Essai et avis BMW Série 4
Plus grande que la Série 3 berline dont elle reprend les lignes, la Série 4 gagne en habitabilité arrière et en coffre, avec un centre de gravité abaissé de 5 cm. Performances et consommation convainquent, mais la sonorité à froid reste timide.
Le style de cette nouvelle BMW affiche les références stylistiques de la Série 3 berline. Et pourtant, les différences sont notoires, puisque la mise en commun se limite aux rétroviseurs et au capot pour la partie carrosserie. Du coup, la Série 4 grandit de 26 mm en longueur (4,64 m), 43 mm en largeur (1,83 m) et 50 mm au niveau de l'empattement (2,81 m), tandis que les voies sont élargies. Cela profite à l'habitabilité, avec deux places généreuses à l'arrière, et au coffre, en progrès de 35 litres par rapport à la berline, tout en lui conférant une robe fort élégante.
À l'intérieur, on se retrouve en revanche en terrain connu, la planche de bord étant une reprise à l'identique de la Série 3, avec une orientation côté conducteur pour le plus grand bonheur des « béhémistes ». Quant au centre de gravité de cette Série 4, il a été abaissé de 5 cm, une aubaine pour l'agrément de conduite, même si le constructeur bavarois s'adresse plus aux amateurs de belles poupes qu'aux férus de sensations fortes. Il n'empêche qu'avec son train avant d'une précision millimétrée, sa répartition des masses à 50/50 et sa résistance en torsion améliorée de 60 %, ce coupé fait oublier qu'il est mû par une propulsion.
Pour son lancement, la BMW Série 4 propose deux moteurs essence : en entrée de gamme, la 428i, dotée d'un quatre cylindres turbocompressé de 245 ch d'une réelle polyvalence, et la 435i, forte de 306 ch, seule à disposer d'un six cylindres 3.0 turbo capable de faire grimper très haut l'aiguille du compte-tours. La transmission intégrale xDrive est proposée sur ces deux versions. Côté diesel, on retrouve le 2.0 turbo de 184 ch, idéal pour les avaleurs de macadam, tant les transmissions se montrent douces.
Notre avis sur la BMW Série 4
Points forts
- L'habitabilité
- Le coffre
- La consommation
- Les performances
Points faibles
- La sonorité à froid
- Le comportement
- Un caractère de la mécanique un peu en retrait
Sur le plan technique, le 4 cylindres en ligne de 1 995 cm³ développe 184 ch à 4 000 tr/min et 380 Nm de couple à 1 750 tr/min, associé à une boîte manuelle à 6 vitesses, pour une vitesse maximale de 240 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en 7''5. La consommation mixte constructeur s'établit à 4,7 l/100 km pour des émissions de CO2 de 124 g/km. Le coupé mesure 4,63 m de long, 1,82 m de large et 1,36 m de haut, pour un réservoir de 57 litres et un coffre de 445 litres.
Sur ce segment, la BMW Série 4 affronte l'Audi A5 Sportback (à partir de 33 900 €) qui, à l'occasion de son restylage, a gagné en sobriété ; même si le châssis n'est plus de première jeunesse, la fermeté des suspensions préserve le confort et la direction reste franche et informative, la gamme ayant gagné des chevaux tout en réduisant sa consommation. Elle croise également la Mercedes Classe C (à partir de 33 900 €), sans conteste l'une des plus belles berlines proposées par Mercedes sur le segment des familiales haut de gamme, sûre, confortable, bien insonorisée et agréable à conduire, les diesel profitant des améliorations auparavant réservées aux motorisations plus musclées.