Essai et avis Kia Soul Électrique
La Kia Soul surprend par ses lignes franches, presque sorties d'une bande dessinée, avec une allure de 4x4 qui cache une simple traction aux dimensions proches d'un C3 Picasso. Une citadine qui mise sur l'exotisme plutôt que sur la raison.
« Le pouvoir de surprendre », tel est le slogan de Kia, l'une des deux marques du groupe Hyundai-Kia, récemment devenu cinquième constructeur mondial d'automobiles derrière Toyota, GM, Ford et Volkswagen. Pleine d'ambition, la marque coréenne ne cesse d'élargir son offre et surprend aujourd'hui avec sa Soul, une voiture compacte aux lignes franches semblant sortir d'une bande dessinée.
Malgré son aspect costaud et son importante garde au sol, ce n'est cependant pas un 4x4 mais une traction, dont les dimensions correspondent à peu de chose près à celles du C3 Picasso. À la différence de ce dernier, qui sera commercialisé en février, la Soul n'est pas un petit monospace. Il faudra attendre courant 2009 pour découvrir la proposition de Kia dans ce domaine.
La Soul, qui est fabriquée en Corée et dont le premier marché sera l'Amérique du Nord, c'est le dépaysement, l'exotisme. Elle est destinée aux « jeunes de cœur et d'esprit » et privilégie intérieurement l'habitabilité plutôt que la modularité. La preuve : la banquette ne coulisse pas, l'assise arrière est fixe, seul le dossier arrière 60/40 peut être rabattu pour agrandir le petit coffre au seuil haut perché. Dommage, le bac compartimenté posé sous le tapis au-dessus de la roue de secours galette est pratique, mais sa qualité laisse à désirer.
Qu'importe, la Soul plaira à ceux qui craquent pour son design, son vaste habitacle et sa planche de bord avenante avec sa façade centrale judicieusement inclinée. La position de conduite en hauteur rassure et les puissants moteurs permettent à cette compacte, à l'aise en ville, de bien se comporter sur les longs parcours.
Bien placée en prix, la Soul séduira aussi par ses équipements importants montés de série (ESP, radio, clim), malgré l'impasse faite sur certains autres. Et puis, grâce à une liste d'accessoires très fournie, chacun pourra équiper sa Soul selon ses goûts, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, à condition de mettre la main au portefeuille.
Parmi les points forts relevés lors de cet essai : un look décalé, une bonne habitabilité, des moteurs à la hauteur, du confort, de la maniabilité et la possibilité de personnalisation. Côté points faibles, on note une insonorisation perfectible, un coffre modeste, une modularité basique, un choix d'équipements parfois contestable, l'absence d'ordinateur de bord et un réseau de concessionnaires encore peu dense.
Côté fiche technique, la Soul est une traction 5 portes et 5 places, longue de 4,10 m, large de 1,78 m et haute de 1,61 m, avec un coffre de 222 à 818 litres et un réservoir de 48 litres. Elle est proposée avec un moteur essence 1,6 l de 126 ch (7 CV) ou un moteur diesel 1,6 l CRDi de 128 ch (7 CV), associés à une boîte manuelle à 5 rapports ou, en option avec le diesel, à une boîte automatique à 4 rapports. Les consommations normalisées en cycle mixte s'établissent à 6,5 l/100 km (154 g/km de CO2) pour l'essence et 5,2 l/100 km (137 g/km) pour le diesel.
La Kia Soul face à ses concurrentes
Face à ses rivales, la Kia Soul affronte notamment le Renault Grand Modus, qui rivalise presque en longueur mais se montre plus étroit et un peu moins habitable, tout en bénéficiant d'une banquette coulissante et d'un coffre plus grand et plus accessible ; ce petit monospace au design classique est disponible en essence ou avec des diesels de 65, 85 et 105 ch, à partir de 15 600 €. Le Suzuki SX4, du même gabarit mais aux lignes plus arrondies, ressemble davantage à une berline surélevée ; bien équipé de série, il propose un moteur essence de 107 ch et deux diesels de 90 et 120 ch à partir de 17 790 €, et a l'avantage d'être disponible en traction ou en quatre roues motrices, même s'il se montre un peu bruyant et ferme en suspensions, avec une capacité de coffre moyenne.