Essai et avis Fiat Panda Seconde génération
Plus grande de 13 cm que l'originale dessinée par Giugiaro, la nouvelle Fiat Panda reprend la recette gagnante : 4 vraies places, prix intéressants et motorisations éprouvées, du 1.2 Fire increvable au diesel 1.3 Multijet de 70 ch.
Pare-brise plat, surfaces planes, lignes anguleuses tirées au cordeau par Giugiaro : en 1980, certains avaient ironiquement traité la Panda d'« automitrailleuse ». Rustique, solide, offrant un volume intérieur incroyable et très modulable, elle a vite conquis une vaste clientèle.
Avec 3,54 m (+13 cm), 4 vraies places, un intérieur pratique, une bonne bouille sympathique et des prix intéressants, la nouvelle Panda reprend la même recette à succès. Signe d'une époque avide de confort et de sécurité passive, la mama Panda de base de 1980 (750 cm3, 34 ch, 700 kilos) s'efface devant sa fille plus musclée (1 100 cm3, 54 ch, 840 kilos), qui peut aller jusqu'à 935 kilos avec le diesel 1.3 Multijet 16V de 70 ch. La motorisation intermédiaire, 1.2 de 60 ch, reprend l'increvable Fire à 8 soupapes ; elle offre d'excellentes prestations dans les finitions moyennes et hautes.
On évitera les versions « premier prix », trop dépouillées, alors que les autres sont équipées comme les grosses, avec options climatisation, airbags, ESP. On apprécie aussi le design de la planche de bord, avec toutes les commandes regroupées, levier de vitesses compris, sur une console centrale très pratique. Cette technique, initiée par Peugeot (806), facilite la conduite ; la boîte et la direction électrique sont hyper douces, les commandes bien placées.
Conçue pour 4 adultes, la Panda n'offre une 3e ceinture arrière qu'en option chez Fiat. Un intérieur gai, de bonne qualité — enfin, chez Fiat ! — et très confortable donne bien des atouts à une Panda assez souple de suspension, parfois trop, et très maniable. Sous un look plus moderne, on retrouve donc, mises au niveau des voitures d'aujourd'hui, les qualités mais aussi les petits défauts de la Panda d'origine : vitesse maximale et malle arrière limitées.
Finalement, Renault a rendu un fier service à Fiat en empêchant la Panda de se nommer Gingo !
Parmi les points forts : une voiture homogène et pratique, le prix, la consommation, la maniabilité, une boîte maniable et douce, l'équipement et le confort de suspension. Côté points faibles : le roulis en virage, un coffre étriqué, la vitesse sur autoroute et des commandes de vitres électriques avant positionnées sur la console centrale.
Traction, 5 portes, 4 ou 5 places. Longueur 4,358 m, largeur 1,589 m, hauteur 1,578 m (avec barres de toit). Coffre de 206 à 775 litres, réservoir de 35 litres. Moteurs essence Fire : 1.1 (1 108 cm3, 54 ch), 1.2 (1 242 cm3, 60 ch). À venir courant 2004, turbodiesel 1.3 16V Multijet common rail de 1 248 cm3, 70 ch. Boîtes de vitesses mécaniques à 5 rapports ou boîte robotisée Dualogic à commande séquentielle. Consommations normalisées urbain/extra-urbain/mixte (l/100 km) : 7,2/4,8/5,7 pour le 1.1 ; 7,1/4,8/5,6 pour le 1.2 (6,8/4,6/5,4 avec Dualogic) ; 5,4/3,7/4,3 pour le diesel.
Parmi les rivales de la Fiat Panda, la Daewoo Matiz (à partir de 8 000 €), plus courte de 5 cm, n'est pas aussi habitable que la Panda. Elle ne dispose que d'un 995 cm3, mais celui-ci offre 64 ch, soit 4 de plus que le 1.2 de Fiat, pour un joli bruit. Vraiment pas chère et vive, la Coréenne s'avère moins pratique que l'Italienne, mais surtout en retrait côté qualités routières et agrément de conduite. Autre rivale, la Ford Ka (à partir de 8 000 €), stricte 3 portes construite sur la base de la vieille Fiesta : la première Ka de la gamme dispose déjà d'un 1.3 de 70 ch. Elle surclasse la Panda en performance pure, vitesse de pointe et vivacité, mais consomme plus et n'offre pas sa polyvalence d'usage. Elle est de surcroît bien plus bruyante et chère, mais plus originale et « classe ».