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Essais

Essai et avis Mercedes-Benz Classe A Deuxième génération

Finie l'allure de monospace haut perché : la deuxième Classe A abandonne ses origines pour devenir une vraie berline compacte, abaissée de 16,5 cm et redessinée de zéro. Mercedes entre enfin dans la danse face aux Audi A3 et BMW Série 1.

Classe A : une seconde naissance

Entre l'ancienne et la nouvelle version, on est passé de la petite citadine à la forme de monospace, haute sur pattes, à la petite berline bien assise sur la route. Rien à voir, ou plutôt tout le contraire ! Audi avait donné le ton avec son A3, BMW était présent sur le créneau avec la Série 1 ; cette fois, c'est au tour de Mercedes d'entrer dans la danse des berlines compactes. Au premier coup d'œil, on sent bien que le nouveau véhicule d'entrée de gamme de la marque joue la carte de la séduction. Il faut dire que les concepteurs ont tout repris : cette opportunité de repartir de zéro a permis aux créatifs de travailler librement.

Avec une expression sportive renforcée par un abaissement de 16,5 cm et l'adoption de plis de carrosserie aux lignes tendues, la Classe A affiche un look chic. À l'intérieur, même constat : le soin apporté aux sièges baquets, à la finition générale et à l'équipement rappelle que l'on est bien dans un véhicule premium. En matière d'équipement, la nouvelle Classe A bénéficie notamment d'un radar anticollision avec freinage d'urgence assisté adaptatif.

Côté motorisations, à signaler l'apparition, en diesel, d'un nouveau bloc de 109 ch issu du partenariat avec Renault, qui permet à la Classe A 180 CDI de descendre à 98 g de CO2 au kilomètre. Juste au-dessus, la A 200 CDI reçoit un moteur de 136 ch, tandis que la A 220 CDI de 170 ch est annoncée pour la fin de l'année. En essence, le choix s'opère entre la A 200 (156 ch) et la A 250 (211 ch). À l'exception du diesel de 109 ch, tous les modèles sont disponibles avec la boîte automatique à double embrayage 7G-DCT.

Sur route, la conduite de la nouvelle Classe A est indéniablement plus agréable que celle de la version précédente. En bref, cette Classe A bénéficie désormais d'une réelle maturité, mais surtout d'un nouveau style.

Elle séduit par son agrément de conduite, le design de la voiture et la qualité de ses finitions, ainsi que par ses équipements de sécurité active (ESP, radar anticollision...). Elle pèche par le tarif de ses options ou de ses niveaux de finition supérieurs, et par un rapport de boîte un peu trop long en sixième.

La version diesel testée ici développe un couple de 260 Nm entre 1 750 et 2 500 tr/min, associé à une boîte manuelle à 6 rapports, pour une vitesse maximale de 190 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en 11,3 s. La consommation mixte s'établit à 3,8 l/100 km pour 98 g/km de CO2. Elle mesure 4,29 m de long, 1,78 m de large et 1,44 m de haut, pour un réservoir de 45 litres, un poids de 1 395 kg et un coffre de 341 litres ; son moteur diesel 4 cylindres de 1 461 cm³ développe 109 ch.

Sur ce segment, la nouvelle Classe A affronte l'Audi A3 Sportback, déclinaison plus longue de 8 cm que l'A3 classique, au caractère à la fois sportif et proche du mini-break, proposée en essence avec le 1.4 TFSI de 90 ch et en diesel avec le 2.0 TDI de 150 ch pour une consommation annoncée de 4,2 l/100 km. Elle croise également la BMW Série 1, née en 2004 et entièrement restylée tout en conservant l'air de famille inimitable de la marque, avec un capot allongé et une ligne de toit fuyante ; sa gamme s'étend de 102 ch (114i) à 320 ch (M135i), avec entre les deux une large offre de diesels.

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