Essai et avis Fiat 500C
Plus découvrable que réellement cabriolet, la Fiat 500C conserve ses montants latéraux et ouvre son toit souple en toile en seulement 25 secondes, même en roulant jusqu'à 60 km/h, pour préserver les passagers du bruit à vitesse modérée.
Question préalable pour les aficionados de la conduite en ville : hormis la Mini, quelle voiture peut se targuer d'un tel capital sympathie ? La Cinquecento, bonne réponse. En offrant une nouvelle déclinaison de son icône, avec cette craquante variante à ciel ouvert, Fiat va faire un malheur dans les cœurs féminins.
Plus découvrable que réellement décapotable (la nuance est de poids), le mythique pot de yaourt italien s'est appuyé sur sa version originelle des années soixante en conservant ses montants latéraux, sur lesquels coulisse un toit souple en toile. Voilà une idée qui est bonne. Ce système électrique a l'avantage d'être simple (l'opération se fait en 25 secondes, tout en roulant jusqu'à 60 km/h) et beaucoup moins onéreux que les concepts habituels. Cette formule, avec une position intermédiaire façon toit ouvrant, a aussi l'avantage de mieux préserver les passagers du bruit et du vent. En revanche, la visibilité arrière se retrouve assez compromise (toutes les 500C sont dotées d'un radar de recul) lorsque le store est replié sur le haut de la malle.
Ce dispositif permet également au véhicule de conserver son habitabilité aux places arrière ainsi que son volume de coffre, alors que la rigidité du châssis ne s'en trouve pas affectée, grâce à un train arrière revu avec une nouvelle barre antiroulis et des réglages plus souples des ressorts et des amortisseurs. Du coup, notre 500 y gagne en confort, notamment sur mauvais revêtement.
Avec sa frimousse ludique, son prix de base assez abordable et ses motorisations bien adaptées, la citadine la plus chic et branchée du moment est prête à faire renaître une époque bénie, celle du romantisme à l'italienne.
Parmi les points forts : un style ludique, un bon comportement routier, la facilité de manœuvre du toit et des remous d'air contenus. Côté points faibles : un prix élevé, une visibilité arrière réduite en position basse, des bruits aérodynamiques et un ordinateur de bord peu lisible.
Parmi les rivales de la Fiat 500, la Citroën C3 Pluriel (à partir de 17 750 €), décriée à sa sortie pour des finitions en dessous des normes actuelles, a depuis corrigé ses défauts de jeunesse. En utilisation quotidienne, elle se démarque nettement de la concurrence lors des passages à la pompe. Si la capote s'ouvre électriquement selon plusieurs degrés, déposer les deux arches demande toujours un peu d'expérience et de la place pour les ranger : on dispose ainsi d'un roadster silencieux avec le moteur HDi 70 ch, à l'aise en ville comme à la campagne. Autre rivale, la Mini cabriolet (à partir de 17 750 €), fidèle dans sa livrée Cabrio à un toit en toile : avec une ligne sportive, deux places et un poids contenu, elle privilégie l'allure et le dynamisme aux aspects pratiques. L'introduction de ses nouveaux moteurs va de pair avec des mesures d'économie d'énergie, dont un dispositif d'arrêt/démarrage automatique. Le dynamisme du comportement routier reste le point fort de ce roadster, qui séduit toujours par son style et ses dimensions compactes.