Essai et avis Citroën C1
Pour rester la citadine la moins chère du marché, la Citroën C1 sacrifie la direction assistée et le volant réglable, en option. Maniable, sobre et bien freinée, elle pâtit d'un équipement de base indigent et d'un coffre petit.
Tirer le plus possible le prix de la C1 vers le bas, c'est l'actuel credo commercial de Citroën. Prudent, Toyota n'a pas révélé ses prix, mais Peugeot facturant sa 107 de base 8 500 €, la C1 démarrera à 8 250 €. À ce prix, elle a perdu la direction assistée et le volant réglable en hauteur, encore disponibles en option mais à 250 €. Le compte est vite fait : pour « être la moins chère », Citroën ne fait aucun réel effort et ôte des équipements fort utiles.
Construites dans la même usine de Kolín, en Tchéquie, les Aygo, C1 et 107 ne peuvent être vraiment différentes. Par exemple, on reproche à la C1 l'absence de poignée de maintien passager : en installer une serait modifier « l'œuvre commune » qu'est la coque, il faudrait d'abord que les 3 constructeurs se mettent d'accord. Et s'ils ont plus de liberté pour l'équipement, ils n'en profitent guère, le tableau de bord commun, de design Toyota, les en empêchant. Bref, à part sa frimousse très Citroën et ses pneus Michelin donnant plus de vivacité au comportement, la C1 diffère peu de l'Aygo. Ses 4 étoiles aux crash-tests Euro NCAP confirment qu'on a préféré les coûteux renforts aux équipements. Était-ce le bon choix ?
Après essai, on liste les mêmes faiblesses : voiture trop exiguë, coffre riquiqui, seuil de hayon trop haut, places arrière trop petites et sans banquette ajustable, conducteur de grande taille mal installé, siège conducteur basculant (3 portes) ne revenant pas à son réglage d'origine, boîte à gants sans couvercle, moteur 3 cylindres vif mais bruyant à haut régime, vitre entrebâillante un peu mesquine sur la porte arrière, etc. Ce second essai confirme l'appétit d'oiseau et la vocation exclusivement urbaine de la C1, son statut de voiture bien faite mais réduite à un minimum automobile.
Mais si vous trouvez cette C1 de 3,43 m trop petite et dépouillée, à juste titre Citroën rétorque qu'il fabrique aussi des C2 de 3,66 m et des C3 de 3,85 m, bien plus vastes, équipées et polyvalentes. À vous de choisir.
Notre avis sur la Citroën C1
Points forts
- Le prix
- Un style sympathique
- La maniabilité
- Une habitabilité pour 4 personnes
- Le comportement et le freinage
- Un moteur essence 68 ch sobre et brillant
- Ainsi qu'une vraie roue de secours
Points faibles
- Un équipement de base indigent
- Un coffre trop petit
- Un seuil de coffre trop haut
- Une banquette arrière fixe
- Le bruit du moteur à haut régime
- Vitres arrière fixes (3 portes) ou entrebâillantes (5 portes)
Cette Citroën C1, berline 3 ou 5 portes et 4 places, mesure 3,43 m de long, 1,61 m de large et 1,46 m de haut. Le coffre offre 139 litres en 5 portes ou 130 litres en 3 portes, pour un réservoir de 35 litres. Le moteur essence 3 cylindres 1.0i de 998 cm³ développe 68 ch, associé à une boîte manuelle ou robotisée SensoDrive à 5 rapports. Un diesel HDi 1.4 de 1 398 cm³ et 54 ch sera proposé en septembre. Les consommations normalisées s'établissent à 4,1 l/100 km en cycle urbain, 5,5 l/100 km en cycle extra-urbain et 4,6 l/100 km en cycle mixte.
Sur ce segment, la Citroën C1 affronte la Toyota Aygo (à partir de 8 700 €), première à présenter la voiture commune et dont les prix n'étaient pas encore précisés, probablement un peu plus élevés que les Françaises mais avec une garantie pièces et main d'œuvre de 3 ans au lieu de 2, ainsi que la Volkswagen Fox (à partir de 8 700 €), brésilienne au style plaisant et sage, à mi-chemin des C1 et Logan en prix comme en taille, avec ses 3,83 m, 5 places et un coffre honorable, des moteurs de 55, 75 et 70 ch diesel, et un équipement très complet digne d'une classe supérieure, offrant le meilleur rapport prix-prestations du segment.