Essai et avis Honda Jazz 1re génération
Avec sa ligne monocorps et sa conception astucieuse, qui libère l'espace intérieur grâce à une partie avant raccourcie, la Honda Jazz n'a rien à voir avec la terne Logo qu'elle remplace et s'impose comme une 5 portes étonnamment spacieuse pour sa taille.
Personne n'a retenu le nom de la précédente petite Honda, la Logo, une voiture trop banale et manquant de qualités pour rivaliser avec les productions européennes. La Jazz ne lui ressemble pas. C'est une 5 portes de la longueur d'une Clio, caractérisée par sa ligne monocorps et sa grande hauteur, 1,52 m, comme la future et prometteuse Citroën C3. Le positionnement des sièges n'est pas surélevé pour autant, et l'on dispose donc d'une grande place en hauteur, à défaut de pouvoir dominer la route. De la place, la Jazz en offre d'ailleurs beaucoup grâce à sa conception astucieuse.
La faible longueur de la partie avant, une caractéristique allant à l'encontre de la tendance actuelle mais qui ne devrait pas nuire à la sécurité en cas de choc frontal du fait de la forme adaptée de la structure, libère ainsi de l'espace dans l'habitacle, au bénéfice des jambes des passagers arrière. Quant à la contenance du coffre, elle est tout simplement remarquable et doit plutôt être comparée à celle des berlines de la catégorie supérieure. Comment Honda a-t-il fait ? Tout simplement en installant le réservoir d'essence en position centrale, sous les sièges avant, ce qui a permis d'abaisser le plancher arrière. Et ce n'est pas tout : la grande modularité de la banquette 2/3-1/3 laisse la possibilité de charger des objets très encombrants, en libérant très aisément jusqu'à 1 321 litres.
Mécaniquement, la Jazz reçoit un modeste moteur 1.2 de 78 ch, un peu bruyant à l'accélération, dont la plus grande qualité est de ne consommer que 5,5 l/100 km. Il n'y a pas d'autre choix, pas même de diesel, ce qui montre que Honda n'est pas encore vraiment à l'heure européenne. Les suspensions manquant de rigueur en amortissement l'illustrent également, tout comme la qualité ou le traitement décevants de certaines parties de l'habitacle. Et puis le tarif de la Jazz, disponible en une seule finition, est élevé. Il inclut la climatisation, mais pas les airbags latéraux, montés de série chez la concurrence.
Lors de l'essai, le design, la consommation, l'habitabilité et la place pour les jambes, la modularité et l'espace intérieur, la capacité du coffre, le dessin de la planche de bord et la maniabilité ont constitué les principaux points forts. Un seul moteur disponible en une seule finition, un prix élevé, l'absence de diesel, un amortissement imparfait, la qualité des matériaux intérieurs, la capacité du réservoir et les rangements arrière ont en revanche été relevés comme points faibles.
Sur la fiche technique, cette Jazz en traction, 5 portes, 5 places, mesure 3,83 m de long, 1,67 m de large et 1,52 m de haut, pour un coffre de 380 à 1 321 litres et un réservoir de 42 litres. Le moteur essence de 1 243 cm3 (5 CV, 78 ch) affiche des consommations de 6,8 l/100 km en cycle urbain, 4,7 l en extra-urbain et 5,5 l en cycle mixte.
Sur ce segment, la Jazz doit composer avec la Peugeot 206 1.4, à partir de 11 740 euros, qui offre en essence une gamme très large, sans parler du diesel avec le nouveau 1.4 HDi de 70 ch ; le moteur 1.4 essence délivre 75 ch pour une consommation de 6,6 l/100 km, avec un comportement meilleur que celui de la Jazz et quatre niveaux d'équipement au choix, pour un coffre de 245 litres. Elle affronte aussi la Toyota Yaris Verso, à partir de 11 740 euros, encore plus haute que la Jazz pour une longueur comparable, avec un coffre de 390 à 2 160 litres, mais moins gracieuse, avec une porte peu pratique en guise de hayon ; sa gamme, trois moteurs dont un diesel, débute avec un 1.3 de 86 ch pour une consommation de 6,4 l/100 km, avec une modularité astucieuse.