, atteint 164 km/h avec un 0 à 100 km/h en 12,1 secondes. La consommation mixte s'établit à 5,1 l/100 km (6,6 l/100 km en cycle urbain, 4,2 l/100 km en cycle extra-urbain). Elle mesure 3,64 m de long, 1,60 m de large et 1,55 m de haut, pour un empattement de 2,38 m, un réservoir de 35 litres, un poids de 968 kg, un coffre de 170 à 568 litres et des émissions de CO2 de 119 g/km. Le moteur 4 cylindres essence de 1 206 cm³ délivre un couple de 111 Nm à 4 800 tr/min.
Sur ce segment, la Chevrolet Spark affronte la Ford Ka 1.2 69 ch (à partir de 12 640 €) qui, en s'associant à la plateforme de la Panda et de la 500, a réussi un coup intéressant avec un excellent rapport qualité-prix, équipée d'un petit bloc essence suffisant au quotidien en ville, même si elle gagnerait à raccourcir sa transmission, ainsi que la Twingo 1.2 75 ch (à partir de 11 350 €), qui continue à faire de la cité son terrain de prédilection tout en proposant des reprises suffisantes pour une utilisation routière sans arrière-pensée, une bonne petite citadine grâce à une habitabilité généreuse et un confort de bon niveau.
Le segment des mini-citadines étant en pleine expansion, la Spark joue clairement la carte du style enjoué, avec des allures branchées, aux antipodes des standards de l'antique Daewoo Matiz, surtout reconnue pour ses tarifs compétitifs. S'appuyant sur les solides parts de marché de sa devancière, elle rêve donc de consolider sa réputation sur tous les continents.
Encore relativement confidentiel en Europe, le constructeur américain s'est lancé sur le segment des véhicules urbains, en tentant de se démarquer de la concurrence avec des lignes originales, formes robustes, face avant trapue, des poignées de portes arrière dissimulées dans la continuité du vitrage latéral et un tableau de bord inspiré de l'univers de la moto. Une réussite. L'un des principaux atouts de la Spark demeure toutefois son style dynamique, avec les jantes alliage de la finition haut de gamme LT. Reste que l'absence de baguettes de protection expose les atours du véhicule aux mauvais coups. Moins terrible.
Sous le capot, la Spark débute sa carrière avec deux petits moteurs essence, un 1.0 de 68 ch et un 1.2 de 81 ch. C'est ce dernier que nous avons pu prendre en main. Sans être un foudre de guerre, 111 Nm à 4 800 tr/min, ce 4 cylindres s'acquitte de sa tâche sans sourciller pour un usage quotidien en ville, où son diamètre de braquage de 9,9 m fait merveille, et pour une conduite énergique sur route, malgré une transmission trop longue. Précisons que ce moteur peut également carburer au GPL.
Bien évidemment, Chevrolet nourrit l'espoir de grignoter des parts de marché aux mini-citadines françaises, et s'en donne les moyens avec cette Spark assez bien dotée : 6 airbags, climatisation, connexion MP3.
Notre avis sur la Chevrolet Spark
Points forts
- L'équipement généreux
- Un bon compromis entre gabarit et habitabilité
- Un design pétillant
- Un comportement routier sain
Points faibles
- Moteurs un peu poussifs
- Le volume du coffre
- Une carrosserie exposée
- La fermeté des suspensions
Cette Chevrolet Spark, associée à une boîte de vitesses à 5 rapports, atteint 164 km/h. Les consommations s'établissent à 4,2 l/100 km sur autoroute, 5,1 l/100 km en cycle mixte et 6,6 l/100 km en ville. Elle mesure 3,64 m de long, 1,60 m de large et 1,55 m de haut, pour un empattement de 2,38 m, un réservoir de 35 litres et un coffre de 170 à 568 litres. Le moteur 4 cylindres en ligne de 16 soupapes, 1 206 cm³, développe 81 ch à 6 400 tr/min.
Sur ce segment, la Chevrolet Spark affronte la Peugeot 107 (à partir de 9 250 €), qui partage une base commune avec les Citroën C1 et Toyota Aygo, animée en essence par le pétillant 3 cylindres Toyota de 1 litre et 68 chevaux ou en diesel par le 1.4 de 54 chevaux fourni par PSA, avec une ligne globalement inchangée, fraîche et débordante de vitalité, ainsi que l'Opel Agila (à partir de 10 750 €), dans le très porteur créneau des minispaces, dont les seules concurrentes sont son clone la Suzuki Splash et la Renault Modus, plus spacieuse et tout aussi fonctionnelle grâce à ses dimensions plus généreuses et ses cinq portes et cinq places, avec trois motorisations au choix accouplées à des boîtes à 5 rapports.