Essai et avis BMW Série 3 Touring Présentation
Fidèle à la tradition du break élégant plutôt que pratique, la Touring Série 3 garde la longueur de la berline pour un coffre figé à 460 litres, extensible à 1 385 litres. Agrément et finition, mais coffre et options restent des points faibles.
C'est devenu une tradition chez BMW. Depuis la deuxième génération de sa Série 3, apparue au début des années 80, la marque allemande propose une version break appelée Touring, destinée à une clientèle désirant rouler autrement que dans une berline classique à quatre portes. Le but n'a donc jamais été de pouvoir déménager un buffet Henri III, mais d'offrir le côté pratique d'une dynamique version à cinq portes. Concepteurs et designers y sont parvenus en donnant beaucoup de classe à ce break, sous une ligne restée discrète, tout en conservant la longueur de la berline.
La contenance du coffre en fait les frais, puisqu'elle demeure figée à 460 litres. Mais en repliant les deux dossiers, séparés en deux parties 60/40, de la banquette, le volume atteint 1 385 litres, et les aménagements ne manquent pas : le seuil de coffre abaissé facilite le chargement, l'ouverture séparée de la lunette arrière évite d'ouvrir systématiquement le hayon pour charger de petits objets, le cache-bagages peut se replier automatiquement et un filet de séparation du compartiment arrière est monté de série. Un pack proposé en option pour 250 €, ou monté de série avec la finition Luxe, permet d'améliorer le rangement.
Les options, comme il est de coutume chez BMW, ne manquent d'ailleurs pas : crochet d'attelage à déverrouillage électrique se repliant derrière le bouclier, suspension sport ou encore projecteurs directionnels. Le filtre à particules, monté de série avec le puissant 6 cylindres diesel de 231 ch de la très agréable 330d, est en revanche facturé 600 € sur la 320d, équipée d'un quatre cylindres de 163 ch. C'est ce moteur, suffisamment performant et à la consommation encore plus attractive, qui fera à juste raison le succès du Touring : un break confortable et très plaisant à conduire, malgré une direction très sensible au bombé de la route. Et comme BMW ne veut pas être en reste par rapport à Audi, le Touring est aussi proposé avec une transmission sur les quatre roues, un plus certain pour affronter les routes hivernales.
Notre avis sur la BMW Série 3 Touring
Points forts
- Un design réussi
- L'agrément de conduite et le confort
- Le compartiment arrière
- Les performances
- La finition
- La disponibilité en versions à quatre roues motrices
Points faibles
- Les prix élevés
- La contenance du coffre
- Une direction sensible au profil de la route
- La sonorité des diesel en accélération
- L'espace aux places arrière
- Le nombre important d'options
Cette BMW Série 3 Touring, à propulsion, se décline en break 5 portes et 5 places, pour une longueur de 4,52 m, une largeur de 1,81 m et une hauteur de 1,41 m. Le coffre offre de 460 à 1 385 litres, pour un réservoir de 63 litres en essence et 61 litres en diesel. La gamme essence propose un 2 litres de 150 ch, un 2,5 litres de 218 ch et un 3 litres de 258 ch, tandis que le diesel se décline en 2 litres de 163 ch et 3 litres de 231 ch, tous associés à une boîte manuelle à 6 rapports. La consommation mixte normalisée s'établit à 7,6 l/100 km pour la 320i, 8,6 l/100 km pour la 325i, 8,9 l/100 km pour la 330i, 5,9 l/100 km pour la 320d et 6,7 l/100 km pour la 330d.
Sur ce segment des breaks premium, la BMW Série 3 Touring affronte l'Audi A4 Avant (à partir de 27 620 €), à peine plus longue, qui joue la carte d'une élégance discrète et d'une très bonne finition, avec un coffre un peu plus petit de 442 litres et de nombreuses versions Quattro, ainsi que la Peugeot 407 SW (à partir de 27 620 €), mieux placée en prix mais aux motorisations moins performantes, qui se distingue par un design plus original et un gabarit plus imposant de 4,76 m, pour un coffre de 448 litres et des diesel de 110 et 136 ch.