Essai et avis Renault Koleos
Conçu par Renault, développé par Nissan et fabriqué en Corée par Samsung, le Koleos arrive tard mais mûrement réfléchi sur le segment des SUV. Aussi long qu'un Grand Scénic, il séduit par son habitabilité et ses nombreux rangements.
À ceux qui s'étonnent de l'arrivée tardive du Koleos sur le marché, Renault répond que la marque a pris son temps pour analyser les tendances et interroger les clients. Le temps est donc venu de découvrir ce « crossover 4x4 », conçu pour parcourir les cinq continents et ferrailler avec les SUV les plus en vue. Sa recette ? Une ligne sage à l'avant rappelant les berlines au losange, un arrière dynamique, et surtout une polyvalence d'usage propre à séduire les propriétaires de monospaces comme de 4x4.
Sans oublier une répartition des tâches qui ne choquera personne aujourd'hui : Renault a imaginé et dessiné le Koleos, Nissan l'a développé et Samsung, filiale de Renault à 80 %, le construit en Corée. Aussi long qu'un Grand Scénic, mais plus haut de quelques centimètres et plus lourd, il offre aussi une belle habitabilité, de nombreux rangements (y compris sous les pieds des passagers arrière) et se distingue par sa large planche de bord avec cadrans regroupés face au conducteur.
Le coffre, on y accède par un hayon en deux parties, pas toujours pratique mais utile si l'on veut s'asseoir tout à l'arrière, jambes pendantes. Quant aux deux parties de la banquette arrière, elles se rabattent automatiquement à plat pour former un plancher plat. Disponible avec la carte de démarrage mains libres et un frein de stationnement électrique, le Koleos se conduit très facilement et offre un confort de roulage remarquable, y compris en hors-piste, un terrain où la transmission sur les quatre roues, issue du Nissan X-Trail, apporte une aide précieuse, avec une répartition du couple allant jusqu'à 50 % sur chaque essieu.
Il est aussi proposé en deux roues motrices pour une utilisation plus urbaine, à 2 000 € de moins. Bien motorisé par le 2 l dCi de 150 ch, un moteur silencieux qui n'évite hélas pas le malus, le Koleos se montre très agréable à conduire, mais il se penche trop en virage. Il donne en tout cas envie de partir en voyage.
Parmi ses points forts : des prestations générales solides, le confort, la vie à bord, l'agrément de conduite, une direction douce et des prix bien placés. Côté points faibles : des suspensions trop souples, la consommation, des sièges « à l'allemande », un hayon peu pratique, une modularité imparfaite et un poids élevé.
Il s'agit d'un véhicule à traction ou quatre roues motrices, 5 portes, 5 places, long de 4,52 m, large de 1,85 m et haut de 1,69 m, avec un coffre de 450 à 1 380 litres et un réservoir de 65 litres. La gamme comprend un moteur essence 2.5 l de 170 ch et des diesels 2 l dCi de 150 et 175 ch, associés à une boîte à 6 rapports, manuelle ou automatique avec le dCi 150. Les consommations mixtes normalisées vont de 7,2 l/100 km (dCi 150 en 4x2) à 9,9 l/100 km (2.5 l en 4x4).
Face à lui, le Volkswagen Tiguan, à partir de 27 900 €, plus court de 10 cm que le Koleos, est, avec le Nissan Qashqai, le principal rival du Toyota RAV4 ; bien présenté et doté d'une banquette coulissante, il est un peu moins confortable, avec un 2 l diesel TDI de 140 ou 170 ch, disponible uniquement en 4x4. Le Peugeot 4007, également à partir de 27 900 €, dérivé du Mitsubishi Outlander, est un grand 4x4 de 4,63 m de long, moins maniable, mais compte deux places d'appoint dans le coffre ; plus lourd que le Koleos, il n'est motorisé que par un 2.2 l diesel HDi de 156 ch, sans pour autant consommer plus. Chez Citroën, le C-Crosser commence à 31 950 € en cinq places.