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Essais

Essai et avis Hyundai i10

Plus courte qu'une Twingo mais proposée en 5 portes et 5 places, la Hyundai i10 vient succéder à la pâle Atos Prime en partageant de nombreux éléments avec la Kia Picanto, tout en offrant un peu plus de place aux jambes à l'arrière.

Hyundai i10 : une citadine dans l’air du temps

Dans un marché automobile placé sous le signe du bonus écologique, les petites voitures retiennent d'autant plus l'attention que les conditions de circulation en agglomération deviennent plus difficiles. La nouvelle Hyundai, moins longue qu'une Twingo, arrive donc au bon moment, au sein d'une gamme plutôt connue pour ses 4x4, les réputés Tucson et Santa Fe, pour succéder à la pâle Atos Prime et rivaliser avec des citadines comme les Fiat Panda et 500, les Toyota Aygo, Peugeot 107 et Citroën C1, ou la Renault Twingo.

Mais, à la différence de cette dernière, la i10 compte cinq portes et cinq places. C'est une petite berline correctement présentée qui partage de nombreux éléments communs avec la Kia Picanto, née en 2004 et restylée fin 2007. Si elle en a conservé la faible largeur, elle offre un peu plus de place aux jambes des passagers arrière, et curieusement, à peine plus de garde au toit malgré 7 cm de plus en hauteur. Les dimensions de son coffre sont, en revanche, plus généreuses et offrent un volume à bagages convenable pour la catégorie, plus destiné de toute façon à recevoir les achats du supermarché que des sacs de voyage.

Car, bien sûr, la Hyundai i10 est d'abord faite pour la ville, où elle donne satisfaction par son agilité et son agrément de conduite. Son moteur essence de 66 ch s'y comporte comme il faut, mais montre vite ses limites sur des parcours moins urbains. Pour plus de polyvalence d'usage, le petit 1.1 litre diesel de 75 ch conviendra mieux, même si ses trois cylindres engendrent des vibrations au ralenti qui nuisent à l'agrément. La consommation y gagne de toute façon, avec à la clé, comme pour l'essence, un bonus de 700 euros.

Comme Hyundai y ajoute systématiquement une remise de 1 000 euros, le prix d'appel de la i10 tombe à 7 990 euros, à comparer toutefois aux promotions de la concurrence, tout comme l'équipement, qui inclut de série l'autoradio, la direction assistée et trois ans de garantie avec kilométrage illimité.

Lors de l'essai, un bon rapport prix/prestations, des lignes dynamiques et plaisantes, la maniabilité, l'habitabilité, le coffre et la garantie ont constitué les principaux points forts. Des performances limitées en essence, les vibrations du diesel, une modularité sans plancher plat, une légère sensibilité au roulis et l'indisponibilité de certains équipements ont en revanche été relevés comme points faibles.

Sur la fiche technique, cette i10 en traction, berline, 5 portes, 5 places, mesure 3,56 m de long, 1,59 m de large et 1,55 m de haut, pour un coffre de 225 litres et un réservoir de 35 litres. Le moteur essence 1.1 litre (66 ch, 4 CV) et le moteur diesel 1.1 litre CRDi (75 ch, 4 CV) sont associés à une boîte manuelle à 5 rapports. Les consommations normalisées en cycle mixte s'établissent à 5 l/100 km pour l'essence, avec 119 g/km de CO2, et à 4,3 l pour le CRDi, avec 114 g/km.

Sur ce segment, la i10 doit composer avec la Kia Picanto, à partir de 7 990 euros, plus attirante depuis son restylage et fabriquée en Corée, qui débute à pas cher avec un petit 1 litre de 62 ch ; son 1.1 litre de 65 ch, avec un bonus de 200 euros, et son diesel, avec un bonus de 700 euros, équipent aussi la i10, la Picanto étant proposée en trois niveaux de finition à partir de 9 690 euros en diesel, avec une boîte automatique en option sur le 1.1 essence. Elle affronte aussi la Toyota Aygo 5 portes, à partir de 7 990 euros, disponible aussi en 3 portes pour 300 euros de moins ; comme ses cousines Citroën C1 et Peugeot 107, elle est plus petite que la i10, maniable mais manquant de confort et de modularité, son petit trois cylindres essence de 1 litre et 68 ch et son 1.4 D de 54 ch bénéficiant du bonus de 700 euros.

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