Essai et avis Fiat Panda 100 HP
En maintenant son poids sous la tonne (975 kg) et en poussant son 1.4 à 100 ch, la Fiat Panda 100 HP coche la case de la vraie sportive. Un bouton Sport durcit même la direction électrique pour dompter ses gros pneus à taille ultra-basse.
Depuis toujours, on estime qu'une voiture annonçant 10 kilos par cheval est une vraie sportive. En maintenant le poids de sa Panda Sport sous la tonne (975 kilos) et en boostant le moteur 1.4 double ACT à 100 ch (+5 ch), Fiat remplit cette condition essentielle. Cette petite Panda mérite aussi son qualificatif de Sport pour tout le reste, fort bien fait : d'abord une ligne ad hoc, avec spoilers spécifiques, grosses roues alliage de 15 pouces, pneus à taille ultra-basse, petit spoiler à l'arrière, antibrouillards et chrome ; la touche sportive est indéniable.
L'intérieur suit, en offrant deux sièges baquets enveloppants, du cuir sur le volant et le levier de vitesses, plus l'innovant bouton « Sport » qui durcit la direction assistée électrique : un équipement bienvenu, car maîtriser les gros pneus Goodyear F1 de 195/45 sur mauvaise route devient vite fatigant si l'on reste en direction normale. Très durs, les amortisseurs incitent à la prudence lors du franchissement des ralentisseurs, mais remplissent bien leur office sur route ; efficacité et faible roulis ne font cependant pas oublier l'inconfort de la Panda 100 HP. Voilà sa faiblesse majeure, que les grosses sportives évitent grâce à leur poids élevé, synonyme de plus de confort et de silence.
À bas régime, le bruit du 1.4 100 ch reste discret, mais une fois dans les tours, il devient à la fois hyper sympathique et très (trop) envahissant. C'est dommage, car l'excellente boîte 6 autorise des parcours autoroutiers à bonne moyenne et consommation limitée. Reste que la 100 HP se régale sur les petites routes : on tombe vite sous le charme de cette « voiture plaisir », vive (9,5 secondes au 0-100 !), sympa, freinant superbement bien, équilibrée, saine, moins pointue et plus rapide (185 km/h) que son ancêtre, la 112 Abarth. Bien mieux équipée, avec climatisation manuelle et ESP de série, pour moins de 13 000 €, voilà un ratio prix-prestations-plaisir imbattable, toutes sportives confondues.
Parmi les points forts : une voiture ludique, les performances, la boîte de vitesses à 6 rapports, le freinage, le look et le prix. Côté points faibles : le niveau sonore à hauts régimes, un confort spartiate, un moteur creux sous 4 500 tours, des 5e et 6e rapports trop proches et trop longs, et un volant non réglable en profondeur.
Traction, 5 portes, 5 places. Longueur 3,578 m, largeur 1,606 m, hauteur 1,522 m (1,560 m avec barres de toit). Coffre de 206 à 775 litres, réservoir de 35 litres. Moteur essence de 1 368 cm3, 2 ACT, 16 soupapes, 100 ch à 6 000 tr/min, couple de 13,4 mkg à 4 250 tr/min. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Consommations normalisées extra-urbain/urbain/mixte : 8,7/5,3/6,5 l aux 100 km, CO2 : 154 g/km.
Parmi les rivales de la Fiat Panda 100 HP, la Ford SportKa (à partir de 12 740 €), créée en 2003, commence à dater : loin de disposer de l'équipement et de la climatisation de la 100 HP, son 1.6 de 95 ch est un peu moins paresseux à bas régime que le 1.4 Fiat, mais devient moins brillant au-dessus. Avec seulement 5 rapports et un freinage bien moins performant, la Ford ne fait plus le poids. Autre rivale, la Citroën C2 VTR (à partir de 12 740 €), bien plus chère, est la version « dégonflée » à 110 ch du moteur 1.6 16V 125 ch de la C2 VTS. Elle gagne au passage une boîte séquentielle « à palettes » Sensodrive 5 rapports, en net progrès. Cette C2 VTR est donc paradoxale : plus puissante et plus rapide (195 km/h) que la Panda 100 HP, elle est aussi moins vive (11,7 secondes au 0-100).