Essai et avis Fiat Sedici Calandre plus massive
Avec sa calandre massive de baroudeur, le Fiat Sedici propose une transmission intégrale à trois modes, de la traction économique au verrouillage intégral pilotable d'un bouton. Le viscocoupleur répartit le couple jusqu'à 50/50.
L'offre 4x4, composée pour l'instant de la Fiat Panda 4x4 et de la Fiat Panda 4x4 Cross, est bien complétée, avec des prix compris entre 15 000 et 25 000 euros. Le Sedici affiche une calandre plus massive, de style baroudeur, débordant sur le bouclier. Il est doté d'une transmission intégrale fonctionnant grâce à trois modes, automatique, 4WD Lock et 2WD, sélectionnés à l'aide d'un bouton se trouvant entre les deux sièges avant.
Le choix entre deux ou quatre roues motrices est bien concret. Deux options sont possibles : le deux roues motrices, plus économique, et le 4WD-Auto. On est alors en traction avant, et le viscocoupleur intervient automatiquement dès que l'avant se met à perdre de l'adhérence, renvoyant l'excédent de couple aux roues arrière ; la répartition peut atteindre 50/50. Le mode 4WD-Lock, quatre roues motrices verrouillées, s'utilise en cas de besoin de traction maximale, et jusqu'à 60 km/h. Un parcours tout-terrain, même sans boîte courte, est assez bluffant, avec des angles d'attaque de 20 degrés, de sortie de 31 degrés, de franchissement de 18 degrés, et une garde au sol de 19 cm. Des critères convaincants, sachant qu'il ne s'agit pas d'un franchisseur pur et dur. La position de conduite est satisfaisante, même si elle pourrait être plus confortable latéralement ; la planche de bord est fonctionnelle, malgré un environnement très sobre.
Sous le capot, le 1.6 l essence de 120 ch et 156 Nm autorise un 0 à 100 km/h en 10,7 secondes et ne consomme que 6,2 l aux 100 km (6,5 l en 4x4). Mais on optera plutôt pour le 2.0 l Multijet diesel de 135 ch et 320 Nm de couple, qui ne consomme que 5,1 l aux 100 km. Deux niveaux de finition sont proposés, Dynamic et Émotion, le second avec jantes alliage 16 pouces, climatisation automatique, volant cuir multifonctions et protections avant et arrière. Seuls manquent le régulateur de vitesse et le radar de recul. Mais le Sedici est le premier véhicule de la marque à inclure une garantie de 3 ans ou 100 000 km, histoire d'accentuer encore un peu plus son aspect polyvalent.
Parmi les points forts : les lignes et la calandre, une boîte 6 vitesses efficace, et la maniabilité associée à la tenue de route. Côté points faibles : un bruit un peu fort du diesel, un manque de finitions et des options limitées.
Côté fiche technique, le Sedici dispose d'une boîte manuelle à 6 rapports, pour une vitesse maximale sur circuit de 180 km/h et un 0 à 100 km/h en 11,4 secondes. Il mesure 4,12 m de long, 1,76 m de large et 1,62 m de haut, pour un empattement de 2,5 m, un réservoir de 60 litres, un poids de 1 350 kg et un coffre de 270 à 670 litres. Son moteur diesel 4 cylindres turbo de 1 910 cm3 développe 120 ch à 4 000 tr/min pour un couple de 280 Nm à 2 050 tr/min, en transmission 4x4.
La Fiat Sedici face à ses concurrentes
Face à lui, deux rivales se distinguent. Le Suzuki SX4, à partir de 21 000 euros, se dote des mêmes modifications que le Sedici : des boucliers avant et arrière plus marqués donnant une touche plus dynamique au modèle, des jantes au dessin revu et un spoiler accentué, ainsi qu'un nouveau cadran de vitesse à l'intérieur de l'habitacle ; sous le capot, il sera alimenté par deux blocs essence. Le Daihatsu Terios, à partir de 19 990 euros, combine les aides au franchissement comme le contrôle de démarrage en côte (HAC) et le contrôle de descente (DAC) ; sur route, ce 4x4 compact bénéficie des aides à la conduite classiques comme l'ABS et le contrôle de stabilité (VSC). S'il se montre globalement sûr et sécurisant, le Terios pâtit de suspensions à la détente trop sèche ; en ville, en revanche, le Daihatsu est à l'aise et facile à manœuvrer.