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Essais

Essai et avis Kia Sorento 3e génération

Sept places, transmission intégrale et finitions dignes du haut de gamme : le Kia Sorento troisième génération ose défier Audi Q7, BMW X5 ou Volvo XC60. Un pari osé pour une marque qui n'a pas encore l'image des labels allemands.

Essai Kia Sorento, vue de l'extérieur

Sept places, quatre roues motrices, un équipement digne d'une gamme premium : la troisième génération du Sorento affiche d'emblée sa vocation familiale, avec une présentation soignée. Vaisseau amiral de la marque qui nourrit de grandes ambitions à l'international, le coréen vient défier les stars européennes, 4x4 de luxe et SUV généralistes tels que l'Audi Q7, le BMW X5, le Volvo XC60 ou le Volkswagen Touareg. En a-t-il les moyens ? Si la firme asiatique n'a pas encore l'image des labels d'outre-Rhin, elle dispose cependant de sérieux atouts, notamment une qualité de fabrication revue à la hausse.

Allongé de près de 10 cm par rapport à son prédécesseur, avec 4,78 m, le Kia Sorento ne fait pas dans l'originalité tout en affichant un look agréable. La face avant arbore une calandre massive en nid-d'abeilles et des projecteurs effilés. La ligne de pavillon est surbaissée, tandis que l'arrière se caractérise par des épaulements plus proéminents.

L'intérieur fleure bon le haut de gamme. Les matériaux nobles côtoient des plastiques désormais moussés, et les assemblages rivalisent avec les références allemandes. L'habitabilité conviendra à une famille nombreuse, malgré une garde au toit un peu juste à l'arrière. Point fort de ce modèle, la troisième rangée offre deux sièges supplémentaires, dont le seul défaut est la difficulté d'accès. Les rangements sont nombreux et la modularité bien étudiée. Le coffre est au diapason, avec une capacité de 605 litres en configuration cinq places et 1 722 litres sièges rabattus.

La motorisation est unique, avec un quatre cylindres diesel porté à 200 ch. Ce bloc suffit à déplacer les 1 950 kg de ce mastodonte, à son aise dans les grands espaces. En revanche, il ne faut pas trop lui en demander dans les relances, notamment avec la boîte automatique un peu paresseuse, la boîte mécanique restant plus agréable. La douceur des suspensions, l'insonorisation poussée, la direction précise et la traction intégrale sécurisante ajoutent au confort global de ce SUV de standing, qui apprécie moyennement d'être brusqué sur les routes sinueuses. Lourd sur ses appuis, il prend un peu de roulis malgré le correcteur d'assiette et s'avère pataud. La sportivité n'est pas la vocation de ce Kia, qui offre pourtant un agrément de fonctionnement digne d'une bonne berline, avec le volume en plus, sept places comme le Hyundai Santa Fe, mais une consommation supérieure à 9 litres.

Ce véhicule, mieux adapté au marché américain puisqu'il n'existe pas en version cinq places, progresse en qualité perçue, habitabilité, dotation et contenu technologique. Ne bénéficiant pas de la légitimité du premium, il lui reste à se faire un nom : pour une somme dépassant les 45 000 euros, la concurrence s'affiche en effet avec des blasons plus prestigieux.

Une habitabilité généreuse, la finition, la traction intégrale, le confort routier et le rapport prix-équipement comptent parmi les points forts de ce Sorento. On lui reproche en revanche l'accès à la troisième rangée, une boîte automatique lente, une direction démultipliée et un comportement pataud.

Sur la fiche technique, ce Sorento atteint 203 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 9,0 secondes en boîte manuelle ou 9,6 secondes en automatique, pour une consommation mixte de 6,1 l/100 km (BVM) ou 6,7 l/100 km (BVA). Il mesure 4,780 m de long, 1,890 m de large et 1,685 m de haut, pour un poids de 1 932 à 1 953 kg, un réservoir de 70 litres, un coffre de 142 à 1 662 litres et des émissions de CO2 de 161 g/km (BVM) ou 177 g/km (BVA). Le moteur 4 cylindres en ligne, à turbo à géométrie variable et 2 199 cm3, développe 200 ch à 3 800 tr/min et un couple de 441 Nm entre 1 750 et 2 750 tr/min, pour une transmission intégrale et une boîte mécanique ou automatique à 6 rapports.

La Kia Sorento face à ses concurrentes

Face à lui, le Volkswagen Touareg V6 3.0 TDi, à 60 310 €, avec son V6 d'entrée de gamme de 204 ch, est parfait pour déplacer cet imposant SUV allemand de plus de 2 tonnes ; pratique au quotidien avec ses 400 litres de coffre, il reste assez facile à conduire malgré son gabarit respectable. L'Audi Q5 V6 3.0 TDi, à 51 500 €, rivalise de douceur et d'aisance, sa puissance de 245 ch lui conférant un superbe agrément de conduite ; la prise de roulis y est toujours aussi bien dominée en courbes, et son intérieur se montre irréprochable en matière de qualité de fabrication.

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