Essai et avis Chevrolet Kalos Rebranding Daewoo
Simple changement d'étiquette ou vraie stratégie : en rebaptisant ses Daewoo coréennes du nom de Chevrolet, General Motors ne touche pas aux modèles, toujours bien placés côté prix. La marque américaine devient l'enseigne d'appel du groupe en Europe.
Les stratégies des constructeurs sont parfois surprenantes. Quel point commun peut-il en effet y avoir entre une Daewoo fabriquée en Corée et une Chevrolet ? A priori aucun, sauf que les deux marques dépendent du groupe General Motors, qui a décidé de donner aux produits coréens distribués en Europe le nom de la célèbre marque américaine.
L'image de la belle américaine en prend un sacré coup, mais cela servira peut-être, à terme, un constructeur qui a repris son ascension il y a deux ans, après la déconfiture du groupe Daewoo. L'avenir le dira. Ce qui est sûr, mais peu connu chez nous, c'est que Chevrolet est la marque d'appel de General Motors dans de nombreux pays, et qu'elle aura en Europe la mission d'épauler les Opel et les Saab. Au consommateur de s'y retrouver !
Pour vous aider, disons que le changement de nom n'affecte en rien les modèles ex-Daewoo, toujours bien placés en prix. La Chevrolet Kalos, par exemple, une cinq portes du gabarit de la Peugeot 206 ou de la Hyundai Getz, continue sa carrière sans autre changement que son logo. La nouveauté est qu'elle est désormais complétée d'une version à trois portes visant une clientèle plus jeune. Aussi compacte, elle se remarque à ses flancs plus dynamiques, ses bas de caisse en relief, ses boucliers différents, et, sur la version Sport, à ses jantes en alliage et à son aileron en haut du hayon. Pas de nouveautés en revanche sous le capot.
Aucun diesel n'étant encore disponible, il faut choisir entre le 1.2 l de 72 ch, qu'il faut vraiment solliciter pour avoir du répondant, ou le 1.4 l de 94 ch, également bruyant quand il monte en régime. L'agrément de conduite pâtit de la commande imprécise des vitesses, même si le 1.4 l est proposé avec une boîte automatique, et d'une suspension autorisant un peu trop de roulis. Quant au coffre, il conserve la faible contenance de celui de la cinq portes. Au bilan, la Kalos plaira pour son look original, son habitabilité et son rapport prix-équipements. Reste à chacun d'apprécier la valeur de son logo.
Parmi les points forts : une ligne sympathique, un bon rapport prix-équipements, l'habitabilité, une planche de bord plaisante, le confort et des vitres arrière entrouvrables. Côté points faibles : l'agrément des moteurs et des boîtes, une commande des vitesses imprécise, l'insonorisation, une tendance au roulis, la consommation et la capacité du coffre.
Côté fiche technique, la Kalos est une traction, berline 3 portes et 5 places, longue de 3,88 m, large de 1,67 m et haute de 1,49 m. Son coffre affiche 220 litres et son réservoir 45 litres. Les moteurs essence se déclinent en 1,2 l (1 150 cm3, 72 ch) et 1,4 l (1 399 cm3, 94 ch), associés à une boîte manuelle à 5 rapports ou automatique à 4 rapports, cette dernière en option sur le moteur 1,4 l. Les consommations normalisées en urbain, extra-urbain et mixte s'établissent à 8,4, 5,5 et 6,6 l/100 km pour le 1,2 l, et 9,1, 6 et 7 l/100 km pour le 1,4 l.
La Chevrolet Kalos face à ses concurrentes
Face à elle, deux rivales se distinguent. La Hyundai Getz, à partir de 9 550 euros, loin des changements agitant Daewoo, représente une autre marque coréenne aujourd'hui bien établie ; également disponible en 3 ou 5 portes, elle propose des moteurs 1,1 l et 1,3 l de 63 et 85 ch, mais aussi un diesel 1,5 l CRDi de 82 ch, à des prix également bien placés. La Toyota Yaris, également à partir de 9 550 euros, bénéficiant de l'image du grand constructeur japonais et de sa fabrication en France, a le vent en poupe ; en attendant d'évoluer en fin d'année, elle reste une très compacte 3 ou 5 portes, motorisée par trois blocs essence de 65, 85 et 105 ch, son diesel 1,4 D-4D de 75 ch lui donnant une consommation mesurée.