Essai et avis Fiat Abarth Punto Evo
Pour faire renaître l'esprit Abarth, la Punto Evo en version sportive gagne 10 % de performances et 15 % de caractère, tout en réduisant consommation et CO2 de 10 % grâce à la technologie MultiAir et au Start & Stop.
Pour faire renaître le scorpion Abarth (hommage au signe zodiacal de Carlo Abarth), Fiat a eu l'idée ingénieuse de s'appuyer sur les versions sportives de ses modèles connus. Après la 500 puis la Punto, voilà la Punto Evo en mode « GTI ».
Même si la Grande Punto avait été restylée à l'automne 2009, sa version sportive n'avait pas encore évolué. Par rapport à sa devancière, cette nouvelle version passe la vitesse supérieure, en ne se contentant pas d'accroître ses performances (+10 %) et son caractère explosif (+15 %). Grâce à la technologie MultiAir (sur le 1.4 turbo 16V) et au système Start & Stop, les « sorciers Abarth » sont parvenus à réduire les consommations et les émissions de CO2 (-10 %). Ce supplément d'âme est censé renforcer sa présence dans le cœur des jeunes passionnés.
Dans sa livrée blanche et rouge caractéristique, avec son diffuseur arrière et ses ailes élargies, la bombinette italienne ne manque vraiment pas d'allure. C'est toutefois sous le capot que se nichent les principales modifications, avec l'adoption du 1.4 MultiAir à pilotage électrohydraulique des soupapes, qui gagne ainsi 10 ch pour passer à 165 ch.
Puissante, souple et performante, l'Abarth Punto Evo est vraiment « l'arme » idéale pour se mouvoir sur les routes tortueuses. Comme sur la MiTo, un « manettino » façon Ferrari sur la console centrale donne le choix au conducteur entre un mode de conduite Normal ou Sport, ce dernier révélant le caractère plaisant et vif de la voiture. Selon la sélection, la réponse de l'accélérateur, le tarage de la direction, le transfert de couple et le temps de réponse au freinage s'en trouvent modifiés.
Avec son moteur prometteur, son esthétique réussie et son prix inférieur à 20 000 €, la Punto Evo devrait marquer de son empreinte le monde des petites sportives.
Parmi les points forts : le style sportif, un châssis réactif, le comportement routier et un équipement généreux. Côté points faibles : la lisibilité de l'ordinateur de bord, l'absence de roue de secours et une sonorité jugée trop « gentille ».
Couple de 250 Nm à 2 250 tr/min, boîte de vitesses mécanique à 6 rapports, vitesse maximale de 213 km/h. Consommation mixte (données constructeur) : 6,0 l/100 km (cycle urbain : 8,1 l/100 km). Longueur 4,06 m, largeur 1,72 m, hauteur 1,49 m, coffre de 275 à 1 030 litres, CO2 : 142 g/km. Moteur 4 cylindres en ligne essence de 1 368 cm3, puissance de 165 ch à 5 500 tr/min.
Parmi les rivales de l'Abarth Punto Evo, la Clio RS (à partir de 23 200 €), lors de son restylage, ne s'est pas contentée d'améliorer son look : la puissance de son moteur 2.0 atmosphérique a été portée à 203 ch, alors que la consommation résistait à cette poussée. En revanche, côté émissions de CO2 (195 g/km), pas de miracle, même si les valeurs sont à la baisse ; grâce à un travail sur la cartographie et à la nouvelle culasse, le couple a gagné près de 20 % à bas régime. Autre rivale, l'Alfa MiTo 170 (à partir de 21 100 €) : pour rivaliser avec les autres citadines haut de gamme, la version destinée à rappeler le passé sportif de la marque (Quadrifoglio Verde), combinée au bloc moteur 1.4 de 170 ch MultiAir, est fort séduisante. En revanche, il n'en va pas de même du châssis hérité de la Fiat Grande Punto, qui manque de caractère : les amateurs de sensations fortes passeront leur chemin.