Essai et avis Opel Astra 4,42 m
Avec 17 cm de plus, la nouvelle Opel Astra s'installe parmi les plus longues compactes, sans que son coffre (351 litres) n'en profite. En contrepartie, elle multiplie les rangements astucieux, jusque dans un tiroir sous le siège passager.
Première impression : la fameuse virgule latérale, cette fois inversée, qui englobe les portières. Un rappel direct à la grande sœur, dont le design a convaincu. L'avant bénéficie d'une calandre affinée, de feux élancés et de formes arrondies : l'ensemble rompt avec la précédente génération.
Très compacte, elle grandit de 17 cm pour atteindre à présent 4,42 m, soit respectivement 12 cm et 22 cm de plus qu'une Mégane et qu'une Golf VI. Un gain qui, en revanche, ne se ressent pas sur le coffre (351 litres). La tablette, ajustable en 3 positions, permet toutefois d'aménager un plancher presque plat avec une banquette rabattue.
L'intérieur bicolore égaye l'habitacle avec plus de rangements (25 litres au total), à l'image de la mini-boîte à gants côté conducteur, des larges bacs de porte ou du tiroir situé sous le siège du passager avant. L'espace aux jambes à l'arrière est dans la moyenne de la catégorie, avec en bonus une très bonne garde au toit.
La version 1.7 CDTI de 125 ch s'imposera en chef de file. Avec une boîte manuelle à 6 rapports au maniement plutôt agréable, ce diesel brille par son silence, couplé à la très bonne insonorisation de l'auto. La consommation est des plus raisonnables, avec une moyenne de 4,7 l/100 km (6,5 l/100 km lors de notre parcours), soit 124 g/km de CO2 (200 € de bonus écologique).
Grâce à un nouveau châssis plus rigide, fort de ses voies élargies et d'un empattement augmenté, l'allemande bénéficie d'un système de suspensions adaptatives (FlexRide) qui s'adapte en permanence à la route. Sont aussi proposés : éclairage adaptatif bi-xénon, alerte de franchissement involontaire de ligne, système de reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse ou volant chauffant. Avec un tarif de 23 000 €, hors options, l'Astra 1.7 CDTI vise l'extra.
Parmi les points forts, on retient le compromis confort/comportement des suspensions, un comportement routier efficace et le volume du coffre. Les points faibles concernent l'absence de diesel intermédiaire (entre le 1.7 100 ch et le 1.9 150 ch) et l'absence de boîte automatique en diesel.
Face à elle, la Renault Mégane 3 (à partir de 18 400 €) a permis à Renault de trouver, pour cette troisième génération, le bon compromis en proposant tout d'abord une berline au style bien particulier. Le comportement s'avère enfin au niveau de la concurrence, avec une direction vraiment digne de ce nom, et l'on comprend mieux pourquoi cette Mégane a tout pour s'imposer sur le marché des compactes, d'autant que les tarifs n'ont pas subi d'inflation démentielle et que la majorité des moteurs diesel profitent d'un bonus de 700 €. La VW Golf VI (à partir de 16 180 €) se place assez bien côté tarifs face à ses rivales françaises, avec une augmentation de prix limitée par rapport à la génération précédente, de 100 à 200 € sur la plupart des motorisations, et même une baisse notable sur la TSI 122 (et sur la DSG7) ; les progrès se situent en qualité de fabrication et en silence de fonctionnement, où elle redevient la référence de la catégorie, et en définitive par une belle homogénéité d'ensemble, qui en fait à nouveau une valeur sûre.