Essai et avis Dacia Sandero Lancement
Véritable Logan raccourcie de 23 cm et dotée d'un hayon, la Dacia Sandero sacrifie du volume de coffre mais gagne en style et en agilité urbaine. La qualité des matériaux et de l'assemblage a nettement progressé par rapport à la berline.
Cette Dacia Sandero, Renault aurait dû la baptiser Logan Sandero. On aurait alors mieux compris ce qu'elle est vraiment : une Logan sans coffre, plus courte de 23 cm (4,02 m), avec hayon. Exit l'énorme « sac à dos » de 510 litres de la berline : la Sandero n'en offre que 390, mais avec une grande ouverture et 1 200 litres (sans plancher plat) une fois la banquette arrière rabattue. Voilà une différence d'autant plus utile qu'elle rend la Sandero agréable en ville et surtout plus jolie, même si la Logan va bientôt être restylée, avec un avant calqué sur sa cadette et un arrière moins mastoc.
Pour le reste, on retrouve une nouvelle fois une vaste Logan, débarrassée de ses petits défauts gommés après trois ans de fabrication et, sans doute, avec 4 étoiles Euro NCAP au lieu de 3 (crash test en juillet). La qualité des tissus, des matériaux et de l'assemblage a bien progressé : le niveau de la Sandero devient comparable à celui de ses rivales « normales ». Elle récupère aussi un volant réglable et six airbags, sauf que ce niveau de prestations relevé s'accompagne d'un coup de pouce au tarif : +410 € à niveau égal (Laureate 1.4). Au volant des versions essence 1.6 87 ch et 1.4 75 ch, on est étonné par la douceur de la commande de boîte, le peu de roulis et les hauts niveaux de confort, de silence et de freinage, comparables à la Clio 2 qui sert de base roulante à la Sandero. Autre source d'économie : des moteurs privés des dispositifs modernes qui font baisser le CO2, d'où des moyennes assez élevées, 7 et 7,2 litres, avec un malus de 200 et 750 €. C'est l'unique handicap de la meilleure des Dacia, qui n'est plus vraiment low cost puisque ses prix réels s'approchent des 10 000 € et ses qualités de celles des concurrentes classiques.
Pour la première fois, on peut raisonnablement se poser la question « Clio ou Sandero ? ». C'est tout à l'honneur de la Dacia.
Parmi les points forts figurent un rapport prix/qualité imbattable, une ligne agréable, l'habitabilité, un comportement sain et sans surprise, le silence et la filtration des vibrations, ainsi qu'une garde au sol rehaussée. Côté points faibles, on note le malus de 200 € (1.4) et 750 € (1.6), des détails de finition, des poignées de lève-vitres mal placées, la consommation et un manque de rangements et de vide-poches.
Traction, 5 portes, 5 places. Longueur 4,02 m, largeur 1,75 m, hauteur 1,54 m. Coffre de 390 à 1 200 litres. Réservoir de 50 litres. Moteurs essence : 1.4 MPI, 1 398 cm3, 5 CV, 75 ch ; 1.6 MPI, 1 598 cm3, 6 CV, 87 ch. Dans 6 mois : turbo diesel dCi 1.5, 1 461 cm3, 5 CV, 70 ou 85 ch. Boîtes de vitesses manuelles à 5 rapports. Consommations mixtes normalisées (en litres aux 100 km) et rejets de CO2 (en g/km) : 7,0 et 165 pour le 1.4 MPI, 7,2 et 170 pour le 1.6 MPI.
Parmi les rivales de la Dacia, la Chevrolet Aveo (à partir de 9 990 €) est un peu moins longue (3,92 m) mais plus lourde (1 062 kg) et plus puissante (84 ch) : sa version de base rivalise en prix avec la Sandero Laureate 1.6. C'est là que les qualités de la Dacia font la différence, notamment en matière d'habitabilité et grâce à sa garde au sol rehaussée qui lui permet de rouler sur mauvais chemins, là où l'Aveo reste une simple urbaine. Autre rivale, la Suzuki Splash (à partir de 9 990 €), vive et sympathique à conduire, s'approche du prix de la Sandero mais avec seulement 65 ch et une finition spartiate, quand la Laureate offre un équipement très complet. Plus habitable, plus confortable et plus séduisante, la Sandero reste toutefois « malussée » et vendue sans rabais, alors que de grosses remises font baisser les prix des voitures d'entrée de gamme.