Essai et avis Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé
Sans étoile proéminente mais avec tout le reste d'une Mercedes, le Coupé Sport Classe C assume un côté jeune et dynamique inhabituel pour la marque. Son hayon pratique et sa banquette rabattable en plancher plat n'enlèvent rien à son élégance racée.
D'abord, c'est une Mercedes, et cela se voit. À sa face avant bien sûr, étroitement dérivée de celle de la berline Classe C, mais dépourvue de l'étoile proéminente, comme tous les coupés et cabriolets de la marque. Cela se voit aussi à sa présentation impeccable et à sa ligne racée. Mais ce Coupé Sport a quelque chose en plus : un côté jeune et dynamique très séduisant. Cela ne veut pas dire que cette Mercedes va complètement renouveler la clientèle habituelle de la marque — d'ailleurs, ses prix restent compris dans une fourchette haute, de 160 000 à 211 000 F — mais elle va contribuer à développer une image plus sportive et moins guindée.
Le Coupé Sport est en effet un élégant coupé doté d'un hayon aussi esthétique que pratique. L'accès au coffre est donc aisé, et le montage en série d'une banquette 2/3-1/3 formant un plancher plat une fois rabattue permet d'embarquer des objets encombrants. Cela profite évidemment à la capacité totale du coffre, plutôt moyenne en configuration 4 places puisque le Coupé Sport est raccourci de 17 cm par rapport à la berline. Le confort à bord n'en est pas affecté, et la place en hauteur à l'arrière reste correcte. Au volant, on retrouve tout l'agrément de conduite des berlines de la gamme.
La voiture est saine et bénéficie de série du système de contrôle de trajectoire ; les plus sportifs s'en passeront en appuyant sur le bouton ESP du tableau de bord. Ils opteront sans doute aussi pour le Pack Sport Évolution, qui comprend notamment des pneus de 17 pouces, mais au détriment du confort. Côté moteurs, le choix se fait entre trois quatre-cylindres essence, dont deux suralimentés par compresseur, tandis que le seul turbodiesel, celui de la C 220 CDI, devrait représenter la moitié des ventes. Il est très silencieux, suffisamment puissant, sans avoir toutefois la réactivité d'un moteur essence, et s'accouple également à une boîte de vitesses à 6 rapports pour une consommation mixte de 6,2 l/100 km.
Le Coupé Sport séduit par son design réussi, l'aménagement de sa partie arrière et son agrément de conduite. Il souffre en revanche d'une offre d'options trop abondante, d'une contenance de coffre limitée et d'un confort qui se dégrade avec le Pack Sport.
Techniquement, il s'agit d'une propulsion, coupé 3 portes, 4 places, longue de 4,34 m, large de 1,72 m et haute de 1,40 m, pour un coffre de 310 litres et un réservoir de 62 litres. Les moteurs essence de 1 998 cm³ développent 129 ch ou, suralimentés par compresseur, 163 ch et 197 ch (ce dernier sur une cylindrée de 2 295 cm³) ; le turbodiesel de 2 148 cm³ délivre 143 ch. La boîte est manuelle à 6 rapports ou automatique à 5 rapports, pour des consommations moyennes allant de 6,2 l/100 km (C 220 CDI) à 10,2 l/100 km (C 230 K).
Sur ce segment, le Coupé Sport affronte notamment le coupé de la BMW Série 3, aussi long que la berline et pourvu d'un coffre de 410 litres, mais moins typé et indisponible en diesel — une Série 3 Compact, raccourcie de 28 cm, doit d'ailleurs arriver à l'été. Il croise également le magnifique coupé Peugeot 406, plus grand, au coffre de 390 litres, disponible en 2 litres essence de 138 ch, en V6 de 210 ch ou, depuis peu, avec le 2,2 l HDI à filtre à particules de la 607 (136 ch) — mais l'ESP n'y est réservé qu'au V6.