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Essais

Essai et avis Dacia Duster Deuxième génération

La deuxième génération du Dacia Duster muscle son isolation phonique, avec vitres avant épaissies et isolants renforcés, pour un confort amélioré sur longs trajets. Un gain qui se paie d'un peu de rusticité, sans trahir son rapport qualité-prix.

Essai Dacia Duster 2

Ce changement marqué est dû à de réelles évolutions qui font de ce SUV un véhicule au rapport qualité-prix quasi imbattable.

Souvenons-nous de la précédente version : au moment de sa sortie, le Duster avait déjà marqué les esprits. Mais cette fois, les ingénieurs ont travaillé encore plus fort pour présenter un véhicule aux coûts contenus, offrant néanmoins ce que l'automobiliste est aujourd'hui en droit d'attendre.

Le premier progrès est celui de l'isolation phonique : épaisseur des vitres plus importante à l'avant, ajout substantiel d'isolants un peu partout, le résultat est bien là. Alors que la première version se montrait fatigante et faisait mal à la tête sur les longs parcours, ce n'est plus le cas. Qu'il s'agisse de la version essence ou de la version diesel, les progrès réalisés sont impressionnants. Si le nouveau Duster perd en rusticité, il y gagne en confort.

Pourtant, les concepteurs ont tout fait pour conserver l'ADN du véhicule. À l'avant, le style général est préservé, même si on observe une sorte d'élargissement visuel de la calandre. En matière de carrosserie, le plus gros changement se voit à l'arrière, avec l'adoption de nouveaux feux qui ne sont pas sans rappeler ceux de la Jeep Renegade.

Les barres de toit ont également été allégées et se retrouvent dans le prolongement d'un pare-brise plus incliné. Tout cela apporte une touche qualitative indéniable, tout comme l'adoption de roues de 17 pouces ou des « skis » élargis à l'avant et à l'arrière, qui préservent le côté baroudeur en donnant une touche de robustesse.

Mais l'aspect qualitatif du Dacia Duster 2 se ressent surtout quand on s'installe à bord. La nouvelle planche de bord plonge directement dans l'univers SUV. La légère orientation de l'écran central MediaNav vers le conducteur, tout comme les commandes de climatisation particulièrement ergonomiques et simples d'utilisation, complètent cet environnement. À noter que le siège conducteur, équipé d'un accoudoir, dispose également d'un réglage lombaire et d'un réglage en hauteur.

Bref, le Duster 2 fait d'énormes progrès, au point de gommer certaines réticences.

Conduite

Sur la route, une bonne surprise nous attend. La version essence TCe 125 avec la boîte mécanique à 6 vitesses offre une souplesse et un agrément de conduite de haut niveau, avec une consommation qui reste contenue. Sur un parcours routier d'un peu plus de 150 kilomètres, nous avons effectué une moyenne de 6,5 litres.

Parmi les points forts, on retient le silence de fonctionnement, la motorisation essence, le rapport qualité-prix et un niveau d'équipement en forte hausse. Côté points faibles, la ceinture de sécurité non réglable en hauteur et le marchepied non protégé des salissures.

Transmission 4x2, boîte de vitesses à 6 rapports, 0 à 100 km/h en 10,4 s, vitesse maximale de 177 km/h. Consommation mixte usine de 6,2 l/100 km pour 138 g/km de CO2. Longueur 4,34 m, largeur 2,05 m, hauteur 1,69 m, empattement 2,68 m, coffre de 445 à 1 478 litres, réservoir de 50 litres, poids de 1 200 kg. Moteur 4 cylindres de 1 197 cm3, développant 125 ch et un couple de 205 Nm à 2 300 tr/min. Côté tarifs essence : SCe 115 (BVM) 4x2 à 11 990 €, TCe 125 (BVM6) 4x2 Essentiel à 15 550 €, TCe 125 (BVM6) 4x4 Essentiel à 17 550 €, TCe 125 (BVM6) 4x2 Prestige à 17 750 € (modèle essayé). Côté diesel : dCi 90 (BVM6) 4x2 à 14 000 €, dCi 110 Essentiel (BVM6) 4x2 à 16 450 €, dCi 110 Essentiel (BVM6) 4x4 à 18 450 €, dCi 110 Prestige (BVA6-EDC) 4x2 à 19 950 €, dCi 110 Prestige (BVM6) 4x4 à 20 650 €. Malus 2018 : 860 €.

Parmi les rivales du Dacia Duster, le Ford EcoSport (à partir de 18 900 €) adopte pour la première fois la technologie de transmission intégrale Intelligent AWD, pour une meilleure motricité sur route comme sur terrain accidenté ; il inaugure aussi le moteur diesel Ford EcoBlue 1.5 de 125 ch et se décline en version sportive ST-Line. Autre rival, le Jeep Compass (à partir de 24 950 €) en version deux roues motrices et motorisation essence de 140 ch : ses sept ouïes verticales sont une véritable signature de la marque. Long de 4,4 m, il reste d'un gabarit raisonnable et se positionne dans la gamme Jeep comme un excellent complément au Renegade, dont le succès commercial porte actuellement les ventes de la marque.

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