Essai et avis Fiat Tipo SW L'achat malin
Tirant les leçons de la Bravo, qui ne se déclinait qu'en une seule carrosserie, la nouvelle génération Fiat se décline en trois variantes dont le break Tipo SW, spacieux et bien équipé, positionné nettement sous les tarifs des Golf SW ou 308 SW.
Si la génération précédente de Fiat Bravo a peiné à trouver son public, c'est parce qu'elle ne se déclinait qu'en une seule carrosserie. Avec sa remplaçante, et ses trois variantes (tri-corps 4 portes, 5 portes à hayon et break), l'erreur n'a pas été reconduite.
Pour ce retour à la source, Fiat a fait dans l'efficacité, le rationnel et la simplicité de conception, afin de se démarquer des références du segment C que sont les Golf SW, 308 SW et la nouvelle Mégane 4 Estate. S'appuyant sur un véhicule bien dessiné mais à l'architecture simple, spacieux et à l'équipement généreux, le positionnement tarifaire se situe bien en dessous de l'ensemble des breaks compacts : un argument de poids pour une clientèle peu encline à surpayer les technologies les plus évoluées et coûteuses.
Comme beaucoup de ces variantes, la Tipo présente bien. Elle dégage même une certaine prestance, grâce à une silhouette agréable et bien équilibrée, les lignes classiques et élégantes s'associant à un intérieur au style contemporain. Longue de 4,57 m, soit 20 cm de porte-à-faux arrière de plus que la berline à hayon, la soute gagne 110 litres pour atteindre 550 litres, avec la faculté de passer à 1 650 litres en faisant facilement basculer en 1/3-2/3 la banquette arrière pour obtenir un plancher plat. L'habitabilité se révèle honorable, identique à celle des berlines, même si le passager central arrière sera gêné en raison d'une garde au toit limitée.
Son comportement routier est par contre surprenant pour une voiture à vocation familiale, avec un toucher de route assez sec et ferme, la faute semble-t-il à des suspensions n'arrivant pas à absorber les fantaisies du macadam, notamment à vide. Quant au train avant, à cause d'une direction pas assez informative, il se montre un peu lourd.
Par contre, sous le capot, le bloc 4 cylindres turbodiesel 1.6 MultiJet de 120 ch est parfaitement adapté dans une certaine limite d'usage, même s'il se fait un peu trop entendre. Coupleux (320 Nm), juste ce qu'il faut pour faciliter les reprises, il s'avère le compagnon idéal pour les longues distances, d'autant que la boîte bénéficie d'un étagement pas trop long.
Confortable, spacieuse et dotée des technologies essentielles de nos jours, la Tipo SW a vraiment les arguments qu'il faut pour séduire.
Parmi les points forts : un tarif concurrentiel, une silhouette harmonieuse, l'habitabilité intérieure et l'équipement de base. Côté points faibles : un diesel bruyant, le comportement routier, des détails de finition et le filtrage de suspension.
Transmission avant, boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, vitesse maximale de 200 km/h, 0 à 100 km/h en 9''8. Consommation mixte de 3,7 l/100 km, CO2 : 98 g/km. Longueur 4,57 m, largeur 1,79 m, hauteur 1,51 m, empattement 2,64 m, réservoir de 55 litres, poids de 1 395 kg, coffre de 650 à 1 835 litres. Moteur 4 cylindres diesel de 1 598 cm3, puissance de 120 ch à 3 750 tr/min, couple de 320 Nm à 1 750 tr/min. Côté tarifs essence : 1.4 95 ch de 15 480 à 19 900 €, 1.4 T-Jet 120 ch de 19 990 à 21 490 € ; côté diesel : 1.2 MultiJet 95 ch de 17 990 à 20 990 €, 1.6 MultiJet 120 ch de 20 990 à 23 990 €.
Parmi les rivales de la Tipo SW, la Peugeot 308 SW 1.6 HDi 120 Feline (à partir de 30 850 €), reine du segment, profite d'un ensemble moteur/boîte très convaincant pour séduire les grands rouleurs. Ses qualités dynamiques, grâce à un châssis réactif, font référence dans la catégorie, et cette version est vraiment plaisante à mener, le confort étant également de la partie ; quant au volume de chargement, il force le respect (610 litres), malgré le peu de rangements à l'avant. Autre rivale, la Golf SW 1.6 TDI 110 BlueMotion Technology Lounge (à partir de 30 280 €), dont le positionnement est assez atypique, mais cela n'enlève rien à ses performances, alors que son confort demeure bien évidemment préservé. Sa ligne est certes quelconque, mais sur le macadam, l'efficacité de la transmission intégrale fait oublier les petits désagréments ; assez vaillant dans les tours, le moteur n'en reste pas moins linéaire.