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Essais

Essai et avis Opel Zafira Restylage 2005

Face à une concurrence de plus en plus pressante, l'Opel Zafira se contente d'un restylage discret, à peine visible sur la calandre. L'essentiel du travail porte sur les moteurs, avec un 1,6 litre revu à 115 ch et plus sobre.

Évolution limitée pour l’Opel Zafira

En 1999, il a révolutionné l'offre des monospaces compacts en offrant sept places de série grâce à deux sièges escamotables dans le plancher arrière. En 2005, il a grandi en conservant les mêmes atouts.

Aujourd'hui, le Zafira peine face à une concurrence aiguillonnée par l'arrivée du Citroën C4 Picasso, et au sein de laquelle les Volkswagen Touran et Ford Focus continuent à tirer leur épingle du jeu. Ce n'est cependant pas son restylage, à peine visible au niveau de la calandre, du bouclier avant et des bas de caisse, qui va lui redonner un coup de projecteur. Le Zafira stagne, y compris à l'intérieur, où les seules modifications apportées touchent l'habillage et l'aménagement de la façade centrale.

En fait, Opel ne s'est vraiment penché que sur les moteurs. En essence, le 1,6 l a vu sa puissance passer de 105 à 115 ch et sa consommation baisser de 7,3 à 7,1 l/100 km. Le 1,8 l développe toujours 140 ch, mais consomme moins également (7,4 l au lieu de 7,8 l). Quant aux 2,2 l et 2 l turbo, ils disparaissent du catalogue en France.

La gamme diesel s'enrichit en revanche avec l'introduction du nouveau 1,7 l CDTi de 125 ch. S'il ne fait pas gagner grand-chose en performances par rapport au 1,9 l de 120 ch, appelé à disparaître, il contribue à faire chuter la consommation d'un demi-litre en ville, pour une consommation mixte ramenée à 5,7 l au lieu de 6 l. Plus tard, ce moteur 1,7 l CDTi sera décliné en version de 110 ch pour remplacer le 1,9 l de 100 ch.

Sur la route, le Zafira, sûr et équilibré, reste le sérieux véhicule familial qu'il a toujours été. Mais les sièges manquent de confort, la commande de vitesses est un peu ferme et la direction pourrait être plus douce en manœuvre. Et puis, sa modularité avec banquette coulissante d'un seul tenant est maintenant dépassée. La gamme du Zafira n'en reste pas moins digne d'intérêt, avec cinq niveaux de finition et des prix comparables à ceux de ses rivaux, malgré une augmentation moyenne de 250 € selon les versions.

Parmi les points forts, on retient des consommations en baisse, le comportement, la finition, les équipements, les sept places et le volume du coffre. Les points faibles concernent une modularité inchangée, la fermeté des sièges, une planche de bord massive, une direction un peu lourde en manœuvre, la visibilité trois quarts avant et les rangements.

Côté fiche technique : traction, monospace compact, 5 portes, 7 places. Longueur : 4,46 m. Largeur : 1,80 m. Hauteur : 1,64 m. Coffre : 140 l en 7 places, 645 l en 5 places, 1820 l en 2 places. Réservoir : 58 l. Moteurs essence : 1.6 l (115 ch, 7 CV), 1.8 l (140 ch, 9 CV). Moteurs diesel : 1.9 CDTi (100 ch, 6 CV, ou 120 ch, 7 CV, ou 150 ch, 9 CV), 1.7 l CDTi (125 ch, 7 CV). Boîte de vitesses manuelle à 5 ou 6 rapports (CDTi) ou automatique à 6 rapports (sur CDTi 120 et 150 ch).

Face à lui, le Citroën C4 Grand Picasso (à partir de 21 750 €), très réussi en look comme en prestations, plaît beaucoup : plus long de 13 cm, il est moins maniable, mais très vaste et très lumineux. Ses trois sièges arrière individuels et coulissants se replient à plat en un clin d'œil. Moteurs HDi FAP de 110 ch (5,9 l) et 138 ch (6,1 l) avec boîte robotisée. Le Renault Grand Scénic 7 places (à partir de 21 750 €), né en 2003 et restylé en 2006, mériterait comme le Zafira un changement plus radical ; sa modularité s'appuie toujours sur des sièges arrière individuels amovibles. Il est confortable et reçoit des diesels dCi 1.5 l, 1.9 l et 2 l (avec FAP pour 500 € de plus) de 105, 130 ou 150 ch, à partir de 5,2 l/100 km.

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