Essai et avis Chrysler Sebring Retour en Europe
De retour en Europe, la Chrysler Sebring joue la carte du confort à l'américaine, d'un équipement complet et d'un prix attractif pour cette berline de 4,85 m. Mais son diesel VW est bruyant et sa tenue de route peine face aux rivales européennes.
Au moment où s'engage le divorce Daimler Benz-Chrysler, le groupe américain effectue un retour en force en Europe. Autrefois, tout était simple avec des berlines Chrysler et des 4x4 Jeep. Cette fois, la 3e marque, Dodge, complique le jeu.
En avril arrive donc la nouvelle Chrysler Sebring, en juin le 4x4 Dodge Nitro et, en octobre, la Dodge Avenger, en fait une Sebring customisée à la sauce US. Pour résumer, Chrysler c'est le design et le raffinement, Dodge un état d'esprit décalé et des prix canons, leur point commun étant des diesels sobres et performants pour plaire à l'Europe. La Sebring, berline de 4,85 m concurrente des Passat, Mondeo, Vectra et 407, récupère le diesel VW 2 litres de 140 ch et sa boîte 6. Ce serait parfait si ce moteur n'était pas aussi bruyant, et la Sebring, bien lourde, peine face à des rivales mieux conçues.
Conduite
Sur la route, sa base Lancer de Mitsubishi a aussi bien vieilli ; la Sebring ne brille ni par ses performances, ni par ses qualités routières, ni par son confort, corrects sans plus. On lui reconnaîtra, en revanche, une excellente habitabilité, une vaste malle, de larges sièges et un intérieur pratique bien dessiné, même si les matériaux ne sont pas au goût européen.
Il lui reste son style pour convaincre, mais, là encore, le design américain ne semble plus vraiment dans le coup. Au demeurant sobre, super bien équipée, sécurité, sono, et pratique, dotée d'astuces sympathiques comme le porte-gobelet chauffant ou réfrigéré, ou des tissus intachables, la Sebring fait tout ce qu'elle peut pour plaire, mais le courant a du mal à passer. Ceux qui n'aiment pas rouler dans « la voiture de tout le monde » apprécieront la Sebring, d'autant mieux qu'elle est vendue, en deux niveaux de finition, à des prix vraiment intéressants, les plus bas du marché. Une Sebring américaine moins chère que des coréennes de même classe, c'est le monde à l'envers !
Notre avis sur la Chrysler Sebring
Points forts
- Une voiture originale
- Le prix
- Un confort à l'américaine
- Un équipement de base très complet
- L'espace intérieur
- Le coffre
- La sobriété
Points faibles
- Un moteur diesel trop bruyant
- La qualité des matériaux et de la finition
- Une tenue de route pas adaptée à l'Europe
- L'absence de transmission automatique
- Une option navigation trop chère
Cette Chrysler Sebring, berline à traction, propose 4 portes et 5 places pour une longueur de 4,85 m, une largeur de 1,84 m et une hauteur de 1,49 m. Le coffre offre 441 litres et le réservoir 64 litres. Le moteur diesel 4 cylindres turbo 16 soupapes de 1 968 cm³ développe 140 ch, et le moteur essence 4 cylindres 16 soupapes à double VVT de 1 998 cm³ développe 156 ch, associés à une boîte manuelle à 5 rapports (essence) ou 6 rapports (diesel). Les consommations normalisées s'établissent à 10,7 l/100 km en cycle urbain, 6,1 l/100 km en cycle extra-urbain et 7,8 l/100 km en cycle mixte pour 185 g/km de CO2 en essence, contre 8,2, 5,1 et 6,2 l/100 km pour 170 g/km en turbodiesel CRD.
Sur ce segment, la Chrysler Sebring affronte la Hyundai Azera 2.2 CRDi 155 (à partir de 39 170 €), plutôt rivale de la Sonata, s'inscrivant dans la même philosophie de roulage calme et de confort doux, mais avec 155 ch, un filtre à particules et un équipement pléthorique, la vaste Coréenne prenant la place des grosses américaines d'antan, ainsi que la Chevrolet Epica 2.0 VCDi (à partir de 39 170 €), américaine entièrement construite en Corée par Daewoo, désormais équipée d'un nouveau diesel 4 cylindres de 150 ch avec filtre à particules, également monté sur le SUV Captiva, proposée à 22 700 € en version de base et 25 300 € en version luxe, juste sur le créneau de la Sebring.