Essai et avis Hyundai Getz 2002
Douzième modèle d'une gamme déjà pléthorique, la Getz vient se glisser entre l'Atos Prime et l'Accent avec une silhouette haute qui facilite l'accès à bord et offre une habitabilité surprenante aux places arrière.
Alors que Hyundai fête ses dix ans en France, la marque continue de surprendre. Elle devrait terminer l'année 2002 avec des immatriculations en hausse de près de 30 % dans un marché en baisse. Elle le doit à son réseau, fort de 190 points de ventes et de services, et à sa gamme très large, déjà riche de onze modèles.
Le douzième s'appelle Getz, c'est une citadine polyvalente qui vient se placer entre la petite Atos Prime et l'Accent, dans une catégorie très encombrée où règnent la Clio et la 206. Totalement nouvelle, cette Getz suit la tendance des voitures hautes, sans pour autant rattraper la Citroën C3. Les occupants n'en sont pas moins assis un peu plus en hauteur que d'ordinaire, ce qui rend l'accès à bord plus aisé, sans que la garde au toit soit sacrifiée.
La bonne habitabilité de la Getz est confirmée à l'arrière par la grande place disponible pour les jambes des passagers. La contenance du coffre est en revanche moyenne. On peut l'augmenter en jouant sur l'inclinaison des dossiers (pour faire rentrer une grosse valise), ou en repliant assises et dossiers de la banquette 2/3-1/3 contre les sièges avant (et l'on dispose alors d'un grand plancher plat).
Classique et de qualité inégale, la planche de bord laisse beaucoup d'espace libre sur le dessus sans qu'il soit possible d'y ranger quoi que ce soit. Bien installé grâce aux réglages en hauteur du siège et du volant, on appréciera la conduite sans histoire de la Getz, qui se laisse mener sans difficultés, mais aussi sans passion. Son moteur 1.3 de 82 ch manque en effet de vigueur à bas régime et en reprises, et se montre bruyant dès qu'on le sollicite ouvertement.
Le confort est moyen, mais heureusement, la commande de boîte de vitesses donne toute satisfaction. Au bilan, la Getz n'égale donc pas les meilleures de son segment, mais peut compter sur un bon rapport prix/équipements, même s'il n'y a pas d'autoradio en finition GL de base. Elle a son mot à dire vis-à-vis de rivales aux noms bien plus connus.
Points forts : rapport prix/équipements, habitabilité, position de conduite, commande de boîte de vitesses, banquette 2/3-1/3 facilement rabattable, contenance du coffre, crochets permettant d'accrocher des sacs.
Points faibles : performances et reprises médiocres, confort moyen, qualité inégale des plastiques et de la sellerie, pas de commandes d'autoradio au volant, troisième point de la ceinture centrale arrière sur le pavillon, rangements limités.
Traction, berline 3 et 5 portes, 5 places. Longueur : 3,81 m. Largeur : 1,66 m. Hauteur : 1,49 m. Coffre : 240 à 987 litres. Réservoir : 45 l. Moteurs essence 1 086 cm3, 4 CV, 63 ch et 1 341 cm3, 5 CV, 82 ch. Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports. Consommation (l/100 km) en cycle urbain, extra urbain, mixte : 7,2 – 5 – 5,8 (moteur 1.1), 8 – 5,2 – 6,2 (1.3).
La Hyundai Getz face à ses concurrentes
Daewoo Kalos à partir de 9 900 €. Toute nouvelle elle aussi, la petite Daewoo est un peu plus longue que la Getz et aussi haute. Mais son coffre ne contient que de 195 à 735 litres. Cette autre coréenne n'est disponible qu'en 5 portes et avec un seul moteur, un 1.4 l développant 83 ch. La SE Pack (+ 1 000 €) reçoit l'air conditionné et une radio CD.
Toyota Yaris à partir de 9 900 €. Plus courte de 20 cm que la Getz, la petite Toyota a un coffre ne contenant que 205 l, mais sa banquette coulisse. Elle existe en 3 et en 5 portes et est motorisée par des moteurs de 1 l et 1.3 l développant 68 et 86 ch ainsi que par un turbodiesel 1.4 D-4D de 75 ch (à partir de 11 850 €). La sportive TS dispose de 106 ch.